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LEPAYS - 31/10/2014 Imprimer | Envoyer | Réagir

Burkina Faso: L’Opposition réclame le depart « pur et simple » de Blaise Compaoré


Dans la déclaration qui suit, l’Opposition politique appelle les manifestants à maintenir la mobilisation jusqu’au départ de Blaise Compaoré

Chers compatriotes,
Peuple du Burkina Faso,

Les évènements dramatiques qui se déroulent dans notre pays ont créé, au sommet de l’Etat, une confusion générale.

Le chef de l’Etat-major général de l’armée a fait une déclaration dans laquelle il a annoncé un certain nombre de mesures qui relèvent normalement des prérogatives d’un chef d’Etat.

Dans le même temps, Mr Blaise Compaoré a fait une déclaration dans laquelle il se considère toujours comme chef de l’Etat. L’un et l’autre ont appelé a une transition politique, sans en définir ni les contours ni le contenu exact.

L’Opposition dit et redit ici, que le préalable a toute discussion relative à une transition politique c’est le départ pur et simple et sans conditions de Mr Blaise Compaoré.

Pour l’Opposition, toute transition politique à venir doit être conçue, organisée et mise en œuvre autour des forces politiques et de la société civile, et intégrer toutes les composantes de la société y compris l’armée.

L’Opposition reste ferme sur les positions du peuple. Elle ne fera aucun compromis qui puisse trahir le mandat que le peuple lui a confié.

L’Opposition politique appelle le peuple burkinabè, à maintenir la pression en occupant systématiquement l’espace public et à écouter les mots d’ordre qui seront lancés.

Vive la lutte du peuple burkinabè
Vive la démocratie
La patrie ou la mort nous vaincrons !


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Appel à la vigilance : Le peuple ne doit pas se laisser voler la Révolution

vendredi 31 octobre 2014

Le peuple du Burkina Faso vient encore d’écrire une page glorieuse de son histoire. Il s’est encore soulevé pour dire non à la confiscation de sa liberté par un assoiffé du pouvoir.

Le 3 janvier 1966, il s’était soulevé pour rejeter le pouvoir autocratique de Maurice Yaméogo dont la gabegie dans la gestion de la chose publique avait ruiné l’Etat et paupérisé durablement le peuple. Aujourd’hui encore, il s’est soulevé de façon plus massive pour s’opposer aux intentions de Monsieur Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir à vie. Ce soulèvement populaire est sans précédent. Dans toutes les grandes villes du pays, le peuple a manifesté sa colère et son désir de changement politique. Le 3 janvier 1966, le peuple avait fait appel au Lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana, alors officier le plus gradé et chef d’Etat-major de l’armée. Au regard de la complexité de la situation politique et financière du pays, le Lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana avait mis quatre ans pour remettre le pays sur la voie constitutionnelle normale.

Le 30 octobre 2014, le peuple a choisi le général Kouamé Lougué, ancien ministre de la défense et ancien chef d’Etat-major des armées. Ce choix du peuple n’est pas fortuit. Le Général Kouamé Lougué est la figure emblématique de la droiture, de l’honneur et de l’intégrité, vertus si rares aujourd’hui au pays des Hommes intègres. Il est si respecté dans l’armée que Monsieur Blaise l’avait accusé en 2006 de comploter pour le renverser par un coup d’Etat. La force de la défense de Lougué lui davantage de sympathie dans l’armée et dans le peuple. Le non-lieu de l’accusation le blanchit, mais il fut écarté de la gestion du pouvoir et du commandement de l’armée, attendant finalement tranquillement de prendre sa retraite. C’est cet homme dont l’intégrité est reconnue de tous qui est désigné par le peuple pour le jouer le rôle de président de transition pendant une durée d’un an.

Etant à la retraite, il n’est au plus aux commandes de l’armée et ne peut s’appuyer immédiatement sur l’armée pour s’assumer. Il devait donc s’appuyer sur le chef d’Etat-major actuel des armées, le général Nabéré Honoré Traoré.

Depuis hier, le peuple a bien suivi les tractations des négociations politiques entre le général Lougué, le chef d’Etat-major et l’opposition républicaine représentée par le CFOP. Il s’est inquiété quand il entendit le communiqué radiodiffusé attribué à Blaise Compaoré, dissolvant le gouvernement et décrétant l’Etat de siège. Le rejet par le président du CFOP, Monsieur Zéphyrin Diabré, du communiqué de Blaise Compaoré et son appel à la démission a rassuré le peuple. Puis est intervenu le communiqué du chef d’Etat-major qui, pour clair qu’il ait été, a jeté néanmoins la confusion dans les esprits. Ce communiqué a eu le mérite de dissoudre à la fois l’assemblée nationale, confisquée par Blaise Compaoré qui en a fait sa chambre de résonnance et qu’il ne pouvait pas dissoudre dans son communiqué, et le gouvernement.

