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LARAL.NET - 19/02/2012 Imprimer | Envoyer | Réagir

Nouvelles violences à Dakar à une semaine de la présidentielle


DAKAR - 19 Février 2012 - A une semaine du 1er tour de la présidentielle, la tension restait vive au Sénégal où de nouveaux affrontements ont eu lieu dimanche à Dakar après deux jours de violences (une vingtaine de blessés) liées à la contestation de la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade.

De mardi à samedi, toutes les tentatives des opposants de manifester pour le retrait de la candidature de Wade au scrutin du 26 février ont été réprimées violemment. Aucune manifestation n'avait été programmée dimanche.

Mais un rassemblement devant une mosquée de la capitale à l'intérieur de laquelle un policier avait lancé des grenades lacrymogènes pendant les violences de vendredi, a dégénéré en affrontements avec des policiers.

Un millier d'adeptes de la confrérie des Tidianes s'étaient rassemblés devant cette mosquée, la Zawiya El Hadj Malick Sy, rassemblement prévu d'avance, mais survenant deux jours après ce qui est considéré par les Tidianes comme "une profanation".

Les fidèles, priant agenouillés devant la mosquée, ont été rejoints par des leaders du Mouvement du 23 juin (M23, coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile) qui a appelé aux manifestations interdites, ainsi que par le célèbre chanteur Youssou Ndour, également opposant.

Le rassemblement se déroulait dans le calme, mais, selon des témoins, la venue d'une personnalité considérée comme proche du pouvoir dont le nom n'a pas été précisé, a mis en colère des fidèles auxquels se sont joints des jeunes du quartier.

Plusieurs centaines d'entre eux alors ont lancé des pierres sur des policiers qui ont riposté avec des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

L'un des manifestants a lancé un cocktail molotov sur une voiture de police qui a commencé à prendre feu.

Une journaliste de l'AFP a vu un homme touché par une balle en caoutchouc emmené inconscient par des secouristes.

Les manifestants ont également mis le feu à des planches en bois et des détritus sur l'avenue Lamine Guèye, au coeur de Dakar, où est située la mosquée.

Wade doit s'en aller

Les forces de sécurité, qui semblaient à un moment manquer de munitions alors que les manifestants s'approchaient de l'avenue de la République qui mène au Palais présidentiel, ont eux-mêmes lancé des pierres contre les manifestants avant de recevoir du renfort.

Les passants et commerçants de l'avenue se sont déclarés "choqués" que de tels incidents se produisent près d'un lieu de culte. "Wade doit s'en aller, c'est la seule solution", a dit un de ces commerçants.

Ces nouvelles violences sont survenues au 6ème jour de tentatives d'opposants de participer à des manifestations interdites contre la nouvelle candidature de M. Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, à la présidentielle du 26 février.

Ces tentatives ont été réprimées par les forces de l'ordre, les violences culminant vendredi et samedi, faisant une vingtaine de blessés.

Au total, cinq personnes ont été tuées depuis la validation le 27 janvier de la candidature d'Abdoulaye Wade par le Conseil constitutionnel.

La "profanation" de la mosquée de Dakar, une première depuis le début de la contestation, a exacerbé les tensions dans la capitale et d'autres villes. Elle a profondément choqué les Tidianes, qui, avec les Mourides, font partie des confréries les plus influentes du Sénégal, pays à 95% musulman.

Des manifestations de colère ont eu lieu à Tivaouane (ouest), une des villes saintes des Tidianes, où la mairie tenue par un membre du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), a été saccagée et incendiée.

Un jeune est mort après avoir été blessé vendredi soir à Kaolack (ouest) lors d'une manifestation organisée pour protester contre la "profanation" de Dakar.

Elu en 2000, réélu en 2007, M. Wade, candidat à sa propre succession, se dit sûr de l'emporter au premier tour et mène sa campagne tambour battant depuis deux semaines, sillonnant le pays.

Le M23 estime qu'il a épuisé ses deux mandats légaux et juge illégale sa nouvelle candidature, ce que contestent les partisans du président qui soulignent que des réformes de la Constitution lui donnent le droit de se représenter.

C'est dans ce climat tendu que quelque 23.000 militaires et paramilitaires ont voté samedi et dimanche.

Adja Ndiaye ( Leral.net )

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