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L'AUTEUR - 20/09/2008 Imprimer | Envoyer | Réagir

DIEU ou ALLAH vecteur de violence ?


DIEU ou ALLAH vecteur de violence ?

Dieu ou Allah n’est-il pas amour ? Dieu ou Allah n’est-il pas paix ? Dieu ou Allah n’est-il pas fraternité ? Dieu ou Allah n’est-il pas entraide ? Dieu ou Allah n’est-il pas solidarité ? Dieu ou Allah n’est-il pas charité ? Dieu ou Allah n’est-il pas justice ? Dieu ou Allah n’est-il pas compassion ? Dieu ou Allah n’est-il pas bonté ? Dieu ou Allah n’est-il pas bienveillance ? Dieu ou Allah n’est-il pas humanisme ? Dieu ou Allah n’est-il pas miséricorde ?

La déclinaison de la longue litanie que ci-dessus est motivée par le fait que depuis les années 1990 au nom de Dieu ou de Allah le sang d’innombrables innocentes victimes (personnes humaines) coule abondamment à travers le monde. Par air, sur mer, sur terre ou sur réseau ferré au nom prétendument de Allah des illuminés posent des bombes, déclenchent de cruels et violents attentats, opèrent des tueries dans des conditions de barbarie extrême !

Tandis que quelques-uns revendiquent l’appellation de talibans (étudiants en théologie nous dit-on), pour opprimer femmes, enfants et hommes, tuant et égorgeant sans distinction au nom de Allah ; d’autres ont l’inouïe hardiesse d’invoquer la condition de (sic) « mécréant » de leurs victimes pour justifier leur forfait !

Quelques victimes en réchappent démembrées, handicapées et traumatisées à vie.

Pas un jour ne passe sans que les radios, télévisions et la presse ne nous relatent des faits de mort volontairement et violemment occasionnée au nom de Dieu ou de Allah.

Quel est donc le contenu de l’enseignement "théologique" que ces "étudiants" ou "croyants" reçoivent ? Quel précepte religieux chrétien ou musulman incite ainsi aux attentats mortels et à l’égorgement de son semblable ?

Quel est-il donc cet Allah au nom duquel l’on tue si massivement et ce dans des conditions de violence effroyable ?

En ces circonstances, l’usage du nom de Dieu ou de Allah n’est-il pas particulièrement impropre et dévoyé ? L’ensemble des caractères communs aux sociétés humaines évoluées n’est-il pas fragilisé, mis en désordre, provoquant dès lors des antagonismes rédhibitoires ?

Aux plans moral, cognitif et psychosomatique, l’homme n’est-il pas doué d’intelligence, de raison et d’un langage structuré ? S’il est patent que l’homme n’est ni ange ni bête sauvage pour autant, depuis [son] avènement, un panel d’actes posés de mains d’hommes donne incontestablement le tournis et incline à désespérer de l’espèce humaine !

N’est-il pas vrai que dorénavant, c’est avec la crainte d’un plausible attentat mortel que l’on prend l’avion, le bateau ou le train ? N’est-il pas vrai que désormais, c’est avec l’appréhension d’un risque dramatique que l’on se rend dans quelques édifices publics ciblés, représentations diplomatiques ciblées ou bureaux d’organisations internationales ? N’est-il pas vrai que dorénavant que vous cheminez sur la voie publique ou voyagez dans quelques pays, à tout moment, en tout endroit, au nom de Dieu, de Allah ou d’une revendication politique vous ne pouvez affirmer être à l’abri d’une explosion visant un seul objectif : La mort massive.

La vie sociale en est chambardée ! Il nous est désormais demander de nous soumettre avant d’embarquer à bord d’un avion, d’un train, d’un bateau ou à l’entrée de quelques édifices publics, de passer par des filtres de sécurité et de nous soumettre à des fouilles de sécurité. Ces contraintes sécuritaires se sont largement multipliées et sont devenues la règle. Elles provoquent en quelques occasions agacement et irritation en raison de ce que vous trouverez immanquablement un "zozo" au nombre des agents de sécurité qui fera du zèle.

En l’espèce, nous sommes en présence d’un principe de précaution direct et immédiat, conséquence de tant et tant de violences mortelles perpétrées de mains d’homme !

Vers quel abîme se dirige [notre] humanité ? Les faiblesses de l’humanité sont-elles irréductibles ?

Se peut-il que quiconque allègue valablement d’une conviction religieuse, d’un enseignement religieux ou d’une conscience religieuse pour semer si massivement drame et mort ?

Par avance, je repousse toute imputation relative au fait que je serai mû par une posture pro-occidentale, pro-américaine ou pro-que sais-je ! Au vu de la mort volontairement occasionnée à d’innoncentes personnes humaines dans des conditions violentes au nom de Dieu ou de Allah, ma réflexion est seulement inspirée par un questionnement sur le genre humain.

En ce jour du 17 septembre 2008 l’on dénombra encore plus d’une dizaine de morts au Yémen ; hier, avant-hier ce fut en Mauritanie, au Pakistan, en Inde et ailleurs à travers le monde ; ainsi, il est semé la mort sur un fondement religieux !

D’ailleurs, les violences entraînant la mort au nom de Dieu ne sont pas exclusives, il est également infligé à l’âme et à l’esprit de l’homme, au nom de Dieu, des violences morales. Des prédicateurs (bonimenteurs et escrocs notoires) aux intentions éminemment vénales promettent à des personnes atteintes de maladie grave : La guérison irréversible. À d’autres il est promis : Le mystère de la Rédemption (…) sous condition dans les deux cas ci-avant mentionnés d’une instantanée générosité financière. Cependant ni guérison, ni Rédemption ne seront au rendez-vous. Sur le continent Africain, des prédicateurs de cette espèce prospèrent !

Ni Dieu ni Allah n’est vecteur de violence ; les imposteurs qui tirent justification de je ne sais quel précepte religieux pour propager la mort doivent recouvrer la raison et le discernement.

Armand ADOTEVI

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