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GRAD - 24/11/2008 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo/GRAD: Table-ronde sur la problématique de la démocratie le 26 et 27 novembre


Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue,
la Démocratie et le Développement (GRAD)


PROJET DE TABLE RONDE

Au-delà des élections législatives : la problématique de la
démocratie, de l’état de droit et du redressement économique



Le GRAD (Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement) est une association togolaise oeuvrant pour le progrès et la réconciliation par le dialogue

Son objectif est d’agir à la base, pour faire appliquer intégralement l’Accord Politique Global (APG) et encourager les autorités togolaises à prendre en compte les observations formulées par les missions d’observation et des Parlementaires de l’Union Européenne pour une meilleure organisation des élections au Togo.

Afin de contribuer à régler de façon pacifique et durable la « crise » togolaise et amener les différents acteurs à une compréhension générale de la démocratie véritable, le GRAD s’engage à :

• accompagner, et, au demeurant, aider à initier toutes les réformes nécessaires au changement de système politique ;
• favoriser la naissance d’une structure de la société civile capable de canaliser l’espoir et l’aspiration de la majorité des Togolais pour ce changement ;
• participer à la mise en œuvre d’un programme pouvant contribuer à l’avènement d’un véritable Etat de Droit et d’une démocratie authentique, conditions nécessaires de stabilité et de paix indispensables au progrès économiques, social et culturel.

Il s’agit pour le GRAD :

- de promouvoir dans le pays, la culture démocratique par une éducation de masse touchant toutes les catégories sociales du Togo,
- de promouvoir dans le pays l’esprit de « self help » pour que les populations puissent, pour un certain nombre de travaux d’intérêt commun, se prendre effectivement en charge,
- de sensibiliser les populations et de promouvoir l’esprit de modernisation et de progrès,
- de provoquer le changement des mentalités et des comportements par l’éducation civique,
- d’inciter à l’amélioration des techniques de production simple existante,
- de favoriser l’introduction de nouvelles technologies dans les processus de développement.

Bref historique récent

Conformément aux vingt-deux engagements pris le 14 avril 2004 avec l’Union Européenne, les autorités togolaises ont organisé un dialogue inter togolais. Il a abouti à la conclusion de l’Accord Politique Global (APG) le 20 août 2006 grâce à la facilitation du Président du Faso Blaise Compaoré. Conformément à cet accord, un gouvernement d’union nationale a été formé en vue d’organiser des élections législatives. Ces élections ont effectivement eu lieu le 14 octobre 2007.

L’intégration du GRAD et les attentes de la table ronde

Sachant que les élections constituent les conditions indispensables pour assurer la stabilité politique que requiert le développement économique et social du Togo, ces élections peuvent-elles répondre aux aspirations profondes de liberté, de démocratie et de l’Etat de droit du peuple togolais ?

C’est pour répondre à cette interrogation, que le GRAD estime qu’il est nécessaire d’ouvrir, après ces élections, le débat sur les concepts de la démocratie, de l’Etat de droit et du redressement économique.

Le GRAD propose d’organiser une table ronde à l’intention des partis politiques représentés dans la nouvelle Assemblée nationale, à l’intention des principales organisations de la société civile, à l’intention des journalistes et des forces armées et de sécurité du Togo.

Le GRAD souhaite inviter des personnalités étrangères pour participer à cette table ronde. Certains d’entre elles seront sollicités pour faire des communications ou présider des séances de travail. Parmi ces personnalités, le GRAD entend faire appel à quelques personnes ressources étrangères. A cette occasion et en raison de leur longue expérience, il pourra être fait appel à ces personnes ressources politiques et de la société civile pour rencontrer les hautes autorités togolaises afin de les écouter et conseiller dans le sens d’un vrai règlement de la crise togolaise.


En marge à cette manifestation, une place sera faite aux échanges entre ces personnes ressources étrangères toutes tendances politiques confondues et hommes politiques togolais de la majorité comme de l’opposition.


Ladite table ronde organisée avec le concours de National Endowment for Demcracy (NED) des Etats-Unis se propose de créer une plate-forme de discussion entre les Togolaises et Togolais, sur les sous thèmes ci-après qui seront traités aussi bien par des personnalités togolaises que par des personnalités étrangères ayant une expérience avérée en la matière.

- Sous thème I De la nécessité des reformes constitutionnelles et institutionnelles : l’Assemblée Constituante est-elle une voie obligée ?

- Sous thème II Du problème de l’impunité à la réconciliation nationale.

- Sous thème III L’incontournable politique de redressement économique et financier.

- Sous thème IV Les défis d’une économie de progrès.

Chaque sous thème fera l’objet :
• D’exposés en séance plénière ;
• De discussions générales sur les exposés ;
• De travaux de groupe ou discussion en panélistes en cas de besoins.

Les attentes de la table ronde
Amener les Togolaises et Togolais ayant bénéficié de ces échanges à réfléchir individuellement et collectivement sur les possibilités de sortie de crise, à mieux identifier les solutions idoines et à formuler par la suite des suggestions sur les structures à mettre en place pour parvenir à une société démocratique.


