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FS - 24/07/2008 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : L’analyse d’Atsutsé AGBOBLI suite au congrès de l’UFC


Après le dernier congrès de l’Union des forces de changement dont le chef MR GILCHRIST OLYMPIO, fut intronisé candidat du parti pour la présidentielle de 2010, l’historien Atsutsé Kokouvi AGBOBLI, président du MODENA, donne le point de vue.

Que pense Monsieur le président du MODENA des conclusions auxquelles est parvenu le dernier congrès de l’UFC ?

Atsutsè Kokouvi AGBOBLI (AKA) : Nous n’avons pas de sentiment à exprimer à cette occasion. Le congrès d’un grand parti voire du plus grand parti politique togolais comme l’Union des Forces de changement (UFC), mobilisant des centaines de milliers de militants et de sympathisants dans tout le pays et, incarnation de l’âme du peuple togolais pour des raisons historiques connues de tous, ne peut laisser indifférents les dirigeants d’un parti politique tant soit peu sérieux. Nous avons été invités par les dirigeants de l’UFC et nous avons répondu oui à leur invitation et suivi le déroulement de leur congrès dont nous prenons acte avec beaucoup d’intérêt des conclusions auxquelles les travaux sont parvenus.


Selon nos informations, le MODENA fut d’ailleurs, un des rares partis politiques à avoir répondu à l’invitation de l’UFC à assister aux cérémonies d’ouverture et de clôture de ce congrès !

AKA : La conception des activités politiques des dirigeants du MODENA, qui se fonde avant tout sur l’information, la formation et la mobilisation en politiques avisés de ses militants en vue d’en faire les moteurs de relations d’entente et de coopération permanente entre les différentes composantes sociologiques de notre peuple et les formations politiques représentatives en vue de promouvoir le développement dans la liberté et la justice de notre pays nous impose de répondre oui aux invitations de toutes les partis politiques constitués qui nous font l’honneur de nous inviter.
Le pluralisme marqué par le multipartisme étant consubstantiel à la démocratie, les citoyens d’un pays qui se veut démocratique ont toute la latitude de se regrouper dans des formations politiques de leur choix mais, ils doivent impérativement, tout en sauvegardant leur identité, dialoguer pour dégager un consensus permettant au pays d’être gouverné dans la compréhension mutuelle.
Une situation que nous imposent les réalités du monde d’aujourd’hui où la survie des peuples et des nations et surtout des peuples dominés et exploités comme les peuples africains passe par l’union surtout que les grandes puissances s’efforcent à l’intérieur de leurs frontières de rassembler leurs forces tout en s’évertuant de transcender leurs frontières à l’extérieur pour constituer des ensembles géopolitiques susceptibles de compter à l’heure de la mondialisation.


Diable ! Pourquoi les autres partis surtout ceux qui se disent de l’opposition ne répondent pas aux invitations adressées par l’UFC ?

AKA : Au MODENA, dans la mesure où nous voulons faire la politique autrement, sans haine et sans violence et dans la compréhension mutuelle, nous avons l’habitude d’inviter tous les partis que nous considérons comme représentatifs de l’opinion, qu’ils soient au gouvernement ou dans l’opposition. D’aucuns répondent mais d’autres, ne daignent même pas donner signe de vie, assurés qu’adoubés par les porte-glaive, ils sont suffisamment puissants pour se passer des autres alors que nul n’est rien sans les autres, si petits soient-ils.
Dans le cas du congrès de l’UFC, Dieu seul sait les partis qui ont été invités !
Je crois savoir que ce ne sont pas seulement des partis politiques officiellement constitués qui n’ont pas répondu aux invitations.
Bien des dirigeants d’organisations de la société civile voire des chefs d’entreprise ont préféré ne pas s’exposer aux remontrances voire au courroux des gouvernants et perdre des avantages et privilèges induits en se présentant au congrès ou manifestations de partis et d’organismes considérés comme des mouvements critiques, opposés ou hostiles au RPT, le parti de pouvoir, et au gouvernement. C’est d’autant inacceptable que l’un des principes fondateurs de la démocratie pluraliste, est et reste justement l’existence d’une opposition constructive, qui respecte la loi et est respectée par le gouvernement.
Pour ce qui concerne les partis qui n’ont pas daigné répondre positivement aux invitations de l’UFC, il faut reconnaître qu’en réalité, la nouvelle donne politique née du vrai verdict des élections législatives du 14 octobre ne pouvait logiquement pas le permettre : le vrai verdict de ces élections constitue un désaveu pour ne pas dire une catastrophe pour tous les partis ainsi que les personnalités indépendantes qui s’y étaient présentés.
Ne pouvant plus survivre comme partis politiques crédibles ou personnalités indépendantes confirmées, les intéressés ont choisi de jeter l’éponge comme mouvement de l’opposition pour se rallier au RPT, le parti de pouvoir, poulain des forces armées et de sécurité et jouir des privilèges que confère l’association à la gestion du pouvoir. Surtout que le triomphalisme quelque peu arrogant des dirigeants de l’UFC ne leur laissait que le choix de disparaître.

