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TOGOCULTURES - 17/06/2015 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : Les prénoms héréditaires chez les peuples guins


Attributions faites suivant les naissances au sein des différents clans.

Les guins se sont constitués en tribu. Ils tirent leur nom de la ville “Guingbo” ou Accra, dont ils sont originaires. Ils se décomposent en différents clans qui eux-mêmes se divisent en plusieurs sous-clans :

Les Tugban constituent le clan de la famille royale de Glidji. Tous les rois de Glidji sont censés être issus de ce clan. Il se subdivise en 4 sous-clan : Les Adangbe, les Gbugblan, les Ela et les Nugo.

Les Akangban sont ceux qui ont exercé les fonctions d’interprète et d’intendants du roi de Glidji. La famille Lawson d’Aneho est issue de ce clan.

Le clan des Ané ou des Adjigo est le clan des anciens chefs de plage d’Aného et des percep­teurs des droits de douane pour le compte des rois de Glidji. Il s’agit d’un clan possédant un nombre de sous-clans aux us et coutumes complexes. On sait par exemple que chez les Adjigo, un certain nombre de membres fétichistes du clan ne doivent pas être circoncis alors que d’autres y sont amplement autorisés.

Les Noms Tugban : Les hommes s’appellent Foli, Kangni, Ekoué, Assiongbon, Tèko, Adama, Ayité, Amavi, Ayayi, Tètè et Tèvi. Chez les femmes, on trouve les noms comme Dédé, Akokoè, Ayélé, Ayoko, Kayi, Adaku, Chocho, Povi, Amélé et Anoko.

Dans les sous-clans alliés habitant les quartiers Djossi et Dégbénou, on retrouve les noms comme Nikué ou Nicoué, Amoni, Amassan, Kuété, Koté, Afoutou, Kpakpo, Adote, Adovi, et Aduayi chez les hommes. Et chez les femmes : Debi, Adevi, Adukè, Adukoe, Adolé et Adoko.

Le sous-clan des Adangbe : Les hommes se nomment Tété, Tètè, Etè, Daté, Davi, etc… et les femmes se nomment : Dédé, koko, Mablé, Dachi, Dalé, Dako etc.

Le sous clan Gbugblan ou Gnigblinvi (Gnigblin = dieu de l’étoile filante) : Les hommes sont Abbey, Amatey, Abekué, Matevi. Les femmes sont Mablé, Mèlé, Moko, Djagblé et Achoko.

Le sous-clan Ela est un sous-clan important habitant le quartier Ela à Aneho près du marché de Lagbonou (Place publique de Ela) : Leurs hommes se nomment Adjété, Lassey, Doé, Doté, Sewoa, Akovi... et leurs femmes se nomment Adjélé, Adjoko, Tèlé, Teko, Agnélé, Agnoko, Akoélé, Doélé, Doko. Leur principal fétiche est le Lakpan. C’est à ce sous clan que revient la charge d’organiser, trois jours après la fête d’Epe-Ekpe, les réjouissances publiques en l’honneur de ce fétiche. La cérémonie s’appelle Ekpan-tchotcho. Tous les membres de ce sous-clan, indistinctement, hommes femmes et enfants sont obligés de porter pendant trois jours consécutifs, (mardi, mercredi et jeudi), les costumes de cérémonies, les plus étranges et les plus bizarres aux yeux des non-initiés, revêtir des vieux sacs, se couvrir la tête avec des chapeaux usagés et des feuilles après s’être teints la figure de différentes couleurs. Ils s’arment aussi de bâtons sculptés représentants les organes sexuels de l’homme et de la femme et parcourent les places publiques en chantant les chansons les plus indécentes qui soient, et finissent en mimant l’acte sexuel devant des spectateurs.

