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GRAD - 09/11/2014 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : le Grad appelle à une transition politique conduisant à une assemblée constituante


Le Togo avait réalisé sa forfaiture par le toilettage de sa constitution depuis 2002. Très souvent, les modifications des constitutions, lorsqu’elles ont pour objectif de consacrer des mandats à vie, ne se font pas dans l’intérêt du peuple. Ces situations sont, pour ainsi dire, la résurrection du système de parti unique dans un espace de multipartisme politique.

Le projet de loi sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles introduit par le gouvernement à l’Assemblée nationale a été rejeté en bloc par les députés de la majorité présidentielle le 30 juin 2014. Une défiance politique pour le gouvernement ! Mais personne n’a osé demander la démission du gouvernement. C’est bien là une prouesse politiquement indigente.

Au Burkina, le projet de loi, que les autorités s’apprêtaient à faire passer en contrebande, s’est heurté à la détermination d’un peuple qui a pris en main sa souveraineté et son destin. C’est bien là, une démarche de haute portée politique.

En politique, il est très important d’avoir des réflexes d’anticipation. Cela permet de ne pas être surpris par les événements.

En 2005, lorsque des signaux de déflagration s’allumaient de tous côtés, le GRAD a pris son bâton de pèlerin pour faire le tour des différentes chapelles politiques, des institutions nationales et internationales pour réclamer une seule chose, le report des élections pour un dialogue aux fins de baisser la tension. Rien n’y fit. Depuis 2006, le GRAD, dans ses différentes publications avait proposé des pistes de réflexion pour sortir le Togo définitivement de la crise socio-politique. Peine perdue.

En octobre 2013, le GRAD a proposé, un mémorandum dans lequel sont décrites les différentes étapes d’une période de transition politique à partir de 2015. Initiative qui n’a suscité aucun intérêt de la part des autorités politiques et très peu d’intérêt de la part de la classe politique togolaise.

Pendant qu’il est encore temps, le GRAD lance un appel patriotique à toutes les Togolaises et à tous les Togolais pour qu’ils s’approprient son mémorandum et exigent une transition politique conduisant à une assemblée constituante pour élaborer une nouvelle constitution, gage d’un nouveau contrat social fondé sur une confiance mutuelle. Ce nouveau contrat social s’impose à la fois pour préserver la cohésion sociale et la stabilité politique, et éviter à nouveau au Togo, notre patrimoine commun, les gémissements, les traumatismes, les grincements de dents et le deuil.

Conclusion

La vie humaine est sacrée, et c’est parce qu’elle est sacrée que tout doit être mis en œuvre pour la protéger.

Vouloir tourner le dos aux réalités du pays ainsi qu’à l’actualité sur le continent et faire comme si le malheur n’arrive qu’aux autres est purement et simplement suicidaire.

Vouloir ramer à contre courant de l’histoire en considérant qu’on est fort et qu’on peut tout se permettre est un exercice redoutable. Soit dit en passant, celui qui domine les autres est fort mais celui qui se domine est puissant. Car personne n’est assez fort, pour être fort tout le temps. Seul, oui répétons-le, seul le peuple souverain est fort. Gare aux génies créateurs et aux esprits malins qui développent des stratégies de crise constitutionnelle et de longévité au pouvoir. Les peuples africains en général, et, le peuple togolais en particulier, sont désormais très conscients de leur force et vigilants, et prêts à barrer la route à ces immortels éphémères.

Lomé le 8 novembre 2014

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