En ne se présentant au congrès de l’UFC, ils ont implicitement choisi de ne pas faire cause commune avec le parti dominant de l’échiquier politique togolais, convaincus probablement qu’il y a suffisamment de forces à l’intérieur et à l’extérieur pour empêcher par tous les moyens l’UFC de conquérir le pouvoir.


Que pensez-vous de la décision du congrès de choisir Mr Gilchrist Olympio, le président de l’UFC, comme son candidat pour la présidentielle de 2010 ?

AKA : Le MODENA prend acte du choix des congressistes de l’UFC. L’objet de tout parti politique constitué étant la conquête du pouvoir, il est tout à fait normal pour l’UFC de positionner un candidat pour les élections 2010 dans le but de les gagner. Et, les responsables et militants de l’UFC ont toutes les raisons de croire à la victoire à la condition expresse que cette présidentielle soit réellement libre, juste et transparente et que le vrai verdict des urnes soit proclamé.
De fait, n’en déplaise à nos gouvernants qui ont pris la mauvaise habitude de proclamer des résultats frauduleux à force d’intimidations et de violences et d’acheter leur légitimité à coup de milliards de Francs CFA donnés à des gouvernants africains et étrangers sans scrupules, à des dirigeants d’organismes internationaux et d’organisations internationales de défense et de promotion des droits humains corruptibles et stipendiés à l’occasion, et enfin à des observateurs étrangers des élections qui viennent tout juste faire fortune au Togo, les vrais verdicts des urnes aux élections présidentielles pluralistes de 1998, 2003, 2005 et des législatives de 2007 ont donné la victoire aux candidats de l’UFC.


Croyez-vous que les choses vont changer d’ici 2010 ?

AKA : L’opinion internationale doit savoir ce que bien des dirigeants de la communauté internationale savent pertinemment depuis des lustres : instruits par des spécialistes étrangers de la fraude électorale, les gouvernants du Togo sont experts en la matière avec des bureaux de vote clandestins, le bourrage des urnes, la falsification des procès-verbaux et fiches de résultats et l’intimidation des populations par des exactions notamment dans la partie septentrionale de notre pays qu’ils considèrent à tort, en tribalo-ethnocentristes avérés et en régionalistes patentés, comme leur fief, interdit d’accès aux partis de l’opposition.
Bien sûr que le congrès de l’UFC a décidé de se battre pour que la prochaine présidentielle soit libre, juste et transparente et que le vrai verdict des urnes soit publié.
Quand on connaît les pratiques habituelles de la maison togolaise et la manière dont les élections se déroulent actuellement un peu partout en Afrique, souvent avec la complicité manifeste des dirigeants sans scrupule des grandes puissances et des chefs de certaines organisations internationales dans l’indifférence de la communauté internationale, il faut que le peuple togolais s’attende à se battre contre les experts en violences électorales et en répressions sanglantes pour imposer sa victoire à l’occasion de l’élection présidentielle du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays.
Un scrutin décisif destiné à sonner non pour la victoire d’un camp sur un autre ni pour une quelconque revanche ou vengeance mais pour des retrouvailles entre Togolaises et Togolais sans distinction d’ethnie, de région, de religion et d’opinion.
Espérons que l’épée de Damoclès de la Cour pénale internationale (CPI) dissuaderait cette fois-ci les experts en répressions sanglantes de mener en toute impunité des exactions, des tueries et des massacres contre les pauvres populations togolaises.


