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L'AUTEUR - 26/09/2015 Imprimer | Envoyer | Réagir

OH! Quelle magnifique leçon du vaillant peuple burkinabé


OH !!! QUELLE MAGNIFIQUE LEÇON LE VAILLANT PEUPLE BURKINABÈ VIENT D’ADMINISTRER
À L’HUMANITÉ TOUT ENTIÈRE

Par Godwin Tété


« À l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent » Le Mahatma Gandhi

« Seule la lutte libère » Capitaine Thomas Sankara



Dans mon article daté du 1er novembre 2014, intitulé "Deux jours qui ont démoli le pouvoir blaiséo-compaoréen", j’avais déjà, à juste raison, célébré la brillante Révolution burkinabè des 30 et 31 octobre 2014. [Cf. mon récent ouvrage "Écrits circonstanciels de militantisme politique – (2014/2015)". Ed. L’Harmattan, Paris, 2015, pp. 62-65].

Aussi l’annonce, dans la soirée du mercredi 16 septembre courant, du coup d’État perpétré au Burkina-Faso par le général Gilbert Diendéré, m’a-t-elle plongé dans : une profonde indignation, une stressante révolte, une indicible affliction – qui auront provoqué de chaudes larmes chez moi, à mon corps défendant… Et voici qu’hier soir, la même Radio France Internationale (RFI) m’apprend que le même tristement célèbre général G. Diendéré a déclaré, à haute et intelligible voix, que son coup appartient déjà à l’Histoire (!!!). Et de s’excuser, de demander pardon, de regretter les morts et les dégâts matériels occasionnés par son aventure terriblement (!!!) irréfléchie ! Et pourquoi donc ?! C’est en guise de tentative de réponse à cette question que je souhaite avancer les quelques commentaires qui suivent.

1. Avant toute chose, fondamentalement, la cause première du piteux échec de la diabolique forfaiture de Gilbert Diendéré, réside dans : l’inflexible volonté, la farouche détermination, l’union patriotique sacrée, la solide organisation du peuple burkinabè pour, comme un seul homme, dire NON !!! au quarteron de militaires pompeusement baptisé Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP). À telle enseigne que G. Diendéré reconnaîtra lui-même (!) que le peuple concerné a radicalement rejeté le misérable putsch du 16 septembre 2015.

2. De ce peuple, il y a lieu de noter que la jeunesse aura joué le rôle déterminant. Laquelle jeunesse n’aura pas hésité (!!!) un seul instant à défier la mort elle-même…

3. Pour une fois, toute la "communauté internationale", d’une seule et même voix, a crié Halte-là ! Pour une fois, notre "Union Africaine" (UA) a condamné le coup d’État de G. Diendéré – de manière on ne saurait plus claire, plus ferme, plus catégorique. Et ce, à l’antipode de la façon mi-figue, mi-raisin… de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest).

4. Il est évident, que l’intervention directe, active, du gros des Forces Armées Burkinabè (FAB), sur la scène de la tragi-comédie diendéréenne, aura constitué la goutte d’eau qui aura fait déborder le vase quant au dénouement que, de cette funeste tragi-comédie, nous connaissons au jour d’aujourd’hui… Intervention des soldats patriotes qui auront pris gain et cause !!! pour leur peuple…

5. Dès lors, nous nous devons de louer, de féliciter et de remercier le brave peuple burkinabè ! Dès lors, il s’avère hautement souhaitable que TOUS (!!!) les peuples africains s’inspirent des gestes historiques de leurs frères burkinabé…

* * *

Gloire au vaillant peuple burkinabè ! Gloire à la dynamique et vigilante jeunesse burkinabè ! Gloire aux soldats patriotes burkinabè ! Gloire éternelle aux immortels martyrs politiques burkinabè !!! – en mémoire desquels je suggère qu’un monument soit érigé à Ouagadougou !!!

« The struggle continues ! » [= « La lutte continue ! »] (Kwame Nkrumah).

Paris, le 24 septembre 2015

Godwin Tété

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