Mercredi 22 Novembre 2017

Contactez-nous

Recherche :

Actualités

A la une

Editorial

Societe

Regions

Diaspora

Carnet

Politique

Economie

Sante

Education

Culture

Sports

Afrique

International

Repères

Opinions-debats

Revues de presse

Interviews

Portraits

Annonces

Emplois

Immobilier

Divers

Services

Archives

Newsletters

Abonnement

Publicite

Espace reserve

Qui sommes-nous ?

LETOGOLAIS.COM - 02/03/2003 Imprimer | Envoyer | Réagir

Me Yawovi .AGBOYIBO 02/03/03


Entretien réalisé le 01-03-03 par LETOGOLAIS.COM

LETOGOLAIS.COM: Que s'est-il réellement passé ces derniers jours au sein de la CFD depuis la demande de désignation par le Premier Ministre Koffi SAMA de deux représentants de la CFD dans la CENI version RPT ?

M. AGBOYIBO: Ces 15 derniers jours ont été un tournant décisif dans le parcours de la CFD. Tout à commencé le 13 février 2003, jour où j'ai reçu la lettre du Premier Ministre Koffi SAMA conviant la CFD à lui faire parvenir au plus tard le 19 février 2003 à 17 h les noms de deux représentants à la CENI. Je venais de prendre les fonctions de Vice-président, Président en exercice des travaux du Directoire mis en place par la CFD avec comme Président M. Gilchrist OLYMPIO de l'UFC et trois autres Vice-présidents : M. Zarifou AYEVA du PDR ; Prof Léopold GNININVI de la CDPA et M. Edem KODJO de la CPP.

J'ai, dès réception du courrier, réuni dans la journée les neuf organisations membres du Présidium de la Coalition pour le porter à leur connaissance. Je l'ai ensuite transmis par lettre en date du 14 février 2003 à M. Gilchrist OLYMPIO en lui demandant de nous faire connaître sa position . Le dimanche 16 février 2003, ce dernier nous a suggéré en réponse d'éviter d'envoyer des noms au Premier Ministre. Le Directoire réuni, le même dimanche, après avoir pris bonne note des observations formulées par le Président à l'appui de son avis, a estimé qu'il fallait envoyer à titre conservatoire quatre noms au Premier Ministre en faisant ressortir nos préoccupations dans la réponse à lui adresser. Le présidium réuni à son tour le lundi 17 février 2003 est parvenu aux conclusions ci-après que j'ai transmises par lettre en date 18 février 2003 à M. Gilchrist OLYMPIO :

« L'ADDI, le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR, le PSR, l'UDS-TOGO, les Rénovateurs, sont d'avis que la CFD transmette, à titre conservatoire, quatre (4) noms au Premier Ministre.

La délégation de l'UFC, reprenant la position exprimée par le Président du Directoire dans sa lettre du 16 février 2003 s'est opposée à l'envoi des noms au Premier Ministre. »


LETOGOLAIS.COM: L’envoi de la liste au Premier Ministre se serait fait en violation du mode de décision au sein de la CFD qui est le consensus intégral?

M. AGBOYIBO: NON. Il y a eu un compromis dont le libellé figure dans le compte-rendu adressé à M. Gilchrist OLYMPIO : « après de longs échanges, et par souci de sauvegarder la cohésion de la Coalition, il a été accepté par tous que la CFD adresse à titre conservatoire quatre noms au Premier Ministre et que soit expressément mentionnée dans le compte rendu de la réunion la position divergente de l'UFC avec faculté pour celle-ci de la rendre publique.

Il m'a été demandé de prendre attache avec les organisations membres de la CFD en vue de recueillir les intentions pour le choix par le présidium des quatre noms à envoyer au Premier Ministre.»

Les membres du présidium réunis à nouveau le 18 février 2003, allaient échanger sur le choix des quatre noms et finaliser la lettre à envoyer au Premier Ministre, lorsque M. Gilchrist OLYMPIO nous a fait parvenir une correspondance datée du même jour. Le présidium m'a chargé de lui faire préciser le sens du dernier paragraphe de la lettre :

«je proposerai qu'une petite commission probablement présidée par moi-même, étudie la possibilité de prendre langue avec les autorités togolaises, pour leur exprimer toutes les implications et tous les dangers de la situation actuelle, ainsi que pour formuler des propositions permettant la tenue d'élections libres, transparentes et démocratiques.»

Il m’a précisé peu après qu’en réalité, il n’existe pas une perspective immédiate de dialogue avec le régime.

Lors de la réunion du 18 février 2003, il a été, par ailleurs, demandé à chaque organisation membre de la CFD de faire un examen approfondi du nouveau Code électoral avant la prochaine séance.

