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INDéPENDANT EXPRESS (N° 405 DU MARDI 28 FéVRIER 2017) - 03/03/2017 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo: Interview de Claude AMEGANVI


L’Indépendant Express : M. Henri Claude Kokouvi AMEGANVI, Bonjour. D’où sortez-vous cette information selon laquelle l’ancien Premier Ministre français Manuel Valls aurait encaissé la bagatelle somme de 5 milliards de F CFA du régime togolais lors de son séjour à Lomé ? Vous ne risquez pas une plainte en diffamation si vous maintenez cette campagne ?

Claude AMEGANVI : Plainte en diffamation ? Je la souhaite vivement ! Je m’étonne d’ailleurs qu’elle n’ait pas déjà été déposée. Et je constate qu’il n’y a pas eu de démenti depuis. Quant à l’information elle-même, je dois vous rappeler comment nous l’avons fait connaître via notre « Appel au peuple togolais … en solidarité avec la grève des enseignants pour sauver l’Ecole togolaise » où nous disions ceci : « C’est ainsi que des révélations de sources proches du régime, émanant de personnalités elles-mêmes écœurées par l’incroyable cynisme de Faure GNASSINGBE à l’endroit de son propre peuple, indiquent que, lors de son voyage officiel de fin 2016 au Togo, Manuel VALLS, alors qu’il était encore Chef du gouvernement français, aurait reçu un « cadeau » de 5 milliards de F CFA pour sa campagne en France en vue de l’élection présidentielle de 2017 dans laquelle il envisageait de s’engager. (…) »

Vous êtes journaliste ; vous savez donc qu’un journaliste ne doit pas dévoiler ses sources. Il en est de même en politique. Vous n’attendez tout de même pas que je révèle la source de notre information au risque de mettre en danger la vie de nos informateurs ! D’autant plus que tout le monde sait que ce que nous avons dit est vrai.

Et si vous, vous deviez en douter, je vous renvoie à cette information qui nous a appris que la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), l’agence officielle de renseignement chargée, en France, de l’espionnage et du contre-espionnage de l’Etat, a diligenté une enquête au terme de laquelle elle confirme que M. Manuel VALLS a bien reçu les 5 milliards de F CFA de Faure GNASSINGBE. Elle précise même que c’est le sieur Pacôme Yawovi ADJROUROUVI, un Togolais d’origine béninoise, né le 14 mai 1963, maire-adjoint d’Evry (la ville dont M. VALLS était le maire) qui, ancien camarade de classe de Faure GNASSINGBE, aurait joué les entremetteurs entre ce dernier et son compère Manuel VALLS.

Vous voyez donc que d’une simple dénonciation d’impunité économique et de cynisme que nous avons voulu faire, nous avons levé, bien malgré nous, un scandale d’Etat qui touche en plein cœur la France et est certainement appelé à avoir de retentissantes suites …

Pour conclure sur ce chapitre, non seulement nous sommes serein, nous allons même poursuivre la campagne contre ce vol odieux qui révulse l’opinion nationale et internationale.

Nous allons adresser une Lettre ouverte à M. VALLS lui demandant de restituer au peuple togolais le fruit de sa rapine et, s’il s’y refuse, nous comptons constituer un collège d’avocats pour le traîner devant les tribunaux.

Par ailleurs, je profite de votre interview pour m’étonner du silence des amis togolais de M. VALLS, membres comme lui de l’Internationale socialiste : je veux parler de l’ANC et de la CDPA. 5 milliards volés au malheureux peuple togolais, c’est énorme !, mais ils se taisent ! Prétendront-ils ignorer pourquoi, à quelques semaines de la Primaire socialiste, tremplin supposé pour son accession à la présidence française, M. VALLS était venu au Togo ? Non, je ne peux les croire si naïfs. Plus grave, nous sommes bien informés que, pendant que M. VALLS narguait les Togolais en ripaillant avec Faure EYADEMA-GNASSINGBE à la présidence de la République (les images ont fait le tour du monde), une partie de sa délégation ripaillait avec des membres de la direction de l’ANC à leur siège ! Nous pensons aussi qu’ont certainement joué dans cette affaire les liens entre franc-maçons existant entre M. VALLS (qui, publiquement, ne fait pas mystère de son appartenance) et certains responsables de l’ANC. Tout le monde sait ou devrait savoir que c’est à travers cette confrérie que l’impérialisme français tient ses valets africains et les attèle à préserver ses intérêts dans des pays considérés comme ses « chasses-gardées » ; confrérie dans laquelle il lie les personnalités politiques par une sévère loi du silence qui, passant avant les intérêts des peuples, continue à garantir l’impunité aux divers criminels économiques tant français qu’africains. Mais il est temps que cela cesse car trop, c’est trop !

