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PRESIDENCE BENIN - 01/01/2008 Imprimer | Envoyer | Réagir

Bénin: Message sur l’état de la nation de Boni YAYI


REPUBLIQUE DU BENIN
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
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Message sur l’état de la nation
de son excellence, docteur Boni YAYI,
Président de la République, chef de l’Etat,
Chef du Gouvernement


Assemblée Nationale,
Porto-Novo, 28 décembre 2007

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Madame le Président de la Cour Constitutionnelle,
Monsieur le Président de la Cour Suprême,
Madame le Président de la Haute Cour de Justice,
Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,
Monsieur le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication,
Monsieur le Grand Chancelier de l’Ordre National du Bénin,
Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,
Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Béninoises,
Mesdames et Messieurs les Sages et Notables de la ville de Porto-Novo,
Mesdames et Messieurs,

En prenant la parole devant votre Auguste Assemblée, mes premiers mots iront d’abord à vous, Monsieur le Président, et à travers vous, aux Honorables députés, pour vous remercier de votre accueil chaleureux et vous faire part aussi de ma fierté de me retrouver avec vous, au siège de l’une des hautes institutions de la République, la nôtre, dans cette historique ville de Porto-Novo, capitale politique de notre pays, le Bénin.

Avec tous les égards dus à leur rang, je voudrais aussi saluer la présence de toutes les éminentes personnalités venues rehausser l’éclat de l’évènement qui nous réunit en ces lieux.

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République, notables et sages de la ville de Porto-Novo, Chefs des Confessions religieuses, je vous prie d’accepter les sentiments de reconnaissance de toute la Nation pour votre soutien constant à notre démocratie.

C’est avec une mention que je salue et remercie au nom de la Nation les partenaires au développement représentés ici par leurs Chefs de mission diplomatique et représentants des organisations internationales pour leur amour, leur détermination à appuyer nos efforts en vue de la réalisation dans notre pays des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,

Malgré les aléas de l’histoire, le peuple béninois a toujours aspiré au plus profond de son cœur, à la paix, à la tolérance et à la cohésion nationale. C’est fort de ces aspirations qu’il souhaite voir s’établir entre toutes les Institutions de la République, un climat de dialogue permanent en vue de leur fonctionnement harmonieux, gage de la stabilité politique et du développement socio-économique de notre chère et commune patrie, le Bénin.

A travers vos propos, j’ai perçu, Monsieur le Président, la disponibilité manifeste de la Représentation Nationale, partagée aussi par mon Gouvernement, d’œuvrer à la préservation de ce dialogue qui représente à mes yeux, le meilleur rempart de notre jeune démocratie, dont vous contribuez à la consolidation. A cet égard, je voudrais saisir cette opportunité pour vous renouveler les remerciements et les encouragements de nos concitoyens, ainsi que ceux de mon Gouvernement, pour votre esprit de patriotisme et de responsabilité dans l’accomplissement de votre mission au sein de cet hémicycle.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, notre loi fondamentale stipule, en son article 72, que « le Président de la République adresse une fois par an, un message à l’Assemblée Nationale sur l’état de la Nation ». C’est donc dans le strict respect de cette disposition constitutionnelle que je me retrouve, aujourd’hui 28 décembre 2007, devant votre Auguste Assemblée, pour échanger avec vous, sur des questions touchant à l’avenir de notre pays. Comme j’ai eu à le faire à la même période de l’année dernière.

A travers cette disposition constitutionnelle que je viens d’évoquer, le législateur a sans doute voulu suggérer trois grands principes fondamentaux de bonne gouvernance auxquels mon Gouvernement reste attaché. Il s’agit de la transparence, de l’obligation de résultat et de la reddition des comptes.

C’est donc avec plaisir et avec toute la solennité requise que je viens m’acquitter de ce devoir, en vous présentant les principaux résultats auxquels nous sommes parvenus au cours de ces douze derniers mois, ainsi que les perspectives pour l’année nouvelle qui s’annonce.

Le Gouvernement et moi-même, sommes engagés à travailler sans relâche pour une prospérité partagée dans notre pays, afin d’accroître le bien-être social des béninoises et des béninois. Cet engagement est traduit par notre volonté résolue et notre détermination à relever les défis de l’accélération de la création de la richesse et du développement en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations, afin de construire « une société où hommes, femmes et enfants vivent heureux et en paix, dans une nation véritablement démocratique, unie et solidaire, partenaire visible et reconnu dans l’œuvre de progrès des nations du monde ».

Dans cette perspective, plusieurs activités ont été conduites au cours de l’année 2007, dans différents domaines.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
Les « Orientations Stratégiques de Développement du Bénin 2006- 2011 » ont servi de trame à l’action du Gouvernement au cours de l’année 2007.

Un volet important de ces orientations stratégiques a trait au renforcement de la démocratie et à la consolidation de l’Etat de droit, lesquels ont été au cœur des préoccupations de mon Gouvernement.

