Dimanche 30 Avril 2017

Contactez-nous

Recherche :

Actualités

A la une

Editorial

Societe

Regions

Diaspora

Carnet

Politique

Economie

Sante

Education

Culture

Sports

Afrique

International

Repères

Opinions-debats

Revues de presse

Interviews

Portraits

Annonces

Emplois

Immobilier

Divers

Services

Archives

Newsletters

Abonnement

Publicite

Espace reserve

Qui sommes-nous ?

SURVIE - 12/02/2013 Imprimer | Envoyer | Réagir

Arrestations arbitraires de plusieurs membres de l’opposition au Togo


Publié le 12 février 2013 par Survie

Survie a reçu le 6 février 2013 une interpellation du parti togolais Alliance Nationale pour le Changement (ANC) que Survie relaye. A la suite des incendies de janvier 2013 au Togo, des arrestations ont été perpétrées arbitrairement par le ministre de la sécurité et la justice aux ordres du régime togolais et du parti au pouvoir.

La liste fournie par l’ANC des 28 personnes arrêtées au 4 février 13 est la suivante, liste alphabétique non exhaustive des personnes arbitrairement arrêtées et détenues par le Gendarmerie nationale :

1. ADJA Gérard, 2. AGBEGNEZI Komlan Chritophe, 3. AGNITEY Massama Esso (alias Guillaume Soro), 4. AKPOVI Taïrou, 5.ALINKI Moukalawa, 6. AMAVI Séna, 7. ASSOGBA Ayéwa Mathieu, 8. ATHILEY Appolinaire, 9. AWOKOU Simon, 10. BITSIOUDI Birénam, 11. DOGBEVI Suzanne Kafui Nukafu, 12. EKLOU Jean, 13. EKLOU Kossivi Maurice, 14. KAMING Pyabalo Aimé, 15. KODJO Agbéyomé Gabriel, 16. KPOGO Alphonse, 17. LABANE Koffi, 18. LOUM Mohamed alias TOMETY Toussaint, 19. MASSAN, 20. MIGAN Fofo Kokou, 21. MISSINHOUN Ignace Koomlan, 22. MIVEGBO Ayawo (TOUKPUI), 23. NAPO Naboudja, 24. Nicolas, 25. OURO-AKPO Tchagnaou, 26. SENOU Hervé, 27. VONDJOGBE Koffi Sika, 28. YAKANOU Etienne

Parmi ces personnes arrêtées figurent des dirigeants et cadres de l’opposition togolaise : Kodjo AGBEYOME (président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union Un Togo Solidaire (OBUTS), alliance FRAC), Gerard ADJA (vice-président OBUTS), Alphonse Kpogo (Secrétaire Générale de l’Alliance des Togolais pour le développement intégral (ADDI), alliance FRAC), Jean EKLOU (président de la jeunesse de l’ANC, alliance FRAC), Appolinaire Atilé (Service de sécurité de l’ANC), Taïrou Akpovi (ANC-OGOU), Ouro-Akpo Tchagnao (député ANC).

Ces arrestations, réalisées lors du déclenchement de l’intervention française au Mali, à un moment où le Togo s’est rendu indispensable sur la scène internationale par l’envoi de soldats, rappellent les méthodes employées par Eyadéma au début des années 1990 pour déstabiliser l’opposition. Ces arrestations participent à la mise en place d’un climat de terreur et à un renforcement de la dictature togolaise. Cette déstabilisation de l’opposition a lieu à quelques semaines des élections législatives que le pouvoir togolais essaye d’imposer par la force, préparant une nouvelle mascarade électorale.

La méthode de fraude principale qui sera employée pour les législatives de 2013 est déjà connue : le découpage des circonscriptions totalement déséquilibré pour permettre au parti au pouvoir, le RPT-Unir, d’obtenir une très large majorité de sièges avec une minorité de votes. L’Union européenne n’a aucunement insisté sur la nécessité d’un redécoupage en fonction de la démographie qu’elle avait pourtant recommandé en 2007.

Ce silence de l’UE, qui est aussi celui de la diplomatie française, implique l’Europe dans la fraude électorale en préparation. Survie a participé le 18 janvier 2013 à l’interpellation de l’Union européenne sur la préparation des élections législatives au Togo.

Survie dénonce ces arrestations de responsables et militants de l’opposition et demande au gouvernement français et à la diplomatie européenne d’intervenir pour demander leur libération.

Survie demande à l’Union européenne et aux autorités françaises d’exiger au plus vite du gouvernement togolais qu’il s’engage à organiser des élections législatives crédibles, conformes aux recommandations déjà émises, en accord avec l’opposition au Togo rassemblée autour des deux coalitions de partis, le FRAC et Arc-en-ciel, ainsi qu’autour du Collectif ‘Sauvons le Togo’.

Imprimer | Envoyer par email | Réagir à cet article

Page précédente
DERNIERES DEPECHES
Togo : Jean-Pierre Fabre dit NIET à Faure Gnassingbé
Ouverture vendredi à Yaoundé d’une réunion des pays de la zone franc
Togo : 35 milliards de francs CFA de bons de trésors vont être émis sur le marché de l’UEMOA
Togo : Un nouveau Cahier des charges pour Togocel pour améliorer ses réseaux G2/G3
Espace CEDEAO: Le Togo s’oppose à la limitation des mandats présidentiels à deux !
Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril
Présidentielle au Togo: dix jours pour régler les derniers problèmes
Togo: Présidentielle reportée au 25 avril à cause du fichier électoral bidonné ?
Togo: les fonctionnaires en grève
L’élection au Togo s’invite en justice à Bruxelles
Les autres dépêches...



OPINIONS-DEBATS

TOGO: JE DIS BRAVO, PRINCE GNASSINGBé! NON SEULEMENT PAR IRONIE...
En refusant de signer le protocole des chefs d'État portant limitation du nombre des mandats présidentiels à deux, protocole qui a cependant recueilli l'accord de 8 chefs d'État sur 10, Gnassingbé n'a rien révélé de neuf, ni de sa personnalité, ni de ses intentions que nous, je veux dire un certain nombre de Togolais, ignorerions. Je dis bravo ! non seulement par ironie, mais aussi parce qu’il aurait pu user d’hypocrisie et de la fourberie qu’on lui connaît et signer le protocole, pour n’en jamais tenir compte, comme tant d’autres fois. Par Sénouvo Agbota ZINSOU


PORTRAITS

TOGO-RéPRESSIONS MILITAIRES : QUI A TUé ALABI NADJINOUDINE ?

INTERVIEWS

LAURENT BIGOT, DIPLOMATE LIMOGé POUR AVOIR PRéDIT LA CHUTE DE COMPAORé
C’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Après le Burkina Faso, y aura-t-il d’autres pays où la jeunesse se révoltera ? Le cas du Togo nous vient immédiatement à l’esprit. Le clan Gnassingbé, ça fait près de 47 ans qu’il est au pouvoir.


REVUES DE PRESSE

FAURE GNASSINGBé: LE DIALOGUE à LA BOUCHE, LES ARMES ET GOURDINS CLOUTéS EN MAINS
De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


DOSSIERS

Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle (1&2)

La constitution togolaise (1)

La constitution togolaise (2)

La constitution togolaise (3)