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FORBES AFRIQUE - 28/05/2016 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : Koffi Djondo le panafricain, l'exemple togolais


Cover story 26 Mai 2016 Michel Lobé Ewané

Gervais Koffi Djondo est le père d’Ecobank et d’Asky Airlines, deux grandes success-stories africaines de ces dernières années. Il a chaque fois fait le pari du secteur privé, du marché panafricain et des compétences africaines. Forbes Afrique raconte la parcours d’un homme qui se définit comme un panafricaniste de l’économie.

On arrive à Djondo-Condji en passant par Aneho, une localité située à une soixantaine de kilomètres de Lomé, non loin de la frontière béninoise. Sans bien savoir pourquoi, on est saisi par le charme de l’endroit. Est-ce la beauté exotique des édifices publics, vestige de la colonisation allemande ?
Ou alors cette espèce de magie que projette la vue splendidedu fleuve Mono qui se jette à l’embouchure de l’océan Atlantique ? Est-ce parce que, comme l’explique un natif du coin, Aneho est le centre spirituel des Guin-Mina ? On peut alors comprendre la fascination que cet endroit exerce sur le visiteur. D’Aneho, pour rallier Djondo-Condji, un village voisin devenu une destination prisée par tant de figures prestigieuses, il faut emprunter une route au goudron ravagé par les nids-de-poule. A la fascination cède alors la surprise, puis l’émerveillement.

Djondo-Condji, c’est la terre natale de l’homme d’affaires togolais Gervais Koffi Djondo. Le village a hérité du nom de celui qu’une personnalité béninoise a appelé le « mastodonte du système financier ». C’est ici qu’il a érigé sa résidence. Il s’agit en réalité d’un domaine qui s’étend sur quelques milliers d’hectares. D’abord la surprise, donc. Car, arrivé sur les lieux, on vous propose de faire le tour du propriétaire. Mais ce ne sont ni le magnifique jardin, ni la pelouse taillée à l’anglaise, ni la multitude d’arbres dont l’ombre protège la concession qui frappent l’imagination, mais plutôt les improbables animaux qui peuplent l’endroit. Des crocodiles en cage, des tortues dodues, des autruches, des paons…pour ne citer que les plus insolites. Emerveillement ensuite, car lorsque vous pénétrez dans les salons du maître des lieux, vous ne pouvez pas ne pas être impressionné par les magnifiques pièces d’art de ce passionné et collectionneur d’art contemporain africain.

UNE HISTOIRE PANAFRICAINE
Gervais Koffi Djondo est un octogénaire discret et peu connu du grand public en dehors du Togo. Il est pourtant devenu une légende dans le milieu des affaires en Afrique. Il a cofondé Ecobank, le premier groupe bancaire privé panafricain, et est le père de la compagnie aérienne Asky. Deus success-stories qui ont plusieurs points communs et qui ont contribué à nourrir le mythe du milliardaire togolais : elles ont toutes les deux une dimension panafricaine, elles sont nes grâce à l’initiative privée, et elles ont été conçues et mises en œuvre par Koffi Djondo.

L’aventure africaine de Djondo commence dans les années 1950
à Niamey, au Niger. Il est alors expert-comptable et travaille à la Régie générale des chemins de fer
et travaux publics du Niger. Puis il devient directeur administratif
et financier de la société française Sotra. « J’avais un statut d’expatrié
et j’étais logé dans une résidence du quartier réservé aux colons, raconte- t-il. Mais j’ai découvert la situation déplorable des travailleurs nigériens. Bien que cadre, je me suis inscrit au syndicat CFTC, avec pour objectif d’aider mes frères africains qui étaient maltraités dans l’entreprise. » En 1956 est signée la première convention collective de l’Afrique de l’Ouest. Djondo se lie d’amitié avec
le syndicaliste nigérien Djibo Bakary, très proche de Sékou Touré, le leader politique guinéen. C’est une période d’effervescence politique. « Djibo Bakary m’approche en 1958. Il veut appeler à voter “non” au référendum sur la communauté », se souvient Djondo. Le syndicaliste devient un leader progressiste qui dérange et irrite l’administration coloniale. Il est pourtant nommé président du Conseil du gouvernement. Et il consulte régulièrement Djondo, qui est pour lui un conseiller informel. Alors que la tension politique est à son comble, le gouvernement nigérien, réuni un jour au grand complet, est séquestré pendant quarante-huit heures sur ordre du gouverneur colonial français. Djondo, qui se trouvait dans la salle du Conseil des ministres, est retenu avec les membres gouvernement. Lorsqu’il sort, sa société le licencie.