A la reprise des travaux le mercredi 19 février 2003, j'ai interrogé les neuf organisations membres de la CFD sur le point de savoir si la précision recueillie auprès de Gilchrist OLYMPIO, et leur appréciation du nouveau Code électoral sont de nature à remettre en cause la décision que le Présidium a prise le lundi 17 février 2003 d'adresser au Premier Ministre, à titre conservatoire, quatre noms avec faculté pour l'UFC de rendre publique sa position divergente. Il s'en est dégagé les conclusions suivantes dont j'ai rendu aussitôt compte au Président du Directoire en ces termes :

« - Pour l'envoi des noms : le CAR, la CPP, le PDR, le PSR, l'UDS-TOGO, les Rénovateurs.
- Contre : l'ADDI, la CDPA, l'UFC.

Conformément à la règle consensuelle observée le lundi 17 février 2003, il a été en conséquence décidé que la CFD transmette à titre conservatoire quatre noms au Premier Ministre. Sur la base des consultations menées auprès des neuf organisations, les noms ci-après ont été retenus : M. AJAVON Atta Messan de la CPP; Dr. AMAGLO James du CAR; M. HOUNGBO Euloge Kodjo du PSR et M. KOLANI Kinam Lardja Henri du PDR.


Monsieur Jean-Pierre FABRE a été chargé de prendre attache avec le Président de la CFD à propos de sa disponibilité à signer la lettre à adresser au Premier Ministre; étant entendu qu'en cas d'objection de sa part, il reviendra, comme il en a été décidé le lundi 17 février 2003, au Vice-président, Président en exercice des travaux de la CFD de la signer. ».

M. Jean-Pierre FABRE m'a fait savoir le même jour à 16 h que le Président du Directoire n'entend pas signer la lettre. J'ai dû, comme convenu, la signer pour la faire déposer au secrétariat du Premier Ministre, à 16h40.

Le vendredi 20 février 2003, l'UFC m'a adressé, sous la signature de son Premier vice-président, M. Emmanuel AKITANI BOB, une lettre aux termes de laquelle elle a décidé de suspendre sa participation aux travaux de la CFD. Cette correspondance est suivie par une seconde en date du 25 février 2003 annonçant le retrait de l'UFC de la Coalition.


LETOGOLAIS.COM: Selon nos informations, la désignation des membres de la CENI s'est faite sans que les concertations aient été achevées entre tous les partis membres de la CFD ?

M. AGBOYIBO: Le récit qui précède est suffisamment édifiant sur l'inexactitude des informations dont vous faites état. Les quatre personnes dont les noms ont été transmis au Premier Ministre ont été désignées à l'issue de multiples et laborieuses concertations. Il y a eu certes, la divergence de l'UFC puis le revirement de la CDPA et de l'ADDI. Mais, par référence au principe du consensus pondéré qui a permis à la Coalition de sortir, le 17 février, de l'impasse créée par la divergence de l'UFC, nous avons finalement réussi à nous accorder le 19 février 2003 sur l'envoi des noms au Premier Ministre. Je vous assure que si une seule des neuf organisations s'était ouvertement opposée à l'envoi de la réponse au Premier Ministre au nom de la CFD, on aurait recherché une autre formule.


LETOGOLAIS.COM: Avez-vous délibérément court-circuité l'UFC lors d'un vote majoritaire et par là-même son leader Gilchrist OLYMPIO ?

M. AGBOYIBO: Je crois m'être suffisamment expliqué sur ce point également. Je voudrais simplement souligner que c'est grâce à la bonne volonté de la délégation de l'UFC, que lors de sa réunion du 17 février 2003, le présidium a pris par consensus la décision que j'aimerais rappeler à nouveau :

«Après de longs échanges, et par souci de sauvegarder la cohésion de la Coalition, il est accepté par tous que la CFD adresse à titre conservatoire quatre noms au Premier Ministre et que soit expressément mentionnée dans le compte rendu de la réunion la position divergente de l'UFC avec faculté pour celle-ci de la rendre publique ».


LETOGOLAIS.COM: Ce qui s'est passé le 19 février 2003 n'est-il pas un rappel de la situation qui a eu lieu à la constitution de la première CENI avec la révocation de Monsieur Jean-Pierre FABRE ?