Un autre sous clan dont le nom n’est pas clairement défini, est responsable des fétiches principaux guins comme le Sakuma et le Kolé. Ils portent les noms Ama, Ayité, Ayayi, Kéku, Combé, Combiété. Ces gens ne doivent jamais porter des bijoux en or. On désigne parmi ce sous clan, les prêtres Lumo, responsable du Sakuma et du Kolè. Pour ce dieu, Les Lumo ont pour consigne de tenir le calendrier de Ekpe-Ekpe, de fixer la date et de faire connaître le jour de la célébration, par L’intermédiaire du chef de village, plusieurs semaines à l’avance. Ce sous clan, de concert avec celui des Gbugblan, des Ela et des Nugo, accomplit chaque année les cérémonies rituelles de Sakuma et de Kolè au moment de la prise de la “Pierre mystérieuse”, le jeudi de Motagbe à Glidji-Kpodji.

Les Nugo habitent le quartier à l’ouest de Glidji-Kpodji. Les hommes s’appellent Apoté, Matityé et les femmes s’appellent Apolé, Apoko, Krobu, Abobo.

Le clan Akangban est le clan de la famille Lawson. L’origine du clan Akangban est difficile à tracer. Leur fétiche principal est Agbami, dieu de l’attaque et de l’activité, symbolisé par l’abeille. Le temple Agbami se trouve à Agokpame, lieu où s’est établi leur ancêtre commun, le chasseur Asiadu. Les hommes de ce clan s’appellent Laté, Boevi, Fesu, Têvi; et les femmes s’appellent Latré, Nadou, Anoko, etc.

Le clan des Adjigo dont les membres sont des anciens chefs de plage et percepteurs de douane du roi de Glidji, ne doivent pas manger le bouc ou encore de gros poissons comme le capitaine, appelé Agbanvi en langue locale. Les noms particuliers des hommes de ce clan sont : Ahlonkor, Ahlin, Sanvi, Kwam, etc. et leurs femmes s’appellent Ahéba, Afoua, Ahlonkonba, Ahliba, Ahusuba et Kwamba.

Les Peda n’ont pas de noms particuliers. Les noms leur seraient attribués à la naissance en fonction des circonstances qui président dans la famille sur le moment. Les hommes sont : Vilevo, Viwoasi, Viwuanu, Silété, Kémidé, Gbémihé, Gbéwoanu pour les hommes ; Sekpomé, Kegbédé, Hessi, Kéwoalo, etc. pour les femmes.

Les keta ou les Anlo, sont issus des anciens Anlo qui ont accompagné les guins durant leur exode jusqu’à Glidji et vivent dans le quartier Agbetigome puis dans les villages environnants. Ils se nomment : Efoé, Davi, Sasu, Echri, Lossu et Lossa chez les hommes. Et chez les femmes : Adjatugbe, Agbale, Kokoe, d’après leur fétiche (tron) et d’après leur jour de naissance.

Quelques noms de jumeaux dans les clans de Glidji
-Chez Les Guin: 2 garçons: Akouété et Akouètè 2 filles: Akouélé et Akoko 1 garçon et 1 fille: Akouété et Akouélé

– Chez les Peda: 2 garçons: Ezin et Sèvi 2 filles: Adan et Adanhwué 1 garçon et 1 fille: Ezin et Dan

– Chez les Keta: 2 garçons: Asu (Assou) et Sè 2 filles: Ahui et Ahuisa 1 garçon et 1 fille: Asu (Assou) et Asupe (Assoupé)

-Le garçon qui suit les jumeaux: Chez les Guin: Dovi (après Dovi vient Dossè) Chez Les Peda: Dossu (après Dossu vient Dossa)

– La fille qui suit les jumeaux: Chez les Guin: Dovi (après Dovi vient Dopé ou Dohue) Chez Les Peda: Dogbo (après Dogbo vient Dohue)



Article écrit à partir de l’extrait (Pages 133 – 138) du livre : Histoire de Petit Popo et du Royaume Guin – du Roi AGBANON II de Glidji – Editions Haho, Les chroniques Anciennes du Togo, N°2.

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