Une nouvelle séquence de son parcours s’ouvre alors. Il décide
de rentrer au Togo, son pays. Mais l’administrateur de la ville de Niamey, un socialiste français du nom de Joude, lui propose de s’inscrire à l’Ecole nationale de la France d’outre- mer, à Paris. Entretemps, le Togo est devenu indépendant. « Nous étions quatre Togolais dans cette école », raconte-t-il. Sylvanus Olympio est alors président de la République et doit faire face à une opposition remuante conduite par son beau- frère Grunitzky, qui compte dans
les rangs de son parti un certain Nicolas Djondo, oncle de Gervais Ko Djondo. « Je suis informé du fait que le président Olympio demande avec insistance que je sois exclu de l’Ecole. Ce qui embarrasse les autorités françaises. Je suis reçu par le président de Gaulle, qui me rassure, et je me vois o rir une bourse. Mais je vais plutôt m’inscrire à l’Institut des sciences sociales du travail. J’y passe un an de 1962 à 1963. Après le coup d’Etat qui entraîne la mort d’Olympio, Grunitzky est installé au pouvoir et il obtient mon retour à l’Ecole nationale de la France d’outre-mer. Ce qui me permet d’obtenir mon diplôme. »

UN HOMME EXIGEANT

Djondo réintègre alors la vie professionnelle, en occupant un
poste au service du personnel de la compagnie aérienne UTA. « Je n’y reste pas longtemps, car au cours d’un séjour à Paris, le président Grunitzky décide de me ramener avec lui au Togo, où je suis nommé directeur général de la Caisse d’allocations familiales. » Nous sommes en 1964.

Il crée le régime des accidents de travail, la retraite obligatoire, la pension vieillesse. En 1968, l’institution change de nom pour devenir la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Entretemps, Djondo a installé une horloge pointeuse pour faire respecter la ponctualité et s’est taillé une réputation d’homme exigeant et rigoureux. L’arrivée du général Eyadema au pouvoir va apporter une nouvelle impulsion dans sa carrière. « Ce militaire, que je ne connaissais pas, me convoque un jour pour m’annoncer qu’il souhaite que je mette de l’ordre dans les services de
la préfecture de Lomé. Il me nomme préfet de la capitale, fonction que je cumule avec celle de directeur de la CNSS. » Entre 1972 et 1973, Djondo fait construire pour la CNSS les Résidences du Bénin, un complexe immobilier
sur 1 000 hectares de logements pour rentabiliser les réserves de la CNSS.

En 1973, il devient président du Conseil économique et social. Il n’y reste pas longtemps et retourne dans le secteur privé. Le voilà directeur général de la filiale togolaise du groupe français Scoa. Et, en 1975, il est élu président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo
et reste à ce poste jusqu’en 1985, où il entre au gouvernement nommé ministre de l’Industrie et des Sociétés d’Etat. Il sera chargé de faire passer la pilule des privatisations dans ces années de crise économique, marquées
par les programmes d’ajustements structurels
imposés pas le FMI et la
Banque mondiale.

LA BANQUE DE LA CEDEAO

Koffi Djondo n’est peut-être pas conscient qu’il a rendez-vous avec l’histoire lorsqu’il devient président de la Fédération des chambres de commerce de l’Afrique de l’Ouest. Au sein de cette entité, il se lie d’amitié avec le Nigérian Adeyemi Lawson, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nigeria. Leur complicité et leur vision commune seront déterminantes pour la création d’Ecobank. « C’est au sein de cette Fédération qu’est née l’idée de fonder une banque panafricaine, raconte-t- il. Lawson et moi avons pris en main le dossier d’Ecobank. Nous sommes partis de la conviction qu’il fallait qu’elle naisse dans le cadre des pays de la CEDEAO. Nous nous sommes fait le devoir d’aller rencontrer tous les chefs d’Etat de la sous-région. Mais nous voulions que le projet soit entièrement privé. Nous ne voulions pas l’argent des Etats. Lorsque nous avons rencontré le président ivoirien Houphouët-Boigny, il était tellement enthousiaste qu’il nous a accompagnés sur le perron du palais et a déclaré publiquement, devant la presse, que c’est la première fois qu’il voyait des Africains qui venaient lui présenter un projet sans lui demander d’argent. »