M. AGBOYIBO: Les deux situations sont loin d'être similaires. Je ne voudrais pas revenir sur le triste malentendu de 1998 qui a tant desservi l'Opposition. A l'origine, il y eut, tout comme aujourd'hui, une question de principe. Mais, on n'aurait pu surmonter la difficulté pour le plus grand bien de nos populations, pour peu que l'on se soit efforcé à l'époque d'intégrer le souci d'efficacité dans le traitement de la question de principe. Nul doute que l'UFC s'est aperçue lors du scrutin de juin 1998 que le Docteur AMAGLO a surveillé ses intérêts autant que Jean-Pierre FABRE l'aurait fait.


LETOGOLAIS.COM: D'aucuns estiment que vous avez poussé l'UFC au retrait en la mettant en difficulté ?

M. AGBOYIBO: Ces propos ont de quoi faire rire. Comment aurais-je pu le faire? Ce sont là des histoires. L'UFC est dirigée par des cadres politiques compétents. Je conçois mal qu'elle puisse se retirer de la Coalition au seul motif que celle-ci a adressé à titre conservatoire au Premier Ministre quatre noms de représentants à la CENI. Elle a dû être déterminée par des raisons plus sérieuses que je respecte sans chercher à les connaître. Deux choses me paraissent certaines. L'UFC a pu se rendre compte, à l'instar de nous tous, que la CFD a été un marché de dupes.


LETOGOLAIS.COM: Marché de dupes ? L’action unitaire répondait pourtant à une exigence forte de l’ensemble des forces démocratiques, sur le terrain comme au sein de la diaspora, et même à un souhait de la communauté internationale semble-t-il ?

M. AGBOYIBO: On avait tous cru que la création de la Coalition allait déboucher sur un prompt rétablissement de l'Accord cadre. Il fallait en réalité pour atteindre cet objectif la structurer de manière à en faire un véritable cheval de bataille. Ce qui n'a pas été le cas. Au fil des jours, la CFD s'est révélée comme un véritable carcan au fonctionnement lourd et pénible du fait qu'elle ne pouvait prendre la moindre décision sans le consentement de tous, par respect du fameux principe du consensus intégral. De sorte que depuis plus de deux mois, elle n'a posé aucun acte de nature à secouer le régime. Et le plus dramatique, c'est que pour préserver la stratégie unitaire, chaque parti membre s'est pratiquement interdit de poursuivre durant cette période d'inertie collective, les actions qu'il menait seul. Il fallait à un moment ou à un autre mettre fin à l'impasse pour permettre l'ouverture d'une réflexion approfondie sur la manière de promouvoir une meilleure coopération entre les organisations oeuvrant pour le changement démocratique. C'est sous cet angle qu'il faut, à mon avis, comprendre la décision prise par l'UFC. On aurait, bien sûr, préféré qu'elle adopte à cette fin une démarche moins inquiétante pour nos populations. Mais sur le fond je considère que la décision de l'UFC est une courageuse interpellation de l'ensemble de l'Opposition à une auto-remise en cause. Toutes les organisations membres de la CFD en avaient conscience. C'est donc faire preuve de mauvaise foi en pensant un seul instant que c'est le Président du CAR qui a poussé l'UFC à prendre sa décision.


LETOGOLAIS.COM: N'avez-vous pas le sentiment que la désignation par la CFD de représentants à la CENI dissone avec la position de l'Union Européenne ?

M. AGBOYIBO: C'est dans un contexte délicat que la Coalition des Forces Démocratiques a eu à se prononcer sur la question de savoir s'il faut envoyer ou non au Premier Ministre des noms pour sa représentation au sein de la CENI. Il est possible qu'en croisant les bras pour laisser le candidat du régime aller seul aux élections, l'Opposition ferait davantage plaisir à certains Etats membres de l'Union Européenne qui venait de prendre acte de l'amendement constitutionnel visant à permettre au Général Eyadema de briguer un nouveau mandat.

Mais il est aussi vrai qu'après le boycott des élections législatives de mars 1999 et celles du 27 Octobre 2002, les populations togolaises ont du mal à supporter qu'elles soient à nouveau privées du droit de s'exprimer à l'occasion de la présidentielle de 2003.

C'est en tenant compte de cette donnée que la majorité des membres de la Coalition ont estimé qu'en la matière, il fallait que le dernier mot revienne à la population. Dans l'immédiat, à leur point de vue, il fallait se contenter d'une réponse intérimaire consistant à adresser les noms à titre conservatoire au Premier Ministre.

A la suite de quoi devait s'ouvrir rapidement une vaste campagne de consultation permettant de recueillir, non seulement l'avis des populations des différentes préfectures du Togo, mais également des Togolais de la diaspora, ainsi que celui de plusieurs corps de la société civile, notamment les églises qui ont ouvertement pris position dans le débat sur les conditions d'organisation des élections.