Et vous pensez que c’est votre campagne qui a déplumé le candidat socialiste Valls aux primaires ? Mais la presse française n’en a pas son chou gras comme on pouvait s’y attendre…

Nous n’avons pas cette prétention !

M. VALLS a d’abord et avant tout été balayé pour sa personnalité et sa politique antisociale et autoritaire. Au gouvernement, il a dressé tout le monde contre lui, y compris certains de ses ministres, les « frondeurs », qui ont préféré démissionner que d’avoir à assumer la responsabilité de sa politique.

Je me félicite toutefois que notre révélation sur les 5 milliards volés à son profit ait contribué à éclairer une face cachée du personnage : celle du corrompu. Et je tiens tout particulièrement à saluer ici tous ces militants africains et français qui se sont saisis de notre campagne pour faire battre M. VALLS à la primaire socialiste. Notamment ce courageux couple de Congolais que les médias nous ont montré, sillonnant les rames du métro parisien pour appeler à voter contre M. VALLS.

Revenons à la politique togolaise. Beaucoup vous décrivent comme un révolutionnaire, un partisan de la méthode forte contre le régime Gnassingbé. Vous êtes un va-t-en guerre, un trotskyste à la limite. Croyez-vous en votre stratégie de combat pour sauver le Togo ?

Je n’ai pas pour habitude de me cacher : Oui je suis un révolutionnaire ! Oui, je suis un trotskyste ! Oui, je le suis et je l’assume ! Et alors ? Voulons-nous une démocratie oui ou non ? Ai-je le droit d’exprimer mes opinions oui ou non ?

Cela ne veut pas dire que je sois un « va-t-en guerre » comme vous le prétendez.

Et : « trotskyste à la limite », ça veut dire quoi ? Vous gagneriez à mieux vous informer et à expliquer à vos lecteurs ce que signifient ce terme et les conceptions de ce courant politique, au lieu de chercher à les dénigrer sans fondement sinon vous ne pouvez que contribuer à renforcer l’obscurantisme. Quand vous aurez commencé à le faire, vous pourrez revenir à moi pour que, en toute démocratie, je puisse vous exposer nos conceptions et objectifs dans vos colonnes.

Ceci étant, comme révolutionnaire, trotskyste, je suis et nous sommes partisans d’aider à matérialiser la souveraineté des peuples en œuvrant à les mobiliser contre l’exploitation et l’oppression impérialistes. Que cette stratégie puisse aider à sauver le Togo, je n’en doute pas un seul instant. D’autant que les autres « stratégies » prétendues de partage du pouvoir mises inlassablement en œuvre depuis bientôt 27 ans par la soi-disant « opposition démocratique » n’ont, au contraire, fait que sauver et consolider le régime dictatorial qui sévit dans notre pays depuis 50 ans.

Partagez-vous l’opinion de ceux qui pensent que c’est le 12 juin 2012 que l’opposition togolaise a manqué l’occasion de prendre le pouvoir par la rue. Allusion faite au monde fou qui a répondu à la marche du CST, 500 mille personnes dites-vous à l’époque, qui ont voulu transformer Déckon en place Tahrir, c’est-à-dire la place de la Libération… la révolution populaire est-elle encore possible au Togo ?

Une révolution populaire n’est pas seulement possible ; elle est indispensable comme unique voie par laquelle sauver le Togo.