Mais pour se couvrir politiquement et avoir la caution
de l’institution, la Fédération des chambres de commerce sollicite un statut de consultant au sein de la CEDEAO, et est admise à l’Advisory Committee. Pour démarrer, les membres des chambres de commerce créent Ecopromotion, une société
de promotion dotée d’un capital de 500 000 dollars, dont l’objectif sera de mener les études de faisabilité. Djondo et Lawson définissent ensuite les bases de la structure du capital de la future banque. Il faut un partage équitable des parts entre les pays. Ils s’assurent que le Nigeria et la Côte d’Ivoire, les pays leaders de la CEDEAO, aient la même part, pour respecter un équilibre entre anglophones et francophones.

Pourtant, les obstacles ne vont
pas manquer. Ainsi, Djondo raconte comment, alors qu’il se trouve au Sénégal avec Lawson pour rencontrer le président Diouf, il reçoit à 2 heures du matin un coup de fil d’Houphouët- Boigny, qui insiste pour qu’il vienne le voir ce matin-là. « Il me dit qu’il envoie son avion me chercher et que nous prendrons le petit déjeuner ensemble. Et il insiste pour que je vienne seul, sans Lawson. A notre rencontre, il me dit qu’il faut que ce projet soit fait dans la zone franc. Je réponds que c’est un projet qui tombe précisément dans
le cadre de la CEDEAO, que les chefs d’Etats de la région viennent de mettre en place. C’est seulement quelques jours plus tard que j’ai compris ce qui s’était passé après notre passage : un banquier français, ancien directeur général de la BIAO à Dakar, était venu de Paris à Abidjan, pour rencontrer le président. »


DES DÉFIS À RELEVER

Mais la machine est lancée. A travers les chambres de commerce, Djondo et Lawson engagent la mobilisation pour lever les fonds. Objectif : 50 millions de dollars. Au démarrage, 36 millions de dollars sont réunis par 1 200 actionnaires dans
14 pays. Plusieurs banques françaises sont sollicitées pour les aider à monter techniquement la nouvelle institution :
La cérémonie d’inauguration de la ligne aérienne Lomé-São Paulo, le 1er juillet dernier, en présence notamment de Gervais Ko Djondo et, assis à sa gauche, du PDG d’Ethiopian Airlines Tewolde Gebremariam.

BNP, Paribas, la Société générale, le Crédit lyonnais. « Toutes ont décliné notre offre, explique Djondo. Nous nous sommes alors tournés vers Citibank, qui nous a proposé une équipe, et en moins d’un an, en 1985, nous avons monté la banque. Nous avons installé le siège à Lomé, non pas parce que je suis togolais, mais parce que le Togo est le seul pays qui ait accepté de nous accorder un statut fiscal de société o shore. »

Le défi sera ensuite de trouver des cadres et des managers compétents. Au départ, Ecobank recrute un directeur général britannique qui vient de Citibank. « Puis nous sommes allés chercher de jeunes Africains venant de tous les pays », raconte Djondo. La banque réussit à attirer et à développer localement des talents. Et nombre de ses hauts managers ont renoncé à des positions intéressantes dans des centres financiers en Europe et aux Etats-Unis pour rentrer en Afrique. Parmi eux, Arnold Ekpe, qui a quitté Citibank pour devenir le premier CEO africain. « En 1996, quand je deviens président du conseil d’administration, je recrute Arnold Ekpe, qui reste trois ans avant de quitter la banque, pour revenir quelques années plus tard, il revient. Mais j’ai dû l’imposer, car le conseil était très réservé sur son retour. C’est un homme brillant, avec une grande vision. Certes, il a un caractère di cile, mais tout le monde est d’accord sur le fait qu’il a réussi sa mission. »

