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NOUVELOBS - 26/02/2011 Imprimer | Envoyer | Réagir

L’ONU veut imposer des sanctions contre le régime de Kadhafi


Mouammar Kadhafi, menacé de poursuites pour crimes contre l'humanité par la communauté internationale qui tente de mettre fin à la répression sanglante en Libye, était sur la défensive vendredi 25 février.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni vendredi et est tombé d'accord pour s'efforcer d'adopter une résolution imposant des sanctions contre le régime de Kadhafi tandis que les Etats-Unis ont gelé ses avoirs et ceux de ses quatre fils. Un projet de résolution du Conseil de sécurité, rédigé par les Occidentaux, l'avertit que "les attaques étendues et systématiques qui ont lieu actuellement en Libye contre la population civile peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité". Les violences dans ce pays ont fait de 300 à plus de 1.000 morts, selon les sources.

"Sauvez la Libye"

"La violence doit cesser", a affirmé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui, évaluant à mille le nombre de morts, a appelé le Conseil à prendre des mesures "décisives". "S'il vous plaît, Nations unies, sauvez la Libye", a quant à lui imploré l'ambassadeur de Libye à l'ONU, Mohammed Shalgham, après avoir fait défection. Il est important que "le Conseil de sécurité prenne maintenant une vraie décision pour arrêter l'effusion de sang", a-t-il affirmé.
Pris entre l'opposition armée qui affirme avoir libéré la région pétrolifère de l'Est, autour de Benghazi, et des combats violents à l'Ouest, le colonel Kadhafi a demandé vendredi à ses partisans de se préparer à "défendre la Libye", selon des images diffusées par la télévision d'Etat.

"Nous allons nous battre et nous les vaincrons" et "s'il le faut, nous ouvrirons tous les dépôts d'armes pour armer tout le peuple", a-t-il lancé à la foule sur la place Verte à Tripoli.
Les forces loyales au régime ont tiré vendredi sur des manifestants dans la capitale, faisant au moins deux morts dans le quartier populaire de Fachloum, selon un témoin. La télévision officielle l'a démenti.
"Ils tirent sur des civils sans armes qui sortent de la prière", a déclaré à l'AFP un habitant du quartier résidentiel de Ben Achour.
Jeudi, Kadhafi avait accusé ses opposants d'être téléguidés par la nébuleuse Al-Qaïda et d'être "drogués".

"Kadhafi dehors"

Les partisans du "Guide", au pouvoir depuis plus de 40 ans, sont concentrés à Tripoli, où la milice Khamis disposerait de 9.000 combattants, de chars et d'avions, selon des informations non confirmées. Des mutineries ont affecté l'armée, selon plusieurs sources. Dans l'est du pays, à Tobrouk, un millier de personnes brandissant des drapeaux de la monarchie du roi Idriss Senoussi, symbole de l'insurrection, ont manifesté. "Libye libre, Kadhafi dehors", "Le peuple veut la chute du régime", ont-ils lancé. Musratha, troisième ville du pays à 150 km à l'est de Tripoli, a été désertée par les partisans de Kadhafi, mais des combats ont fait de nombreux morts sur une base aérienne proche, selon un habitant. A Benghazi, les opposants ont formé un conseil municipal pour rétablir l'ordre et remettre en route les services publics.
A l'étranger, l'indignation et l'inquiétude s'amplifient. Le régime libyen semble être lâché par ses pairs arabes et les démissions de ses ambassadeurs se multiplient.

Des avoirs bloqués

Le président américain Barack Obama a signé un décret présidentiel gelant les avoirs et bloquant les propriétés aux Etats-Unis du colonel Kadhafi et de ses quatre fils. "Le régime de Mouammar Kadhafi a bafoué les normes internationales et la morale élémentaire. Il doit être tenu responsable", a affirmé Obama dans un communiqué.
Washington a par ailleurs annoncé la fermeture provisoire de son ambassade à Tripoli, faute de pouvoir assurer la sécurité de ses diplomates.
"Monsieur Kadhafi doit partir", a souligné le président français, Nicolas Sarkozy, en visite à Ankara.
Seul le président vénézuélien, Hugo Chavez, lui a exprimé son soutien. L'Otan et l'Union européenne se sont concertées vendredi en Hongrie. L'UE est tombée d'accord pour décréter un embargo sur les ventes d'armes et de matériel de répression ainsi que pour geler les avoirs et interdire de visa Kadhafi et ses proches, selon des sources diplomatiques. Les Européens préparent des "plans d'urgence" pour contrôler l'espace aérien libyen mais ils ont "d'abord besoin d'une résolution du Conseil de sécurité" l'y autorisant, selon un diplomate présent à la réunion.

Entre 40.000 à 50.000 migrants

Depuis lundi 40.000 à 50.000 migrants ont fui la Libye par les frontières terrestres et leur flux s'accroît, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). La préoccupation est particulièrement vive pour les dizaines de milliers d'employés originaires de pays pauvres comme le Bangladesh ou les Philippines.
Quelque 7.408 personnes ont franchi la frontière tunisienne de Ras Adjir, selon l'OIM, dont un millier vendredi, surtout des Egyptiens. D'autres entrent en Algérie par des postes frontières dans le désert.
De nombreux pays, dont la Chine, les Etats-Unis et les Européens, mais aussi l'Indonésie et l'Inde, évacuent massivement leurs ressortissants.
Le Programme alimentaire mondial de l'ONU a averti que la chaîne d'approvisionnement alimentaire en Libye qui "importe pratiquement tous ses
vivres, risque de s'effondrer".

Ailleurs dans le monde arabe, plusieurs pays ont connu une nouvelle "journée de la colère" en faveur de réformes et contre la corruption et le chômage.

(Nouvelobs.com)

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