Toutefois, ce n’est pas à un parti ou un dirigeant révolutionnaire d’en décider. Comme nous l’enseigne l’histoire, ce sont toujours aux peuples qu’il revient, seuls, de décider du déclenchement d’une révolution, pour la victoire de laquelle l’action d’un parti révolutionnaire est indispensable.

C’est ce qu’on a vu au Burkina par deux fois en 2014 et 2015. Et c’est également ce qu’on a vu, dans l’histoire, avec la manifestation des femmes en février 1917 en Russie. La Déclaration que nous venons de sortir pour en commémorer le centenaire montre bien que cette simple manifestation, qui exprimait une élémentaire révolte des femmes contre la faim et les souffrances imposées par la Première guerre mondiale, a fait effondrer le régime du Tsar Nicolas II au bout de 5 jours. Si elle a pu ouvrir un palpitant processus qui a conduit, 8 mois après, à la victoire de la Révolution d’octobre, ce fut grâce à l’intervention du Parti bolchévique sous la perspicace direction et de leurs grands dirigeants que furent Lénine et Trotsky.

Ceci étant, si le rassemblement du 12 juin 2012 à Déckon, à l’appel du CST n’a pas pu conduire à la libération du Togo, comme vous le dites, c’est fondamentalement parce que des orientations contradictoires sur les objectifs et la direction de la lutte ont paralysé l’efficacité du CST à l’époque. Certains voulaient que s’exprime la souveraineté populaire à cette occasion ; d’autres voulaient n’en faire qu’un moyen de pression pour négocier un nouveau dialogue et une solution de partage du pouvoir avec le régime RPT/UNIR. Malheureusement, ce sont ces derniers qui l’ont emporté comme on l’a vu avec les plus catastrophiques négociations de l’histoire de l’opposition togolaise ; lesquelles ont conduit au désastre électoral des législatives de juillet 2013 et établi la lamentable configuration de l’Assemblée nationale actuelle où cette opposition est archi minoritaire. Quel paradoxe !

L’actualité politique demeure les réformes constitutionnelles et institutionnelles. En 2001, vous étiez l’animateur du Mouvement « Quelle solution pour le Togo ? » Nous sommes en 2017, de l’APG au HCRRUN, 11 années sont passées sans que le pouvoir de Lomé ait accepté de faire les réformes. M. AMEGANVI, quelle solution pour le Togo afin que les réformes aient finalement lieu ? D’abord le HCRRUN est-il crédible pour conduire les réformes ?

Pour moi, l’APG, le HCRRUN et la « lutte pour les réformes » ne sont que les mêmes instruments pour sauver le régime de Faure EYADEMA-GNASSINGBE, qui s’il le voulait, pourrait faire les réformes en un seul jour comme il a su le faire en une seule nuit en 2005 pour le porter au pouvoir à la mort de son père.

Au Parti des travailleurs, nous considérons qu’après s’être battue contre les aspirations profondes du peuple togolais pour « Donner un 3e mandat à Faure GNASSINGBE » à la présidentielle de 2015, une certaine opposition institutionnelle togolaise, par cette campagne pour les « réformes », ne cherche qu’à flouer et faire perdre du temps au peuple togolais. Prônant à tout prix la participation aux législatives de 2018, puis à la présidentielle de 2020, cette « opposition » n’a d’autre véritable dessein que de maintenir Faure au pouvoir pour permettre à son régime de continuer à violer les droits de l’homme par la répression et les assassinats, à détourner nos deniers publics, à piller nos richesses. En contrepartie, le régime garantit des miettes de sa rapine à cette « opposition démocratique » ; notamment en lui concédant quelques sièges à l’Assemblée, faisant bénéficier ses membres de missions répétitives à l’étranger grassement payées et de fonds secrets illimités comme on l’a dernièrement appris. Tout ceci transforme les « activités politiques » en un juteux fonds de commerce. C’est cynique, mais c’est la triste réalité de ce qui se passe en coulisse alors que, par devant, on sert un double langage au peuple au quotidien !