C'est à la suite des différents avis ainsi recueillis que la Coalition entend adopter une position définitive. S'il apparaît que les Togolais sont massivement décidés à se battre pour faire partir Eyadéma en 2003 quelles que soient les conditions, la Coalition ira de l'avant, en confirmant les noms provisoirement adressés au Premier Ministre. Si, en revanche, il se révèle que l'opinion dominante est hostile à l'implication de l'Opposition dans le processus électoral, la Coalition s'y pliera en demandant aux personnes désignées de ne pas aller siéger à la CENI.

La démarche suivie par la Coalition n'a donc rien d'irréversible. Elle a le mérite de sortir le débat du carcan des appareils des partis pour le porter directement devant les populations qui en sont primordialement concernées. On n'imagine guère comment la Coalition aurait pu se permettre d'adopter la démarche contraire, en tranchant la question à son seul niveau par le refus d'envoyer des noms, pour ne laisser aux populations que la seule possibilité de déplorer le choix opéré, si jamais elles le désapprouvaient.

Je dis donc que tout en continuant à faire en sorte que la communauté internationale maintienne sa fermeté à l'égard du régime, l'Opposition doit fondamentalement se laisser guider dans ses prises de décisions par les aspirations de nos populations.


LETOGOLAIS.COM: Etes-vous partisan au sein de la CFD de l'option d'une participation de l'Opposition à la prochaine élection présidentielle ? Après la modification du code électoral en février 2002, tous les partis de l' Opposition dont le vôtre ont adopté une position constante refusant de cautionner cette violation de l'Accord-cadre de Lomé. Aujourd'hui qu'est-ce qui justifie votre démarche « participationniste » si l'on sait qu'avec les nouvelles dispositions institutionnelles, les règles du jeu sont encore plus concentrées entre les mains du pouvoir ?

M. AGBOYIBO: D'abord il faut éviter de se méprendre sur les mots. Une chose est de s'impliquer dans le processus électoral en envoyant des noms de représentants à la CENI, une autre est de participer au scrutin à la date qui sera fixée par le Gouvernement.

Entre ces deux moments, il y aura une succession d'évènements que nul ne peut prévoir. Il n'est pas exclu que sur le parcours, des partis aujourd'hui qualifiés de «non participationnistes» se mettent dans la course et qu'au contraire des formations actuellement perçues comme « participationnistes » interrompent leur implication dans le processus.

J'aimerais surtout souligner, qu'au CAR, nous sommes et continuerons à être avant tout à l'écoute de nos populations. Si celles-ci subordonnent leur participation aux élections au rétablissement préalable de l'Accord cadre, le parti se conformera à l'option. Au cas où elles seront au contraire favorables à la poursuite de l'implication du parti dans le processus en dépit des difficultés à restaurer l'Accord cadre dans l'immédiat, nous irons de l'avant comme je l'ai déjà dit.


LETOGOLAIS.COM: Comment pensez-vous surmonter la crise à laquelle l'Opposition est confrontée avec le retrait de l'UFC, de la CFD ?

M. AGBOYIBO: J'aurais aimé qu'on relativise le terme « crise ». J'ai eu à expliquer plus haut en quoi la décision de l'UFC n'a pas pour effet de créer une crise, mais d'amener l'Opposition à réfléchir aux voies et moyens de sortie d'une situation d'impasse, qui, si on n'y prend garde peut être fatale pour notre peuple à l'occasion du scrutin présidentiel en perspective.

L'heure de dire la vérité au peuple a sonné. A ce tournant décisif de l'histoire de notre pays, l'Opposition doit, en conclave, ou par concertations bilatérales se demander, en toute franchise si elle est aujourd'hui en mesure ou non de rétablir l'Accord cadre avant la prochaine présidentielle. Au cas où la réponse serait négative, il serait malhonnête qu'elle entretienne outre mesure l'illusion populaire en cherchant à se donner quelques semaines supplémentaires pour tenter l'impossible. Il faudrait qu' elle ait le courage de faire partager cette vérité aux populations de façon à ce que celles-ci soient préparées à temps à mettre fin au régime obsolète en place, par une mobilisation générale axée sur les élections.


LETOGOLAIS.COM: Faut-il, pour cela, que la CFD retrouve son unité, même de façade ?

M. AGBOYIBO: La dynamique populaire pour la victoire de l'Opposition à la prochaine présidentielle passe nécessairement par l'entente des forces du changement. L'essentiel est de bien réfléchir à la manière de parvenir à cette entente. A la lumière de nos expériences successives du passé, nous devons à l'avenir expliquer à l'opinion publique, les inconvénients de toute forme d' entente qui laisserait l'illusion d'un parti unique de l'Opposition. Il faut faire en sorte que les partis d'Opposition tout en conservant leur autonomie s'efforcent d'harmoniser leurs ambitions pour instaurer entre eux une trêve indispensable à la victoire.