Votre parti se rallie-t-il donc à la candidature du président de l’UFC ?

AKA : Dans le message adressé au congrès de l’UFC, le MODENA a été clair en précisant à l’adresse des congressistes : « Et votre parti, l’Union des Forces de Changement (UFC), ne peut qu’être le fer de lance du combat des vastes et puissantes forces sociales togolaises dans leur lutte de plusieurs décennies pour le changement véritable. Dans ce combat singulier entre les forces du changement et celles de l’inertie, le MODENA se tiendra du côté de l’Union des Forces du Changement (UFC), chaque fois que celle-ci s’évertuera à assurer le rassemblement de toutes les forces structurelles, fondatrices du peuple togolais, en vue d’offrir à ce dernier la véritable voie du salut. Et, cette voie de salut passe inéluctablement par une véritable politique de réconciliation et d’union nationale sans haine ni inimitiés ni ressentiments, ni rancoeurs, ni revanche ni vengeance et sous l’égide d’un Etat fort à orientation démocratique avérée, chargé d’assurer la paix civile, de maintenir l’ordre et de garantir la sécurité publique et de promouvoir la modernisation industrielle du pays, la prospérité et la justice pour tous. Elle offrira une porte de sortie honorable à l’infime minorité de nos compatriotes qui craignent à juste titre que le changement ne soit la voie grandement ouverte à la chasse aux sorcières, aux règlements de compte, à la revanche et à la vengeance. »

C’est vous dire que la balle est dans le camp de nos frères et sœurs de l’UFC. Ils ont parlé de rassemblement de toutes forces favorables au changement, nous sommes d’accord. Mais, au risque de lasser nos lecteurs, pour nous au MODENA, face aux grands enjeux mondiaux permanents, aux nouvelles terribles réalités géopolitiques planétaires et aux défis de la modernisation industrielle de notre pays, doit cesser la politique d’instrumentalisation de la discorde comme moyen de gouvernement et de conservation du pouvoir dans notre pays au profit d’une politique résolue d’union nationale.
Comme nous l’avons précisé dans des interviews antérieures, pour prochaine élection présidentielle de 2010, le MODENA va prêcher le rassemblement de toutes les forces du changement contre les forces de l’inertie.
L’idéal eut été que des discussions poussées entre les différents protagonistes de l’échiquier politique togolais, débouchent avant l’élection présidentielle sur un projet commun et concret de modernisation industrielle du pays sous l’égide d’un Etat fort, projet de société qui se traduit dans un véritable programme commun de gouvernement à exécuter par un véritable gouvernement d’union nationale.
Pour nous, au MODENA, le temps à sonner pour que le prochain président du Togo soit impérativement un homme d’Etat accompli, rassembleur des toutes les composantes sociologiques nationales et capable de rassurer tous les Togolaises et Togolais afin de mobiliser les énergies pour l’immense et passionnante œuvre qu’est le développement du pays.
Et, comme nous l’avons dit également à l’attention des responsables et militants de l’UFC dans le message du MODENA à l’ouverture de leur congrès, au sujet du changement véritable : «son plein accomplissement exige qu’en rassembleurs, nous en finissions avec les réminiscences du passé, si douloureux soit-il, et avec les rivalités personnelles dues à la poursuite effrénée des seuls et uniques ambitions et intérêts personnels, pour ratisser large, tout en donnant gage et confiance,…. à chacune et chacun de nos compatriotes y compris nos adversaires, pour le plus grand bien du peuple togolais tout entier.


À soixante et quatorze ans, le candidat de l’UFC n’est-il pas trop âgé ?