On peut ainsi mieux comprendre pourquoi cette « opposition démocratique » est incapable d’appeler le peuple à s’organiser pour dire clairement : « 50 ans, ça suffit, dehors le régime du clan EYADEMA-GNASSINGBE ! » et, s’il le faut, à paralyser le pays pour l’obtenir comme on l’a vu au Burkina, en Gambie, etc. Après, elle a beau jeu de dire : « le Togo, ce n’est pas le Burkina Faso ! ». Mais, derrière ces paroles fumeuses se cache la réalité d’une impuissance volontaire !

L’unité d’action de l’opposition gambienne, disent certains, doit inspirer celle du Togo pour aller à l’alternance et au changement tant souhaités. Mais pour le chef de file de l’opposition togolaise, Jean-Pierre FABRE, les contextes sont bien différents, dit-il. Et vous que diriez-vous ?

Unité d’action de l’opposition togolaise ? Ce n’est pas ce problème qui se pose. En fait, les différents partis de cette « opposition » sont en compétition pour mieux servir Faure EYADEMA-GNASSINGBE. C’est ce que révèle ce statut très officiel de « Chef de file de l’opposition » qui, en faisant de lui une institution du régime, est une stratégie de manipulation pour discréditer Jean-Pierre FABRE et, par sa morgue et sa suffisance, le pousser à diviser l’opposition. Je vous fais une confidence : c’est Jean-Pierre FABRE lui-même qui, lors de causeries en marge des marches de 2010 à 2013 contre le coup d’Etat électoral de 2010, nous a informé que Blaise COMPAORE, dont le cynisme est connu, lui a révélé avoir délibérément inventé ce statut pour discréditer totalement les principaux responsables de l’opposition burkinabè et qu’il y a réussi.

Si vous ne me croyez pas, interrogez-le ainsi que les autres responsables de l’« opposition » et dites-leur bien que c’est moi qui vous en ai parlé !

Comment comprendre son aveuglement à faire le gros dos avec ce ridicule statut, si on en juge par le rôle qui lui est dévolu par la loi portant statut de l’opposition qui le transforme en garçon de course de Faure pour museler et impuissanter l’opposition togolaise ? Loi qu’il avait pourtant vigoureusement dénoncée au départ avant de s’apercevoir qu’il en tirerait de substantiels avantages personnels devenant ainsi un chef de file-godillot. Quelle lamentable et déshonorante volte-face !

L’opposition togolaise semble s’unir, le groupe des six partis veut s’allier au CAP 2015 pour une unicité d’actions, le Chef de file de l’opposition n’est plus contesté, que ce soit Me Paul Dodji Apévon ou Nicolas Lawson, etc., chacun reconnaît aujourd’hui en Jean-Pierre Fabre, le chef de l’opposition. Qu’attend alors le Parti des travailleurs pour rentrer dans la danse et faire bloc comme le souhaitent les populations contre le régime togolais ?

Avec les réunions en cours entre CAP 2015 et le Groupe des 6, il ne s’agit pas d’« unité d’action » de l’opposition, mais de rencontres préparatoires à des négociations entre acteurs politiques de l’opposition et régime UNIR/RPT sur le contingent de sièges que ce dernier serait disposé à leur octroyer aux prochaines législatives de 2018.

D’abord, notez cette coïncidence frappante : ce rapprochement intervient à un an des législatives de 2018 comme, dans un contexte semblable, celui de fin 2012-2013 entre les partis politiques membres du CST et ceux de la Coalition Arc-en-ciel en vue des législatives de 2013. Ce rapprochement CST-Coalition Arc-en-ciel d’alors n’avait finalement servi qu’à préparer les négociations de Togotélécom II puis, celles organisées sous l’égide de Mgr BARRIGAH et de l’Ambassadeur des USA. A l’époque, l’« opposition » s’est fait proprement rouler dans la farine par le régime UNIR/RPT. Il faut donc en déduire que la répétition du scénario catastrophique de 2013 est en train de se préparer pour les prochaines législatives de 2018 ; avec le même aveuglement.

