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PT - 16/03/2017 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : PETITION pour la fin de la dynastie du clan EYADEMA-GNASSINGBE


PETITION Pour la fin de la dynastie du clan EYADEMA-GNASSINGBE et la démission inconditionnelle et immédiate de son actuel représentant au pouvoir Faure Essozimna Kodjo

— Considérant que, le 13 janvier 1963, par une intrusion fracassante dans la vie du peuple togolais, Etienne EYADEMA, assassinait Sylvanus Epiphanio Elpidio Kwami OLYMPIO, le père de l’indépendance togolaise et président démocratiquement élu du Togo aux élections générales du 9 avril 1961, lors du premier coup d’Etat sanglant de l’Afrique indépendante ;

— Considérant que, le 13 janvier 1967, par le deuxième coup d’Etat d’une junte militaire dirigée par Etienne EYADEMA, à l’époque Lieutenant-colonel de l’armée togolaise, le gouvernement de Nicolas GRUNITZKY, mis en place à l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO, 4 ans jour pour jour auparavant, était déposé et que, pendant 12 ans, le Togo allait connaître un régime illégal et illégitime d’exception par lequel il était gouverné par ordonnances et décrets ;

— Considérant que, le 14 avril 1967, Etienne EYADEMA, prenait en main tous les rênes du pouvoir politique au Togo et a tout mis en œuvre, depuis lors, pour assurer fermement sa préservation au profit de son clan familial à travers d’autres coups d’Etat militaires, constitutionnels et électoraux qui n’ont cessé de porter atteinte à l’expression de la souveraineté du peuple togolais ;

— Considérant que, le 30 août 1969, Etienne EYADEMA mettait en place un régime monolithique de parti unique-parti Etat auquel l’adhésion était forcée pour tous les citoyens togolais depuis leur naissance, en proclamant : « Vous y adhérerez de gré ou de force ! » ;

— Considérant que, pendant 22 ans, et systématiquement depuis lors, ce clan familial fait régner au Togo un régime de dictature avec son lot d’arbitraire, d’assassinats politiques, de torture, de violations massives des droits de l’Homme, de proscription des libertés publiques (d’opinion, de presse et de parole, droit d’organisation, de grève et de manifestation, etc.), une faramineuse corruption ;

— Considérant que le clan EYADEMA-GNASSINGBE bouclera un règne de 50 ans au pouvoir, le 13 avril 2017 et entamera sa 51e année le lendemain 14 avril, ce qui en fera la plus longue dictature familiale dans le monde après celle de la Corée du Nord. Dans toute l’Afrique, cette dictature reste désormais la plus vieille à se montrer rebelle à toute évolution démocratique notamment dans sa sous-région occidentale. Là, après la chute de Yaya DJAMEH de Gambie, on voit le même clan familial se maintenir au pouvoir depuis un demi-siècle alors que des changements de chefs d’Etat sont intervenus partout ces 27 dernières années : 5 fois au Bénin, 3 fois au Burkina Faso, 5 fois en Côte d’Ivoire, 3 fois en Gambie, 5 fois au Ghana, 4 fois en Guinée, 9 fois en Guinée-Bissau, 3 fois au Libéria, 5 fois au Mali, 8 fois au Niger, 6 fois au Nigéria, 3 fois au Sénégal et 3 fois en Sierra-Leone.

— Considérant que, depuis l’historique soulèvement populaire du 5 octobre 1990, il y a de cela bientôt 27 ans, le peuple togolais n’a jamais cessé d’exprimer sa volonté que soit mis fin au règne du clan EYADEMA-GNASSINGBE du fait de sa gestion du pays par la dictature et la gabegie. Cette aspiration dominante n’a cessé d’être étouffée par une répression sanglante faite de crimes de masse parmi lesquels on compte notamment : les massacres de la Lagune de Bè les 10-11 avril 1991 ; les massacres de Bodjé-Médjé le 27 avril 1991 ; les massacres lors de la première grève générale illimitée exigeant la démission d’EYADEMA en juin 1991 ; les massacres de Barkoissi (Préfecture de l’Oti) les 28, 29 octobre 1991 ; Guerin-Kouka (Préfecture de Dankpen) les 7, 8, 9 novembre 1991 ; les massacres de civils et militaires lors putsch contre les institutions de la transition du 28 novembre 1991 au 3 décembre 1991 ; les massacres de Sotouboua le 30 mai 1992 ; les massacres de Fréau Jardin à Lomé le 25 janvier 1993 ; les massacres des populations civiles par des militaires au Quartier Bè, à Lomé les 30 et 31 janvier 1993 ; les massacres de soldats considérés comme « démocrates » lors de l’épuration ethnique de l’armée togolaise, à Lomé, dans la nuit du 24 au 25 mars 1993 ; les massacres à Agbandi, les 25, 26, 27 août 1993, et dans tout le pays à l’occasion de l’élection présidentielle du 25 août 1993 ; les massacres lors de l’annonce d’une « attaque » d’assaillants sur Lomé du 5 au 8 janvier 1994 ; les massacres de centaines de civils non armés et de soldats sommairement exécutés dont les corps ont été rejetés sur les côtes togolaises, avant, pendant et après l’élection présidentielle du 21 juin 1998, selon Amnesty International ; les massacres lors de la marche de soutien à Eyadéma au Palais présidentiel de Lomé II le 20 novembre 2004 ; les massacre de 400 à 500 citoyens innocents, selon la Mission de vérification des faits de l’ONU, plus de 1 000 selon la LTDH, avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril pour porter au pouvoir à Faure EYADEMA-GNASSINGBE au décès de son père de février à mai 2005 ;