AKA : Pour le nationaliste à l’esprit et au regard ouverts au monde entier, il est scandaleux qu’en Afrique on utilise des manœuvres de tout genre pour écarter des rivaux potentiels des compétitions électorales alors que la collaboration entre les générations doit être au fondement de la bonne gouvernance des sociétés constituées selon le constat qui veut que « si jeunesse savait et si vieillesse pouvait ». Si l’âge avancé peut paver la voie à la sagesse pour gouverner avec tempérance, la jeunesse est loin d’être le synonyme de la compétence. Ce qui se voit bien, depuis le 5 février 2005, date de disparition du président Gnassingbé Eyadema, avec des jeunes hissés au pouvoir à la pointe des baïonnettes sans savoir quoi faire d’autre que de jouir des délices de la gouvernance politique et de s’enrichir sans vergogne aux dépens du pays laisser aller à vau-l’eau.
De toutes les façons, en démocratie toute citoyenne comme tout citoyen jouissant de ses droits civils et politiques est libre de se porter candidate à tous les postes électifs sauf si une commission médicale instituée en décide autrement en toute objectivité pour des raisons de grave maladie.


Au cas où la prochaine présidentielle opposerait Faure Gnassingbé, l’actuel chef de l’Etat, président du RPT et fils de feu le président Gnassingbé Eyadema à Monsieur Gilchrist Olympio, n’entrons nous pas dans la logique du pouvoir dynastique contraire au principe du gouvernement démocratique ?

AKA : Nul ne peut interdire aux descendants des anciens présidents de la République de se porter candidat à une élection présidentielle dans els conditions définies et exigées par la loi comme c’est le cas dans les sociétés démocratiques.
Justement, c’est parce que les forces armées et de sécurité, au mépris de la Constitution qu’elles avaient délibérément violée, confièrent, le 5 février 2005, le pouvoir selon la logique dynastique et sur la base tribalo-ethno-régionaliste à Mr Faure Gnassingbé, un des fils du feu le président Gnassingbé Eyadema, que le peuple s’était révolté et l’avait obligé, aidé par la communauté internationale, à se retirer.
Il faut que tout le monde comprenne, le Togo, se veut un Etat de démocratie représentative dans lequel il n’y a pas de succession héréditaire ni aux fonctions électives ni aux postes politiques. Ni la famille Olympio ni la famille Gnassingbé ni aucune autre famille comme aucune ethnie ni région ni catégorie socioprofessionnelle n’a aucun droit de propriété sur le pouvoir, le gouvernement et la présidence de la République au Togo.
Comme postulante ou postulant au poste de président de la République, toute candidate ou tout candidat doit impérativement se faire élire au cours d’une élection libre, juste et transparente au suffrage universel jusqu’à nouvel ordre comme cela est stipulé dans la Constitution.
Nos compatriotes qui, pour des intérêts personnels bassement matériels, s’évertuent à faire allégeance à des héritiers présomptifs d’un fauteuil présidentiel, à eux légués par leur père président, tombent avec les prétendants dans la violation de la loi.


Votre mot de la fin

AKA : En prévision de la prochaine élection présidentielle que les gouvernants actuels de notre pays ont commencée à préparer depuis la formation du gouvernement du premier ministre Komlan Mally en quadrillant le pays a cet effet et en battant le rappel de ses soutiens de l’étranger et en refusant d’entreprendre les réformes constitutionnelles et institutionnelles inscrites dans l’Accord politique global (APG), au MODENA, nous refusons de nous berner d’illusions et de croire que les gouvernants actuels sont devenu sages et probes au point de jouer franc jeu au prochain scrutin présidentiel.
Aussi le MODENA appelle-t-il, dès à présent, à la vigilance les représentants de toutes les forces du changement tout en restant convaincu que le peuple togolais en a assez du despotisme et souhaite vivement être dirigé par des gouvernants porteurs de ses aspirations à la prospérité et à l’enrichissement par une politique de modernisation industrielle sous l’égide d’un Etat fort assurant l’union et la paix civile, maintenant l’ordre intérieur et garantissant la sécurité publique dans le respect des libertés, des droits de l’homme, de l’égalité et de la justice.

Propos recueillis le 22 juillet 2008

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