Maintenant, pourquoi cet aveuglement ? En réalité, il ne s’agit pas d’aveuglement, mais d’une collusion d’intérêts assez simple à comprendre. Nous avons affaire à des partis dont le programme ne différant pas idéologiquement de celui du RPT sur le fond, ont adopté comme mode de fonctionnement son clientélisme. Les militants n’étant pas appelés à cotiser pour matérialiser leur adhésion aux idéaux du parti, ces partis se tournent vers l’Etat pour être financés. Ils en viennent ainsi à décider qu’au moins le « président » ou un groupe de responsables du parti se voient garantir, à l’Assemblée Nationale, un ou quelques sièges ; la falsification du système électoral togolais arrogeant le monopole de leur répartition au régime UNIR/RPT. C’est pourquoi il y aura nécessairement à venir « dialogue », négociations et « accord » entre RPT/UNIR et « opposition démocratique », lesquels se préparent secrètement d’ores et déjà. C’est là le véritable enjeu des réunions actuelles et rien d’autre ! Vous comprendrez donc pourquoi le Parti des travailleurs ne peut en aucun cas s’associer à cette trahison des intérêts du peuple togolais.

Le quatrième mandat de Faure Gnassingbé, le sort en est jeté. Avez-vous un seul moyen d’empêcher Faure Gnassingbé d’être candidat et d’être élu en 2020 ?

Non, aujourd’hui, demain, en 2018, en 2020, le sort du maintien de Faure EYADEMA GNASSINGBE au pouvoir n’est nullement jeté ; car à tout moment, le peuple togolais peut décider d’exercer sa volonté.

C’est pourquoi au Parti des travailleurs, nous en appelons au sursaut des Togolais en soulevant ces questions : faut-il laisser Faure aller au-delà des 50 ans de règne du clan EYADEMA-GNASSINGBE au Togo ? Est-il glorieux pour notre pays d’être la deuxième plus vieille dictature familiale au monde après celle des KIM-IL-SUNG de la Corée du Nord ?

Nous pensons que NON ! Que c’est maintenant, tout de suite, qu’il faut agir pour mettre fin à son régime comme le peuple Burkinabè et le peuple gambien ont su si bien le faire.

Dans ces conditions, n’est-ce pas dès aujourd’hui qu’il faudrait songer à une manifestation populaire dans toutes les grandes villes du Togo, de Lomé à Cinkassé, à l’occasion de la commémoration de la fin des 50 ans de pouvoir du clan EYADEMA-GNASSINGBE, le jeudi 14 avril prochain. Sur un seul mot d’ordre : « 50 ans, ça suffit ! A bas la dynastie des EYADEMA-GNASSINGBE ! Faure, Dégage ! ».

Si le peuple est prêt, nous, Parti des travailleurs, sommes disposés, à aider à mettre en place un comité pour préparer cette manifestation.

Dites-nous enfin Claude AMEGANVI, comment se porte votre parti ? Le parti des travailleurs ? Quelle est sa vision en ces moments de crise socioéconomique et politique au Togo ?

Nous allons bien, après avoir traversé, comme la plupart des partis d’opposition, une crise qui a vu certains nous quitter pour aller créer un autre parti : le PADET. Mais, le PADET, qui en entend parler aujourd’hui ? Il ne suffit pas d’organiser une surréaliste scission en déférant au diktat de certaine chapelle de bureaucrates « internationalistes » aux relents colonialistes. Encore faut-il, par la suite, dans la complexe situation politique togolaise, savoir oser et pouvoir agir sur le réel. Faute de quoi, peut s’ouvrir une boîte de pandore susceptible de propulser dans une autodestruction multidimensionnelle. Chose vue.

Quant à nous, qui avons maintenu le cap de la continuité de l’OTTD, que le peuple togolais a découvert à la Conférence nationale, au Parti des travailleurs d’aujourd’hui, toujours fidèles aux intérêts des travailleurs et du peuple togolais, nous sommes confiants en l’avenir.

Interview réalisée par Sylvestre K. BENI
Indépendant Express (N° 405 du mardi 28 février 2017)

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