Vendredi 24 Mars 2017

Contactez-nous

Recherche :

Actualités

A la une

Editorial

Societe

Regions

Diaspora

Carnet

Politique

Economie

Sante

Education

Culture

Sports

Afrique

International

Repères

Opinions-debats

Revues de presse

Interviews

Portraits

Annonces

Emplois

Immobilier

Divers

Services

Archives

Newsletters

Abonnement

Publicite

Espace reserve

Qui sommes-nous ?

L'AUTEUR - 18/12/2008 Imprimer | Envoyer | Réagir

Les Gnassingbé et la méthode Coué


La méthode Coué consiste à répéter inlassablement ce dont on veut se
convaincre. Pendant plus de trois décennies, Gnassingbé Eyadéma a répété inlassablement au peuple togolais qu’il est son sauveur en tuant le Président démocratiquement élu par ce même peuple. C’était le moment où tout le media togolais au service du dictateur appelait tous les jours à combattre les non-adeptes de la méthode Coué de Gnassingbé, à se montrer vigilants vis à vis des hésitants, à pratiquer la délation pour traquer selon Gnassingb,é les ennemis du peuple. C’était une manière de détourner le peuple de l’action politique quotidienne, courageuse et dangereuse dans un État totalitaire, qui devait s’appuyer non sur la méthode Coué mais sur des valeurs universelles.

Les Togolais, dans leur grande majorité, ont à un moment ou à un autre, collaboré avec le régime, forcés le plus souvent par les menaces, le chantage et la faim, plus rarement par conviction. Cette sombre période de mon pays souligne aujourd’hui les contradictions d’une société togolaise qui n’a pas réglé ses comptes avec le passé, hésitant entre l’oubli et la restitution de son honneur patriotique bafoué par les Gnassingbé. Ce passé qui dérange ceux qui se sont toujours satisfaits d’une confortable médiocrité en servant le père et aujourd’hui le fils. La restitution de l’honneur patriotique bafoué qui doit passer obligatoirement par le libre choix du peuple de ses élus. Une rebuffade au peuple de son droit légitime de choisir librement son Président aux prochaines élections, doit contraindre le peuple a faire usage de l’article 150 de notre constitution qui stipule:
«En cas de coup d’État ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existant.
Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.
Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République»
Cet article 150 doit même être appliqué avant les prochaines élections présidentielles puisque aussi bien le père que le fils, les Gnassingbé se sont toujours accaparés du pouvoir par la force et dans le sang.

Il est inconcevable qu’à une époque où M. Obama, le Président-élu aux U.S.A. a fait coïncider l’espoir avec le noir, Faure Gnassingbé fait sombrer le Togo dans le désespoir en étant l’antipode optique de son père. Notre peuple a trop souffert sous le régime totalitaire de Gnassingbé Eyadéma, pour se contenter maintenant avec Gnassingbé Faure d’un succédané de démocratie.
Honte, à ceux qui hier encore, se disaient opposants à ce régime qui n’a toujours pas changé et qui aujourd’hui sont subitement devenus des adeptes de la méthode Coué des Gnassingbé pour des raisons purement mercantiles.

Nous avons le devoir selon notre constitution à son article 150, de changer l’atmosphère politique délétère du clan Gnassingbé pour restaurer une vraie démocratie sur la terre de nos aïeux.
Ceci est un appel que je lance à tous mes compatriotes à la veille de la nouvelle année et à quelques jours du 13 janvier, jour anniversaire qui constitue le début du malheur de notre pays.
Nous devons libérer la terre de nos aïeux.

Finissons, finissons.
Ablode!


États-Unis, 14 décembre 2008
Elliott Ohin, ancien Secrétaire Général de l’U.F.C., membre du bureau national et Représentant de l’U.F.C. en Amérique du Nord.

Imprimer | Envoyer par email | Réagir à cet article

Page précédente
DERNIERES DEPECHES
Togo : Jean-Pierre Fabre dit NIET à Faure Gnassingbé
Ouverture vendredi à Yaoundé d’une réunion des pays de la zone franc
Togo : 35 milliards de francs CFA de bons de trésors vont être émis sur le marché de l’UEMOA
Togo : Un nouveau Cahier des charges pour Togocel pour améliorer ses réseaux G2/G3
Espace CEDEAO: Le Togo s’oppose à la limitation des mandats présidentiels à deux !
Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril
Présidentielle au Togo: dix jours pour régler les derniers problèmes
Togo: Présidentielle reportée au 25 avril à cause du fichier électoral bidonné ?
Togo: les fonctionnaires en grève
L’élection au Togo s’invite en justice à Bruxelles
Les autres dépêches...



OPINIONS-DEBATS

TOGO: JE DIS BRAVO, PRINCE GNASSINGBé! NON SEULEMENT PAR IRONIE...
En refusant de signer le protocole des chefs d'État portant limitation du nombre des mandats présidentiels à deux, protocole qui a cependant recueilli l'accord de 8 chefs d'État sur 10, Gnassingbé n'a rien révélé de neuf, ni de sa personnalité, ni de ses intentions que nous, je veux dire un certain nombre de Togolais, ignorerions. Je dis bravo ! non seulement par ironie, mais aussi parce qu’il aurait pu user d’hypocrisie et de la fourberie qu’on lui connaît et signer le protocole, pour n’en jamais tenir compte, comme tant d’autres fois. Par Sénouvo Agbota ZINSOU


PORTRAITS

TOGO-RéPRESSIONS MILITAIRES : QUI A TUé ALABI NADJINOUDINE ?

INTERVIEWS

LAURENT BIGOT, DIPLOMATE LIMOGé POUR AVOIR PRéDIT LA CHUTE DE COMPAORé
C’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Après le Burkina Faso, y aura-t-il d’autres pays où la jeunesse se révoltera ? Le cas du Togo nous vient immédiatement à l’esprit. Le clan Gnassingbé, ça fait près de 47 ans qu’il est au pouvoir.


REVUES DE PRESSE

FAURE GNASSINGBé: LE DIALOGUE à LA BOUCHE, LES ARMES ET GOURDINS CLOUTéS EN MAINS
De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


DOSSIERS

Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle (1&2)

La constitution togolaise (1)

La constitution togolaise (2)

La constitution togolaise (3)