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PARTIE DES TRAVILLEURS - 13/01/2017 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : il y a 54 ans, Sylvanus OLYMPIO était assassiné par le dictateur EYADEMA


13 janvier 1963 - 13 janvier 2017 Il y a 54 ans, Sylvanus Epiphanio Elpidio Kwami OLYMPIO, le père de l’indépendance togolaise, était ignominieusement assassiné par Etienne EYADEMA sur les ordres de l’impérialisme français

Aux aurores du 13 janvier 1963, exactement 54 ans déjà, le père de l’indépendance togolaise, le valeureux dirigé la lutte pour arracher le Togo de la domination coloniale française, Sylvanus Epiphanio Elpidio Kwami OLYMPIO, mourrait, assassiné par Etienne EYADEMA lors du premier coup d’Etat de l’Afrique indépendante, devant le portail même de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique d’où il avait été illégalement enlevé par le commando envoyé pour le capturer.

EYADEMA, l’ancien trouffion des guerres coloniales françaises d’Indochine et d’Algérie l’avait rafalé de balles qui l’ont frappé au bas ventre et en pleine poitrine, avant de lui sectionner les veines du poignet et de lui planter la baïonnette de l’arme dans la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses compagnons : « C’est comme ça que je faisais en Algérie pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes. » OLYMPIO agonisa longuement ainsi au sol en se vidant de son sang dans d’atroces souffrances.

Sylvanus OLYMPIO assassiné pour une cause reconnue juste, par tous, aujourd’hui !

Aux yeux de l’impérialisme français alors dirigé par le couple De GAULLE – Jacques FOCCART pour la politique africaine, le seul tort de Sylvanus OLYMPIO était d’avoir voulu doter le Togo d’une monnaie nationale qui aurait achevé de conférer les attributs de l’indépendance et de la souveraineté économique à l’indépendance politique nationale arrachée de haute lutte lors des élections législatives tenant lieu de référendum du 27 avril 1958 et proclamé, deux ans plus tard, le 27 avril 1960.
Et, insulte et mépris suprêmes pour les Africains, c’est le jour même de la commémoration du 54e anniversaire de cet assassinat, ce vendredi 13 janvier 2017, que François HOLLANDE, actuel chef « socialiste » de l’Etat français a choisi pour la tenue, sur la terre d’Afrique, au Mali où les troupes françaises restent fidèles à leurs honteuses traditions d’exactions colonialistes, un « Sommet France - Afrique » qui sert à défendre le « pré-carré » français.
Fidèle continuateur de l’œuvre impérialiste des dirigeants successifs de l’Etat français, tant de droite que de gauche, François HOLLANDE vient sur la terre d’Afrique ce 13 janvier 2017 en représentant de cet impérialisme français qui revient sur les lieux de son crime du 13 janvier 1963 au Togo.
Aujourd’hui, 54 ans après l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO par l’impérialisme français et les demi-soldes démobilisés de ses guerres coloniales, alors que l’exigence unanime et croissante d’une immédiate rupture de la servitude monétaire imposée à travers le F CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) aux anciennes colonies française d’Afrique par l’impérialisme français, s’impose de partout et soulève l’indignation et la mobilisation des peuples africains à travers tout le continent ainsi que dans le monde entier, force est donc de constater qu’il a été impunément assassiné pour une cause foncièrement et fondamentalement juste.

Le temps est venu de rendre compte…

Pour l’impérialisme français et ses chefs de file tant de droite que de gauche le temps est venu de rendre compte pour n’avoir jamais cessé de maintenir les peuples africains en esclavage par dictatures militaires et civiles interposées en dépit de leurs indépendances nominales.
Le temps est venu de reconnaître publiquement à la face du monde entier, pour les dirigeants socialistes français actuellement au pouvoir à l’Elysée à Paris, que c’est bien l’Etat français qui a assassiné Sylvanus OLYMPIO parce qu’il défendait une cause dont la justesse est aujourd’hui reconnue dans tous les milieux politiques et économiques même capitalistes.
Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour ses actuels dirigeants, toute la responsabilité du pouvoir politique français dans l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO comme ils l’ont fait à travers leurs aveux sur les massacres de tirailleurs sénégalais démobilisés à la fin de la IIe Guerre mondiale par les colons français au Camp Tiaroye à Dakar et sur le génocide de 40 000 citoyens revendiquant l’indépendance de Madagascar en 1947.
Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour les dirigeants actuels de l’Etat français, qu’après l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO, c’est bien le régime De GAULLE - FOCCART qui a également fomenté, le 13 janvier 1967, un deuxième coup d’Etat qui a porté au pouvoir une junte militaire dont EYADEMA, leur homme de main du 13 janvier 1963, a pris la direction le 14 avril 1967 pour défendre les intérêts français au Togo.
Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour les dirigeants actuels de l’Etat français, que l’impérialisme français n’a jamais cessé d’œuvrer à maintenir depuis 54 ans sur le Togo une dictature sanglante, hier dirigé par Etienne EYADEMA et, depuis sa disparition en 2005, par sa progéniture Faure Essozimna EYADEMA-GNASSINGBE, qui, tous deux, ont assassiné plus de 10 000 citoyens togolais innocents, pillé et ruiné le Togo.
Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour les dirigeants actuels de l’Etat français, qu’à travers la dictature sanglante du clan des EYADEMA-GNASSINGBE, l’impérialisme français n’a jamais cessé d’organiser le pillage et la surexploitation des ressources matérielles et humaines du Togo à son profit.

Le temps est venu de prendre nos responsabilités !

Vaillant peuple togolais,
Travailleurs, paysans, militants, jeunes,
Le temps est venu pour nous de prendre nos responsabilités, que l’impérialisme français reconnaisse ou pas sa responsabilité dans l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO et dans toute l’oppression et la surexploitation qu’il fait peser sur les peuples à travers les dictatures militaires et civiles qu’il entretient au Togo et dans toute l’Afrique :
— Vengeons l’ignominieux assassinat du père de l’indépendance togolaise, Sylvanus OLYMPIO, en nous mobilisant pour libérer ici et maintenant notre pays !
— Vengeons les milliers de citoyens innocents impunément assassinés dans notre pays depuis 54 ans !
— Mobilisons-nous pour exiger :
* Dehors, à bas le régime cinquantenaire du clan des EYADEMA-GNASSINGBE ! 50 ans, Ça suffit ! Faure EYADEMA-GNASSINGBE, DEGAGE ici et maintenant !
* Dehors, à bas l’impérialisme français ! Troupes françaises, hors d’Afrique !
—En avant vers la reconquête de notre indépendance et souveraineté nationales confisquées !

Les peuples togolais et africains vaincront !

Lomé, le 13 janvier 2017

Pour le Parti des travailleurs,
Le Secrétaire chargé de la coordination
Claude AMEGANVI

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De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


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