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LETOGOLAIS.COM - 25/10/2002 Imprimer | Envoyer | Réagir

Paul …le téméraire rêve d’études supérieures !


Paul est originaire de Bohou dans la préfecture de la Kozah, où il a obtenu en 2000 son baccalauréat scientifique après deux tentatives infructueuses. Mais depuis cette date, il ne peut continuer ses études car les études universitaires sont devenues coûteuses et la vie à Lomé est inabordable. Il aura 23 ans en décembre 2002 et la plupart de ses camarades de promotion sont logés à la même enseigne.

Ses aînés lui avaient pourtant affirmé que l’Université de Lomé était en Afrique de l’Ouest, la plus abordable financièrement . Les inscrits bénéficiaient d’une chambre d’étudiant et une bourse mensuelle de 21.600 FCFA. Dans ses rêves de gosse, Paul avait juré : « un jour, je serai moi aussi un étudiant».

Sa famille a émigré dans les années 50 vers la région des plateaux et travaillait dans les plantations caféières et cacaoyères. Très jeune, il perd son père et c’est sa mère qui subvient aux besoins de la famille avec ses maigres recettes de marchande du village. Parmi ses quatre frères et ses deux sœurs, il est le seul à continuer les études et veut devenir médecin, s’opposant à la volonté de toute sa famille qui trouve irréaliste cette ambition.

Homme à tout faire, Paul Por.. travaille avec ses camarades dans des plantations pendant les week-ends et les vacances, pour avoir de quoi survivre et autofinancer ses études secondaires.

Son rêve est devenu réalité avec l’obtention de son Bac. Mais il est confronté à la dure réalité de la dégradation de la vie au Togo. Les frais d’inscription à l’université sont passés de 4.500 FCFA à 25.000 CFA, d’une année sur l’autre. Cependant il s’inscrit et commence ses études au campus ; mais il est obligé de les interrompre, la vie à Lomé étant au dessus de ses moyens. Il rentre au village et se remet au travail. : il coupe du bois dans la brousse pour le revendre; il aide des entrepreneurs Indiens à couper et à exporter du teck togolais au Port autonome de Lomé. Son objectif est toujours de faire des économies afin de financer ses études à Lomé.

« Cette année je dois aller à Lomé plus fort et plus rassuré ». Mais Paul apprend à quelques semaines du début des cours à l’université que les frais d’inscription sont passé de 25000 à 50.000 FCFA. Aujourd’hui, il se prend la tête mais il se dit qu’il doit foncer. C’est un téméraire ; « j’ai déjà perdu deux années mais je suis convaincu que je réussirai mes études médicales». Il sait aussi que l’éducation est un droit et il ne veut pas y renoncer même si au Togo cela a un prix.

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