On a eu l’espoir que l’armée a choisi le camp du peuple pour faire triompher les aspirations du peuple au changement. Mais si l’on s’en tient à ce premier message de Blaise Compaoré, il faut se dire que contrairement à sa déclaration selon laquelle, il a entendu le cri du peuple et qu’il le comprend, Monsieur Compaoré veut encore au contraire se donner du temps pour se jouer du peuple et remettre sur la table son projet impérial du pouvoir à vie, en se servant encore d’une assemblée dont le recours lui est précieux.

Le communiqué du chef d’Etat-major des armées ne dit pas qui assume les fonctions de chef de l’Etat pour la transition de douze mois. On annonçait dans la soirée du 30 octobre que Monsieur Blaise Compaoré ferait bientôt son communiqué. A 21h30, sur la chaîne de télévision BF1, il déclare avoir compris les aspirations du peuple au changement. Il retire son projet de loi sur la révision de la constitution, lève l’Etat de siège et annonce à la nation tout entière qu’il est disponible pour continuer de diriger le pays jusqu’au terme de son mandat où il remettra le pouvoir au président démocratiquement élu. Monsieur Compaoré n’a encore rien compris. Il veut gagner du temps en se jouant du peuple. Il propose un dialogue constructif ? Mais quel dialogue, et avec qui ? Il y a une entourloupe entre les différents communiqués de l’armée et de ceux de Monsieur Compaoré. Pourquoi le Général Traoré ne s’est pas assumé dans son communiqué à assumer les fonctions de chef de l’Etat ? Est-ce parce qu’il respecte le choix du peuple qui a désigné le général Lougué ou est-ce par loyalisme à Monsieur Blaise Compaoré que son communiqué s’achève sans qu’on sache qui assure les fonctions de chef de l’Etat ?

Le peuple a fait son choix, Monsieur Blaise Compaoré doit quitter le pouvoir. Il n’est plus le chef de l’Etat. Il est désormais disqualifié pour jouer ce rôle. Son image est si écornée à la fois aux yeux des Burkinabè et de l’opinion internationale, qu’il lui est impossible de continuer de représenter le peuple Burkinabè et son Etat en tant que son chef. Des interventions d’homme de grande sagesse, du Burkina Faso et des grands dirigeants du monde ont interpellé Blaise Compaoré sur le devoir de respect de la Constitution pour préserver la paix dans le pays. Ils lui ont offert de quitter le pouvoir avec tous les honneurs et d’entrer dans l’histoire comme un grand homme, aux côtés du Général De Gaule, de Nelson Mandela, etc. Il a plutôt choisi de sortir de la gestion du pouvoir par la petite porte. Son dernier message à la nation est une insulte au peuple. Il montre qu’il a du mal à surmonter son égo, son intérêt égoïste et qu’il tient à s’accrocher au pouvoir. Par cette seule disposition de l’esprit, Blaise Compaoré n’inspire plus la confiance des Burkinabè.

La démarche du général Kouamé Lougué est républicaine. Il faut la saluer et la soutenir jusqu’au bout afin que celui-là même qui est choisi par le Peuple exerce la fonction de chef d’Etat pour la transition. Il s’est appuyé sur le chef d’Etat-major des armées qui a appelé l’armée à se mettre du côté du peuple. Il est souhaitable que l’armée appuie sur le général Kouamé Lougué dans cette tâche d’élaboration des institutions de la Ve république. Le peuple l’a désigné parce qu’il lui fait confiance. Le général Lougué a douze mois au maximum pour organiser la transition. En 2014, le terme du mandat a été déterminé. Il n’est ni renouvelable ni extensible à souhait.

Le peuple souverain doit ouvrir des yeux de cerbère pour veiller à ce que sa volonté s’accomplisse et que personne d’autre ne lui vole sa victoire et ne détourne sa révolution à des fins d’assouvissement d’intérêts égoïstes, à des fins d’accomplissement de rêve impérial. Il faut rejeter la diversion de Monsieur Compaoré qui s’accroche au pouvoir et cherche encore à gagner du temps en s’offrant encore à diriger le pays. L’erreur à ne pas commettre, c’est de l’écouter, de baisser la garde du soulèvement et de lui permettre de rasseoir au pouvoir. Bâtons le fer lorsqu’il est encore chaud. L’armée doit choisir le camp du peuple.

Tous ensemble dans une mobilisation massive pour faire triompher la vraie Révolution.

Benjamin NITOUANRAND ( LEFASO.NET)

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