« Dès le début, Ecobank s’est donné pour mission de bâtir une nouvelle Afrique, soulignent Leif Sjöblom, professeur de gestion financière, et Hischam El-Agamy, directeur exécutif d’IMG, dans
un article publié dans le Financial Times. Cela a donné à ses employés
le sentiment que leur but était bien plus que de faire de l’argent. La banque recherchait des personnes
qui correspondaient à cette culture
et avaient la passion de faire la différence en Afrique... On les appelait “Ecobankers”, pour souligner que travailler à Ecobank, c’était spécial. » En un peu plus d’un quart de siècle d’existence, Ecobank s’est rapidement développée. L’institution est présente dans 33 pays africains, plus qu’aucune autre banque au monde. Elle emploie 18 000 personnes de 40 nationalités différentes. De 2007 à 2012, son chiffre d’affaires est passé de 544 millions à 1,75 milliard de dollars.

LE CIEL AFRICAIN

Le succès d’Ecobank va pousser de nombreux responsables politiques africains à solliciter Koffi Djondo après la mort d’Air Afrique, pour qu’il reprenne son bâton de pèlerin et crée une nouvelle compagnie aérienne panafricaine. « C’est Charles Konan Banny [alors gouverneur de la BCEAO, NDLR] qui m’a approché avec Yayi Boni, qui était encore directeur général de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). C’était après la rencontre des présidents Gbagbo et Wade avec le PDG d’Air France au siège de la compagnie, une initiative qui avait choqué en Afrique. Konan Banny avait été chargé de suivre le dossier de la compagnie par Gbagbo et Wade.

Mais il était arrivé à la conclusion qu’on ne pouvait rien faire avec les Français, qui voulaient absolument tout prendre. Et donc il est venu me voir. Je lui ai d’abord dit “Non, ça ne m’intéresse pas”. Il est revenu à
la charge plusieurs fois et m’a laissé le dossier. Et puis finalement, j’ai
dit OK. Je me suis plongé dans les détails et j’ai vu qu’ils voulaient refaire Air Afrique, c’est-à-dire une compagnie francophone. J’ai décidé de tout revoir et d’élargir le projet aux anglophones, un projet CEDEAO et non sur des bases linguistiques. »

Comme pour Ecobank, il crée une société de promotion, la Société de promotion d’une compagnie aérienne régionale (SPCAR). Plusieurs institutions financières sont impliquées : Ecobank naturellement, la BOAD, la BIDC (Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO).
La SPCAR est dotée au départ d’un capital de 1,2 million de dollars. Elle va mener les études de faisabilité. Le capital social de la compagnie sera fixé à 60 milliards de francs CFA, mais 25 milliards sont libérés au démarrage. Le partenaire technique est Ethiopian Airlines, qui détient 25 % des parts, avec un contrat de gestion de cinq ans.

Lancée le 15 janvier 2010, Asky Airlines est devenue en trois ans seulement la compagnie aérienne sous-régionale de référence. Elle a un taux de remplissage de 75 à 80 % et couvre 22 destinations dans 19 pays. Sa flotte est composée de 3 Boeing 737-700 et de 4 Bombardiers Dash 8 nouvelle génération.
A 80 ans, Gervais Ko Djondo, même s’il n’est plus aussi actif que par le passé, est encore présent dans les grands moments. Président du conseil d’administration de la compagnie, il goûtait avec un plaisir à peine dissimulé l’inauguration du premier vol de la ligne Lomé- São Paulo avec Ethiopian Airlines, le partenaire des premiers jours, le 1er juillet dernier, en présence du PDG de la compagnie éthiopienne, de plusieurs ministres togolais et des représentants de l’ambassade du Brésil et du Nigeria.

Dans ces moments-là, alors que, dans
les discours de chacune des personnalités présentes, félicitations et hommages lui tirent un sourire tranquille qui souligne son bonheur, le vieil homme reste lucide. Sa profession de foi est simple : «Le panafricanisme pour moi, ce sont des actions concrètes. Les grosses compagnies aériennes dans le monde se regroupent. Mais les pays africains continuent de créer de petites compagnies par égoïsme national. Nous devons comprendre, comme l’a dit Obama lors de sa dernière visite sur le continent, que l’Afrique de demain sera faite par les Africains. »

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