Lundi 23 Octobre 2017

Contactez-nous

Recherche :

Actualités

A la une

Editorial

Societe

Regions

Diaspora

Carnet

Politique

Economie

Sante

Education

Culture

Sports

Afrique

International

Repères

Opinions-debats

Revues de presse

Interviews

Portraits

Annonces

Emplois

Immobilier

Divers

Services

Archives

Newsletters

Abonnement

Publicite

Espace reserve

Qui sommes-nous ?

CDPA-BT - 03/11/2014 Imprimer | Envoyer | Réagir

La CDPA-BT et la révolution du Peuple burkinabè


La rue a vaincu. Blaise Compaoré a fini par démissionner. La pression populaire est allée croissante. C’est une véritable révolution populaire. Elle a réussi à mettre fin au régime autocratique qui a régenté le pays pendant 27 ans. Par son organisation et sa détermination, le Peuple descendu dans la rue au Burkina Faso a repris le pouvoir malgré la force de la répression. La CDPA-BT salue le Peuple burkinabé. La force d’une opposition démocratique réside dans la force organisée de la masse des opposants.

La CDPA-BT constate cependant que le pouvoir, que le Peuple burkinabé vient ainsi d’arracher à Blaise Compaoré, semble en train d’être confisqué par les forces armées du régime déchu. La CDPA BT regrette cette récupération en cours de la révolution populaire et s’en inquiète. Sans doute beaucoup d’hommes habillés sont-ils du côté du Peuple burkinabé insurgé contre l’autocratie régnante. Mais l’armée néocoloniale est une institution. Heureusement qu’au sein de l’opposition burkinabé des voix s’élèvent contre cette récupération, et exigent que la transition soit assurée par une autorité civile.

Pour justifier les coups d’Etat militaire en Afrique, on a longtemps soutenu que l’armée est la seule force organisée dans les Etats postcoloniaux d’Afrique. Les partis d’opposition burkinabés n’auraient ils pas pu se donner une organisation leur permettant de se saisir du pouvoir pour conduire la révolution populaire jusqu’à son terme ? Dans tous les cas, l’histoire a montré qu’une révolution populaire, qui n’est pas portée par un parti révolutionnaire, finit toujours par être récupérée par des forces réactionnaires, qu’elles soient militaires ou civiles.

Les armées des Etats néocoloniaux d’Afrique n’ont toujours pas compris que dans une République, qu’elle soit monarchique ou démocratique, l’armée doit obéissance à l’autorité politique comme tous les autres corps de la nation, et qu’elle ne saurait se mettre au-dessus de la loi. En tant qu’institutions néocoloniales, elles ne comprendront pas. Elles sont formatées pour ne pas comprendre. Pour les amener à comprendre, il faut que les partis d’opposition aux régimes despotiques mettent les peuples opprimés en mesure de dire non à partir d’un moment donné. Mais ils ne pourront jouer ce rôle historique qu’en étant eux-mêmes de véritables partis politiques démocratiques et panafricanistes, et non de simples machines électorales montées pour satisfaire des intérêts particuliers, notamment pour accéder aux privilèges du pouvoir autocratique néocolonial.

Bien qu’ayant de sérieuses inquiétudes face au processus de récupération en cours de la révolution populaire burkinabè par l’armée, la CDPA-BT soutient avec force le Peuple du Burkina Faso dans sa détermination à abolir le pouvoir autocratique pour instituer une véritable démocratie dans le pays.

Si les autocrates néocoloniaux africains de tout acabit se donnent les mains par-dessus les frontières coloniales pour se soutenir mutuellement, pourquoi les partis démocratiques africains ne le feraient-ils pas pour le bonheur des Peuples d’Afrique ?

Lomé le 3 novembre 2014.

Pour la CDPA-BT,
Son Premier Secrétaire
E. GU-KONU

Imprimer | Envoyer par email | Réagir à cet article

Page précédente
DERNIERES DEPECHES
Togo : Jean-Pierre Fabre dit NIET à Faure Gnassingbé
Ouverture vendredi à Yaoundé d’une réunion des pays de la zone franc
Togo : 35 milliards de francs CFA de bons de trésors vont être émis sur le marché de l’UEMOA
Togo : Un nouveau Cahier des charges pour Togocel pour améliorer ses réseaux G2/G3
Espace CEDEAO: Le Togo s’oppose à la limitation des mandats présidentiels à deux !
Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril
Présidentielle au Togo: dix jours pour régler les derniers problèmes
Togo: Présidentielle reportée au 25 avril à cause du fichier électoral bidonné ?
Togo: les fonctionnaires en grève
L’élection au Togo s’invite en justice à Bruxelles
Les autres dépêches...



OPINIONS-DEBATS

TOGO: JE DIS BRAVO, PRINCE GNASSINGBé! NON SEULEMENT PAR IRONIE...
En refusant de signer le protocole des chefs d'État portant limitation du nombre des mandats présidentiels à deux, protocole qui a cependant recueilli l'accord de 8 chefs d'État sur 10, Gnassingbé n'a rien révélé de neuf, ni de sa personnalité, ni de ses intentions que nous, je veux dire un certain nombre de Togolais, ignorerions. Je dis bravo ! non seulement par ironie, mais aussi parce qu’il aurait pu user d’hypocrisie et de la fourberie qu’on lui connaît et signer le protocole, pour n’en jamais tenir compte, comme tant d’autres fois. Par Sénouvo Agbota ZINSOU


PORTRAITS

#TOGODEBOUT : MOBILISATION MONSTRE DE LA DIASPORA DE BASTILLE à RéPUBLIQUE à PARIS

INTERVIEWS

LAURENT BIGOT, DIPLOMATE LIMOGé POUR AVOIR PRéDIT LA CHUTE DE COMPAORé
C’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Après le Burkina Faso, y aura-t-il d’autres pays où la jeunesse se révoltera ? Le cas du Togo nous vient immédiatement à l’esprit. Le clan Gnassingbé, ça fait près de 47 ans qu’il est au pouvoir.


REVUES DE PRESSE

FAURE GNASSINGBé: LE DIALOGUE à LA BOUCHE, LES ARMES ET GOURDINS CLOUTéS EN MAINS
De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


DOSSIERS

Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle (1&2)

La constitution togolaise (1)

La constitution togolaise (2)

La constitution togolaise (3)