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RFI - 12/12/2009 Imprimer | Envoyer | Réagir

L’Afrique prend des libertés avec la France


Par Jean-Baptiste Placca

Si ce n’est pas une insurrection, c’est au moins le début d’une fronde. Où la docilité légendaire des anciennes colonies françaises d’Afrique vis-à-vis de Paris fait place à des actes de défiance, à des attaques. Cette semaine, le Togo a annoncé l’expulsion d’un diplomate français, suspecté d’une trop grande proximité avec un opposant en vue.

Lorsque, en octobre dernier, le ministre français Alain Joyandet s’est interrogé sur la pertinence d’un nouveau report des élections en Côte d’Ivoire, le Premier ministre Guillaume Soro s’est insurgé contre ce qu’il considérait alors comme un manque de considération pour son pays, et au-delà, pour l’Afrique et les Africains. Et l’on ne compte plus les mouvements d’humeur. Idriss Déby explose, lorsque Paris étale sur la place publique les dépenses militaires de son gouvernement. Abdoulaye Wade s’emporte lorsqu’un juge français lance un mandat d’arrêt contre des personnalités sénégalaises, à la suite du naufrage du Joola.

Le chef d’Etat malgache peut même se permettre d’oublier de recevoir les lettres de créances de Gildas Le Lidec, ambassadeur de France, dont les Camerounais refuseront tout simplement la nomination, sous prétexte qu’il porterait malheur... On n’était pas habitués à voir les Etats africains traiter la France de la sorte. Il y a trois ans, malgré les promesses faites à Jacques Chirac, les ministres de la Santé du continent ont apporté leurs voix au candidat de la Chine à la direction générale de l’Organisation mondiale de la santé, au grand désarroi du Français Bernard Kouchner, candidat de son pays.

Qu’il est loin, le temps où les Etats africains votaient, aux Nations unies, contre l’idée d’une éventuelle indépendance de la Nouvelle Calédonie, parce que telle était la volonté de Paris ! A l’époque, les politologues estimaient que la France pouvait prétendre à un rôle de moyenne puissance sur l’échiquier mondial, parce qu’elle avait, à disposition, le vote de ces Etats africains. Ces temps ne sont plus, et l’on aurait tort d’en minimiser les conséquences.

Lorsque, à une époque pas si lointaine, Laurent Gbagbo taclait brutalement la France de Jacques Chirac, un ancien chef d’Etat ouest-africain - qui pense devoir sa chute à certains réseaux en France - faisait observer, en privé, que ce sont des interlocuteurs comme Gbagbo qu’il fallait à la France, à la tête des Etats africains.

Pour que la fronde ne devienne pas insolence, Paris peut tout simplement choisir de traiter ses anciennes colonies comme des pays normaux, sur des bases claires, qui excluent tous ces soutiens à des régimes dont l’amitié a si souvent valu à la France une certaine impopularité sur le continent.

www.rfi.fr

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