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AFRISCOOP - 22/02/2012 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : Koffi Kounté, le président de la CNDH a demandé la protection de la France


Le président de la Cndh, Koffi Kounté, a demandé la protection de la France aux lendemains de la publication d’un rapport concluant à des actes de torture sur les détenus de l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat de 2009 au Togo, a appris mercredi, AfriSCOOP de sources concordantes à Paris.

« Devant l’agitation qu’a produit la publication du rapport authentique et connaissant bien l’entourage du président Faure Gnassingbé, il [Koffi Kounté] a jugé utile de mettre lui et sa famille sous la protection des autorités françaises », a confié sous couvert d’anonymat, un proche du président de la Cndh.

La polémique a éclaté lundi avec la mise en ligne d’un rapport reconnaissant des actes de tortures sur les déténus de l’affaire de coup d’Etat de 2009. Deux jours avant, le gouvernement togolais a publié un document de la Cndh affirmant le contraire.

« Il a été établi que des personnes détenues ont subi soit des violences physiques ou morales de nature vraiment inhumaine et dégradante et qui ont pu causer sur eux des préjudices physiques et psychologiques », a martelé mardi Koffi Kounté depuis la France. Il a aussi accusé l’entourage présidentiel de « menaces ».

Plusieurs proches de la présidence dont des responsables de l’Agence nationale de renseignements (Anr) sont cités dans ce rapport pour avoir participé directement ou indirectement à la torture. Cette agence a accueilli pendant plus de deux ans les 32 prévenus dans l’affaire jugée en septembre 2011 et dont le principal condamné est Kpatcha Gnassingbé, demi-frère de Faure Gnassingbé, actuel président togolais.

« A ce stade des événements, il n’y a que l’exemplarité de la sanction qui peut dissuader les éventuels tortionnaires de demain mais, je crains qu’à l’allure où vont les choses, ils ne leur arrive absolument rien », regrette M. Kounté.

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