— Considérant que, depuis 50 ans, le peuple togolais n’a cessé de vivre dans une continuelle dégradation de ses conditions d’existence avec le règne de la misère, de la famine, du chômage, de la ruine de nos écoles et de notre système de santé ;

— Considérant que, depuis 50 ans, le peuple togolais n’a cessé d’être divisé par le fléau du tribalisme qui menace la cohésion nationale, donnant lieu à des pratiques discriminatoires en usage dans l’administration où l’écrasante majorité des postes au niveau du gouvernement et de ses cabinets ministériels, des sociétés d’Etat, de tous les services publics et administratifs sont sous l’enseigne du règne du favoritisme ethnique ou régionaliste au profit des membres de l’ethnie du clan familial au pouvoir ;

— Considérant que ce clan familial s’est accaparé, dans la plus totale opacité, avec ses proches, des maigres ressources et richesses nationales (phosphate, clinker, fer, or diamant, etc.) dont l’exploitation et la commercialisation, pour la plupart, ne sont pas déclarées à la comptabilité nationale parce qu’elle nourrit le pillage qu’il en a concédé aux puissances étrangères qui le soutiennent et dont il a renforcé le contrôle sur notre économie. D’où une continuelle dégradation, sous l’effet d’une systématique gabegie, d’une endémique corruption qui assure le transfert des biens publics essentiellement dans les mains du clan ethnico-régionaliste et familial contrôlant l’appareil d’Etat. Avec de retentissants crimes économiques qui ont mis en faillite notre pays depuis plus de trois décennies, sous l’effet d’un endettement faramineux qui a aliéné sa souveraineté, le plaçant désormais sous le contrôle absolu d’institutions financières internationales rapaces à travers des privatisations tous azimuts, le développement de l’ultralibérale zone franche, etc. ;

— Considérant que la corruption, endémique, est devenue une gangrène rongeant, corps et biens, l’Etat et la société togolaise, depuis les sommets de l’Etat où elle sévit et trouve un terrain particulièrement favorable à son développement à travers le trafic de drogues et autres produits stupéfiants qui, systématisé depuis et érigé en industrie, range aujourd’hui le Togo parmi les « Narco-États-voyous » d’Afrique et du monde entier. Et qu’il est préoccupant que les forces de sécurité et de défense, la Police, la Gendarmerie, l’appareil judiciaire et toutes les élites publiques et privées sont de plus en plus impliqués dans ces crimes économiques pour lesquels ils mettent tout leur génie à perpétrer et à étouffer la dénonciation de cette gangrène. Gangrène qui mine le pays de la base au sommet de l’Etat en en faisant une plaque tournante du blanchiment d’argent sale et du transfert illicite des capitaux pour lequel il occupe le premier rang dans le monde entier ;

— Considérant que le régime de Faure Essozimna EYADEMA-GNASSINGBE étale son incapacité à régler les problèmes fondamentaux du pays comme le démontre actuellement la grève des enseignants du secteur public qui est dans l’impasse depuis 5 mois du fait de l’indifférence, du cynisme et de l’entêtement de son gouvernement à satisfaire les revendications légitimes qui en sont la cause. Alors que Faure Essozimna EYADEMA-GNASSINGBE a fait un « cadeau » de 5 milliards de F CFA à l’ancien Premier ministre français Manuel VALLS pour sa campagne électorale en France, il se refuse à faire droit aux doléances des enseignants dont la satisfaction ne coûterait même pas plus de 1 milliard de F CFA ;

— Considérant la nécessité de mettre fin à cette continuelle dégradation tant de la situation de notre pays et de ses citoyens que de la peu glorieuse image qu’il donne à l’extérieur et d’entreprendre une salutaire œuvre de reconstruction et de redressement national ;

— Considérant que seul le peuple est souverain et qu’il peut à tout moment, se prononcer en exigeant la modification complète des conditions dans lesquelles il est gouverné ;

Les citoyens togolais soussignés, exigent, instamment, de l’actuel Président de fait du Togo, M. Faure Essozimna Kodjo EYADEMA-GNASSINGBE, de se plier à la volonté du peuple en signant sa démission inconditionnelle et immédiate de ses fonctions de Président de la République togolaise.
En accédant à cette volonté populaire qui n’a jamais cessé de s’exprimer depuis toujours, Faure Essozimna Kodjo EYADEMA-GNASSINGBE entrera dans l’histoire en évitant que le sang coule à nouveau sur la Terre de nos aïeux.

Premiers signataires :

1. Claude AMEGANVI, Architecte DPLG, Secrétaire chargé de la coordination du Parti des travailleurs ;
2. Inoussa Ave MOUSSA TRAORE, Coordinateur Mouvement Mobilisons-nous (MMN)(USA) ;
3. Foligan FOLY-EHKE, psychosociologue, Lomé (Togo) ;
4. Abodoma Joachin SOLOUKOU, syndicaliste enseignant, Kpalimé (Togo) ;
5. Foly SATCHIVI, syndicaliste étudiant, Lomé (Togo) ;
6. Toukpo Kodjovi Daniel AGBESSIME, syndicaliste étudiant, Lomé (Togo) ;
7. Djimon ORE, député, Président du Front des patriotes pour la démocratie (FPD), Lomé (Togo) ;
8. Edoé WILSON-BAHUN, éducateur, Aného (Togo).

Je m’associe à la « Pétition pour la fin de la dynastie du clan EYADEMA-GNASSINGBE et la démission inconditionnelle et immédiate de son actuel représentant au pouvoir Faure Essozimna Kodjo » :


Nom, prénom Profession et/ou qualité Localité, ville Signature Soutien financier (*)
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