Mandats des conférenciers


- Sous thème I De la nécessité des reformes constitutionnelles et institutionnelles : l’Assemblée Constituante est-elle une voie obligée ?

Ce sous thème vise l’acquisition des bases essentielles sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles en général, sur les démarches nécessaires à entreprendre pour doter un pays des institutions viables et acceptées de tous.
Ce module devrait permettre aux participants de mieux se retrouver dans la diversité des démarches possibles, de saisir les fonctions et les enjeux d’une Assemblée constituante, d’en apprécier les limites et les mérites en vue de se convaincre de la nécessité ou non d’emprunter cette voie.

Dans cette perspective, le conférencier aura pour tâche de faire un exposé et de répondre aux questions des participants. La présentation, après quelques notions de base sur les principes et les caractéristiques, va aborder de façon approfondie le cheminement classique ou la démarche à suivre en s’inspirant au besoin des expériences connues ou vécues sous d’autres cieux. L’exposé mettra l’accent sur l’intérêt d’une telle approche pour les pays post conflit et particulièrement pour le Togo.

- Sous thème II Du problème de l’impunité à la réconciliation nationale.

Pour régler les graves crises sociopolitiques au cours desquelles sont déplorés des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels et surtout mettre fin à l’impunité, on a de plus en plus recours à des commissions vérité justice et réconciliation. Cette formule fait recette en Afrique depuis la fin de l’apartheid. Elle est parfois galvaudée par ceux qui n’ont pas une idée claire du cadre de départ qui a guidé leur mise en place. Il est à craindre dans ces conditions que le rôle de ces commissions ne soit pas efficacement rempli. C’est conscient de la situation au Togo et de la nécessité de lui trouver une solution appropriée que le GRAD a estimé nécessaire de débattre de cette question, de se faire une idée plus claire des attentes en vue de faire des recommandations pour optimiser la méthodologie.

Le conférencier est appelé à dégager des pistes de réflexion à travers un exposé liminaire qu’il va présenter et aux termes duquel un débat sera ouvert. L’exposé donnera d’abord le contenu des termes : impunité et réconciliation. Il insistera sur les conditions requises pour une réconciliation.

- Sous thème III L’incontournable politique de redressement économique et financier.

Depuis 1980, le Togo connaît un déséquilibre macroéconomique qui a nécessité la mise en œuvre de plusieurs programmes de redressement avec l’appui des institutions financières de Bretton Woods : accords de confirmation, programme d’ajustement structurel, programme d’ajustement structurel renforcé et programme d’ajustement élargi etc. En dépit des financements obtenus de ces institutions et ceux des bailleurs de fonds bilatéraux dans le cadre de ces programmes, le déséquilibre macroéconomique persiste. Il s’agit d’identifier les causes réelles de ce déséquilibre, voir l’efficacité ou l’insuffisance des mesures appliquées dans le cadre de ces programmes, leurs conséquences sur les différents secteurs de l’activité économique et sociale du pays.

Aujourd’hui, le Togo est entré dans une nouvelle phase de programmes destinés à la réduction ou de la lutte contre la pauvreté et de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE). Ces programmes seront-ils de nature à remettre le Togo sur la voie de la croissance économique et de l’amélioration du niveau de vie des populations ? Dans le cadre d’une économie à connotation nationaliste comment un gouvernement responsable devrait-il faire face à la nécessaire politique du redressement macroéconomique en ne sacrifiant pas la croissance et le bien-être des population ? De la réponse à cette interrogation dépendra une nouvelle vision de la politique économique à mener à court et à moyen terme.

- Sous thème IV Les défis d’une économie de progrès.

Comment peut-on définir une économie de progrès ? Les modèles de développement préconisés au lendemain des indépendances des pays africains n’ont malheureusement pas permis, dans leur application, d’atteindre l’objectif d’une croissance économique accélérée et soutenue. L’Afrique est, bien au contraire, dans une impasse. Cette situation appelle, indubitablement, une autre vision du développement basée sur le procès de la création de la richesse en s’inspirant de la pensée et des faits économiques. Cette approche devrait conduire à la mise en place de nouvelles structures dont le point central serait axé sur la décolonisation et la dé-néocolonisation des économies africaines. Le défi d’une économie de progrès doit prendre appui sur cette nouvelle vision du développement. Des structures de passage seront indispensables pour faciliter le passage d’une économie néo-coloniale caractérisée, au demeurant, par un vaste secteur d’économie rurale à une véritable économie moderne. Dans le processus de modernisation l’accent doit être mis sur le transfert de technologie, les industries lourdes, les infrastructures de base, l’électrification généralisée, la maîtrise de l’eau, notamment dans la promotion de l’agriculture, et le rôle de la monnaie dans la mise en place des nouvelles structures.

GRAD
Lomé 21 août 2008

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