Samedi 19 Aout 2017

Contactez-nous

Recherche :

Actualités

A la une

Editorial

Societe

Regions

Diaspora

Carnet

Politique

Economie

Sante

Education

Culture

Sports

Afrique

International

Repères

Opinions-debats

Revues de presse

Interviews

Portraits

Annonces

Emplois

Immobilier

Divers

Services

Archives

Newsletters

Abonnement

Publicite

Espace reserve

Qui sommes-nous ?

SOCIETE CIVILES - 15/11/2011 Imprimer | Envoyer | Réagir

Déclaration de la Société Civile sur la situation d’insécurité qui prévaut au Togo


Plus d’une quinzaine de corps retrouvés sans vie à Agoe, Adidogome et leurs environs

Depuis plus de trois mois déjà, certains quartiers de la capitale sont le théâtre de crimes crapuleux et odieux commis sur des populations notamment des jeunes femmes.

Plus d’une quinzaine de corps sont déjà retrouvés dans les banlieues de la capitale, à Agoe, Adidogome et leurs environs. Les victimes, pour la plupart du temps, sont vidées de leur sang ou mutilées et amputées de leurs parties intimes.

C’est dans ce contexte que dans la nuit du 07 novembre dernier, les nommés Tchedina Egbare, Nabede Pawoubadi, Lare Kokou Manka, tous étudiants à l’Université de Kara, ont été enlevés nuitamment par des agents de sécurité.

Monsieur Hervé Kpatimbi Tyr, enseignant de Commentaire Stylistique en Lettres Modernes en la même Université a été également enlevé à son domicile aux environs de quatorze heures, le vendredi 11 novembre 2011. Les organisations de la société civile tiennent vivement à rappeler que tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, à l’intégrité de sa personne et que nul ne peut être arbitrairement arrêté et privé de sa liberté.

Les organisations de la société civile demandent que ces personnes enlevées soient immédiatement relaxées et invitent les Officiers de la Police Judiciaire à respecter la procédure en matière d’interpellation et de garde à vue.

Les organisations de la société civile s’indignent en outre de l’inertie complice et coupable des autorités et restent très préoccupées du fait que depuis l’annonce de ces évènements macabres, aucune enquête sérieuse n’a été diligentée en vue d’arrêter les auteurs qui courent toujours.

Les organisations de la société civile s’étonnent que la question n’a fait l’objet d’aucune communication en conseil des ministres jusqu’à ce jour, pas plus que l’Assemblée Nationale qui devrait interpeller et écouter le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile sur un sujet au centre duquel se trouve la vie des êtres humains.

Face à cette insécurité ambiante et grandissante, les organisations de la société civile crient leur ras le bol et demandent instamment aux autorités compétentes d’ouvrir dans les brefs délais une enquête indépendante en vue de faire la lumière sur ces crimes crapuleux sources de psychose généralisée au sein des paisibles populations.

Aussi, les organisations de défense des droits de l’homme appellent les populations togolaises de bien vouloir les tenir informées dans les meilleurs délais afin que des actions immédiates et conséquentes soient menées en leur faveur.

Les organisations de la société civile exigent que le gouvernement en général et le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile en particulier, prennent des mesures urgentes, idoines et adéquates pour garantir l’intégrité physique et mentale, la vie ainsi que la sécurité de nos populations.

Les organisations de la société civile mettent en garde les autorités en charge de la sécurité dans notre pays qu’un meurtre de plus sera considéré comme de trop et constituera la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

Ont Signé

Pour l’ATDPDH : Madame Ayélé DOGBE
Pour le CACIT : Me Zeus AJAVON
Pour le RAJOSEP : Monsieur Sylvio COMBEY
Pour la LTDH : Me Raphaël N. KPANDE-ADZARE
Pour ACAT-TOGO : Me Jil-Benoît K. AFANGBEDJI
Pour la CTDDH : Monsieur Carlos KETOHOU

Imprimer | Envoyer par email | Réagir à cet article

Page précédente
DERNIERES DEPECHES
Togo : Jean-Pierre Fabre dit NIET à Faure Gnassingbé
Ouverture vendredi à Yaoundé d’une réunion des pays de la zone franc
Togo : 35 milliards de francs CFA de bons de trésors vont être émis sur le marché de l’UEMOA
Togo : Un nouveau Cahier des charges pour Togocel pour améliorer ses réseaux G2/G3
Espace CEDEAO: Le Togo s’oppose à la limitation des mandats présidentiels à deux !
Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril
Présidentielle au Togo: dix jours pour régler les derniers problèmes
Togo: Présidentielle reportée au 25 avril à cause du fichier électoral bidonné ?
Togo: les fonctionnaires en grève
L’élection au Togo s’invite en justice à Bruxelles
Les autres dépêches...



OPINIONS-DEBATS

TOGO: JE DIS BRAVO, PRINCE GNASSINGBé! NON SEULEMENT PAR IRONIE...
En refusant de signer le protocole des chefs d'État portant limitation du nombre des mandats présidentiels à deux, protocole qui a cependant recueilli l'accord de 8 chefs d'État sur 10, Gnassingbé n'a rien révélé de neuf, ni de sa personnalité, ni de ses intentions que nous, je veux dire un certain nombre de Togolais, ignorerions. Je dis bravo ! non seulement par ironie, mais aussi parce qu’il aurait pu user d’hypocrisie et de la fourberie qu’on lui connaît et signer le protocole, pour n’en jamais tenir compte, comme tant d’autres fois. Par Sénouvo Agbota ZINSOU


PORTRAITS

TOGO-RéPRESSIONS MILITAIRES : QUI A TUé ALABI NADJINOUDINE ?

INTERVIEWS

LAURENT BIGOT, DIPLOMATE LIMOGé POUR AVOIR PRéDIT LA CHUTE DE COMPAORé
C’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Après le Burkina Faso, y aura-t-il d’autres pays où la jeunesse se révoltera ? Le cas du Togo nous vient immédiatement à l’esprit. Le clan Gnassingbé, ça fait près de 47 ans qu’il est au pouvoir.


REVUES DE PRESSE

FAURE GNASSINGBé: LE DIALOGUE à LA BOUCHE, LES ARMES ET GOURDINS CLOUTéS EN MAINS
De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


DOSSIERS

Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle (1&2)

La constitution togolaise (1)

La constitution togolaise (2)

La constitution togolaise (3)