LETOGOLAIS.COM: Cette option est-elle majoritaire ?

M. AGBOYIBO: Je le pense. Elle est partagée par la plupart des principales formations de l'Opposition. Aucun parti si fort qu'il soit, ne peut aujourd'hui se nourrir du rêve de venir à bout du régime en place en entretenant un climat de tension avec ses partenaires de l'Opposition. Le souci d'harmoniser les intérêts et de conjuguer les efforts s'impose tout particulièrement dans le contexte politique actuel où quelles que soient leurs rivalités internes, les formations de l'Opposition ont le devoir de s'entendre sur un candidat pour le prochain scrutin présidentiel. Et c'est le lieu de rendre hommage à l'UFC pour avoir, après son retrait, manifesté sa disponibilité à coopérer avec la CFD et les organisations membres pour la réalisation de l'objectif que nous avons en commun. Aussi longtemps que cet objectif ne sera pas atteint, les partis de l'Opposition sont condamnés à s'entendre et à coopérer.


LETOGOLAIS.COM: Le CAR avait annoncé qu'il aura un candidat à la candidature unique de l'Opposition pour les élections à venir. Si la CFD vous le demande seriez-vous prêt à être candidat ?

M. AGBOYIBO: La question me paraît prématurée, eu égard aux tribulations actuelles de la CFD. En tout état de cause si l'éventualité venait à se présenter, il reviendra au CAR de s'y prononcer.


LETOGOLAIS.COM: Auriez-vous accepté en revanche de renoncer à être candidat si vous n'étiez pas celui désigné par la CFD ?

M.AGBOYIBO: J'ai déjà répondu à cette question le 3 Août 2002 à l'occasion du premier anniversaire de mon incarcération : « peu importe que le prochain Président du Togo provienne du CAR ou d'un autre parti de l'Opposition. »


LETOGOLAIS.COM: Nous vous remercions.



Imprimer | Envoyer par email | Réagir à cet article

Page précédente
DERNIERES DEPECHES
Togo : Jean-Pierre Fabre dit NIET à Faure Gnassingbé
Ouverture vendredi à Yaoundé d’une réunion des pays de la zone franc
Togo : 35 milliards de francs CFA de bons de trésors vont être émis sur le marché de l’UEMOA
Togo : Un nouveau Cahier des charges pour Togocel pour améliorer ses réseaux G2/G3
Espace CEDEAO: Le Togo s’oppose à la limitation des mandats présidentiels à deux !
Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril
Présidentielle au Togo: dix jours pour régler les derniers problèmes
Togo: Présidentielle reportée au 25 avril à cause du fichier électoral bidonné ?
Togo: les fonctionnaires en grève
L’élection au Togo s’invite en justice à Bruxelles
Les autres dépêches...



OPINIONS-DEBATS

TOGO: JE DIS BRAVO, PRINCE GNASSINGBé! NON SEULEMENT PAR IRONIE...
En refusant de signer le protocole des chefs d'État portant limitation du nombre des mandats présidentiels à deux, protocole qui a cependant recueilli l'accord de 8 chefs d'État sur 10, Gnassingbé n'a rien révélé de neuf, ni de sa personnalité, ni de ses intentions que nous, je veux dire un certain nombre de Togolais, ignorerions. Je dis bravo ! non seulement par ironie, mais aussi parce qu’il aurait pu user d’hypocrisie et de la fourberie qu’on lui connaît et signer le protocole, pour n’en jamais tenir compte, comme tant d’autres fois. Par Sénouvo Agbota ZINSOU


PORTRAITS

#TOGODEBOUT : MOBILISATION MONSTRE DE LA DIASPORA DE BASTILLE à RéPUBLIQUE à PARIS

INTERVIEWS

LAURENT BIGOT, DIPLOMATE LIMOGé POUR AVOIR PRéDIT LA CHUTE DE COMPAORé
C’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Après le Burkina Faso, y aura-t-il d’autres pays où la jeunesse se révoltera ? Le cas du Togo nous vient immédiatement à l’esprit. Le clan Gnassingbé, ça fait près de 47 ans qu’il est au pouvoir.


REVUES DE PRESSE

FAURE GNASSINGBé: LE DIALOGUE à LA BOUCHE, LES ARMES ET GOURDINS CLOUTéS EN MAINS
De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


DOSSIERS

Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle (1&2)

La constitution togolaise (1)

La constitution togolaise (2)

La constitution togolaise (3)