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CTC - 29/02/2016 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : la Communauté Togolaise au Canada réclame la libération d'Antoine Randolph


Les membres du Conseil d’administration (CA) de la Communauté Togolaise au Canada (CTC), organisation non partisane et dont l'un des principaux buts est de « veiller au respect de la démocratie et des droits de la personne au Togo », ont appris l’arrestation au Togo du Dr Antoine Ati Randolph, membre de la Diaspora togolaise résidant régulièrement en France.

Selon l’information transmise au CA, le Dr Randolph a été arrêté le mercredi 17 février 2016. Cette information est en contradiction avec les propos du Ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, qui a déclaré ce jeudi 25 février que le Dr Randolph a été interpellé le samedi 20 février 2016 par la Direction centrale des renseignements intérieurs. Il y a donc un flou qui entoure la date de l’arrestation, flou résultant du mode opératoire (questionnable eu-égard aux textes en vigueur) des forces de l’ordre en matière d’interpellation, de détention, d’inculpation, etc.

En effet, s’il est vrai que nul n’est au-dessus de la loi, et donc que n’importe qui peut être interpellé et détenu dans le cadre d’une enquête, il est encore plus important que nul ne doive appliquer abusivement la loi, au détriment des droits et libertés fondamentaux d’une personne. Toute interpellation et toute détention doivent se faire dans le strict respect de la loi. Aucune personne ne doit donc être détenue dans un secret absolu, durant plus d’une semaine, bien au-delà du délai légal de garde à vue. Une telle détention est illégale et s’apparente à un enlèvement.

La CTC tient à exprimer sa vive désapprobation face au traitement réservé à notre compatriote, eu égard aux circonstances entourant son arrestation et sa détention. Par conséquent, elle réclame la libération inconditionnelle et sans délai du Dr Antoine Ati Randolph. Si un délit lui était reproché, on aurait dû le lui indiquer clairement et les procédures judiciaires garantissant ses droits auraient été conduites de façon légale et transparente.

La CTC est l’une des organisations diasporiques qui a contribué de bonne foi aux récentes sollicitations des autorités togolaises vis-à-vis de la Diaspora. Elle exprime donc sa grande déception qu’en ce 21ème siècle, ces autorités continuent de détenir leurs citoyens de façon abusive et rétrograde et ce, en dépit des nombreux appels à l’apaisement et à la confiance réciproque, ainsi que des invitations pour une implication soutenue des membres de la Diaspora dans le développement du Togo. Elle observe que la situation que vit le Dr Randolph peut subvenir aussi à chacun de ses membres. Ce constat peut décourager et freiner les actions engagées au sein de la Diaspora pour une participation plus formelle à l’évolution du Togo, au-delà des multiples apports réalisés dans des cadres informels.

La CTC lance un appel pressant :
- Aux autorités togolaises afin que notre chère Patrie s’engage résolument et irrévocablement dans le respect des droits fondamentaux des citoyens en cas d’interpellation, de détention et d’inculpation, ainsi qu’à veiller à ce que des pratiques déshonorables cessent définitivement sur la Terre de nos Aïeux.
- Aux organisations de défense des droits humains et à la Communauté internationale, notamment la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne, la France, le Canada, l’ONU, l'Organisation internationale de la Francophonie, à agir pour que les droits fondamentaux du Dr Antoine Ati Randolph soient pleinement et prioritairement respectés.

Fait à Montréal (Québec), Canada, le 27 février 2016
Pour la CTC,
Le Président du Conseil d'administration,
Celse Kafui Amédin, PhD
presidence@ctc-togo-canada.ca


AMPLIATIONS
- Présidence de la République du Togo
- Primature du Togo
- Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération du Togo
- Ministère de la Sécurité et de la protection civile
- Ambassade du Togo au Canada
- Ambassade de France au Togo
- Communauté Économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO)
- Union Africaine
- Secrétaire Général de l’ONU
- Le très honorable Justin Trudeau, Premier ministre du Canada
- M. Philippe Couillard, Premier ministre du Québec
- L’honorable Stéphane Dion, Ministre des Affaires étrangères du Canada
- L’honorable Marie-Claude Bibeau, Ministre du Développement international et de la Francophonie (gouvernement du Canada)
- Mme Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie
- Ambassade de France au Canada
- Autres représentations diplomatiques au Canada
- Médias et sites internet

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