Ainsi, avec le concours de nos partenaires au développement, des actions ont été menées en vue du renforcement institutionnel et humain des cours et tribunaux, de la modernisation du cadre juridique national, de l’humanisation des conditions de détention carcérale et de la protection des droits des enfants.

Nous devons aussi nous réjouir de l’organisation, sans accroc et dans la paix, des cinquièmes élections législatives de l’ère du renouveau démocratique. J’ai le ferme espoir que les prochaines élections locales de février 2008 seront encore l’occasion de l’affirmation de notre attachement à la paix et à la sauvegarde de l’unité et de la cohésion nationales.

Soucieux de rester à l’écoute des populations béninoises pour mieux les servir, le gouvernement a décidé d’inscrire ses actions dans le cadre de la gouvernance concertée, c’est-à-dire dans le cadre d’un dialogue fécond, d’une concertation aussi large que possible. Ce système d’échanges devrait permettre de recueillir les propositions des populations béninoises ainsi que des acteurs de la vie publique sur les mesures propres à satisfaire leurs aspirations légitimes à une bonne gouvernance dans les domaines économique, social, administratif et culturel. La gouvernance concertée ne porte pas atteinte à l’exercice normal des compétences des organes de l’Etat, des institutions de la République, de la société civile et des partenaires sociaux. Elle encourage plutôt leur synergie et leur complémentarité. En ce sens, elle renforce la démocratie et la paix.

Dans le cadre de la reconstruction d’une administration publique, moderne de développement, au service de l’intérêt général et de l’entreprise, les actions du Gouvernement se sont inscrites dans la volonté de promouvoir la bonne gouvernance par une réforme en profondeur de l’Administration publique. Celle-ci est en effet caractérisée par la faiblesse de son rendement, la perte des valeurs républicaines, le phénomène de la corruption et la méfiance du citoyen vis-à-vis du service public.

Les actions lancées au cours de l’année concernent l’amélioration de la performance de l’Administration, la promotion de la culture d’une administration républicaine, la rationalisation des structures et de l’organisation administratives, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, la circulation et la conservation de l’information ainsi que l’amélioration de la qualité des services aux usagers.

En vue de renforcer la crédibilité du processus électoral, le Gouvernement a initié, en prélude à la confection d’une Liste Electorale Permanente Informatisée, le Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) dont la mise en œuvre, débutée en octobre 2006, s’est poursuivie au cours du premier trimestre de l’année 2007. Le RAVEC a ainsi permis, par le système des audiences foraines, de délivrer des actes d’état civil à une frange importante de la population.

Le premier trimestre de l’année 2007 avait permis au projet RAVEC de délivrer 29 764 actes de naissance aux écoliers en classe d’examen CEP qui n’en possèdent pas. Une estimation faite permet d’affirmer qu’à la date d’aujourd’hui, 336 003 béninoises et béninois ont bénéficié d’actes de naissance délivrés en audiences foraines, soit environ 14 % de réalisation.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Au plan de l’assainissement du cadre macroéconomique et du maintien de sa stabilité, l’assainissement budgétaire s’est poursuivi. Les mesures prises, notamment pour améliorer la gestion des finances publiques, ont permis d’accroître les réalisations de l’Administration financière de 23%.

Ces mesures se rapportent à l’élargissement de l’assiette fiscale par l’intensification de l’immatriculation des moyennes entreprises, la mise en œuvre effective de l’identifiant fiscal unique et l’informatisation des centres des Impôts des moyennes entreprises. Elles concernent également le renforcement de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale par un suivi post-dédouanement plus rigoureux des marchandises ayant fait l’objet d’exonération.

Par ailleurs, des efforts soutenus ont été déployés afin de contenir et d’améliorer la qualité de la dépense publique. L’apurement de l’ensemble des arriérés de paiement dus aux fournisseurs et prestataires de biens et services fait de notre Etat, l’un des rares Etats dans le monde sans dette à l’égard du secteur privé. Ces efforts ont permis de reconstituer la trésorerie des entreprises et de relancer l’activité économique.

Au titre de la promotion du renouveau économique, notamment à travers la mise en place d’un environnement économique et institutionnel de norme internationale et la diversification de la production, en particulier dans le monde rural, des résultats significatifs sont constatés.

En effet, la croissance économique s’est consolidée en 2007, avec un taux de croissance réel du produit intérieur brut estimé à 5,3%, contre 3,8% en 2006 et 2,9 % en 2005.

Cette dynamique économique a été favorisée par une abondance des récoltes et un raffermissement de la demande intérieure de biens d’équipement et de consommation impulsés par les grands travaux d’infrastructures et l’accroissement des revenus des travailleurs. Cette dynamique économique a été aussi soutenue par les financements mis en place par les banques qui se sont accrus de plus de 8 % entre 2006 et 2007. Les dépôts collectés par ces établissements de crédit ont connu une augmentation de 44% favorisant ainsi le financement des investissements. Cette tendance pourra aussi impulser le financement des PME et PMI avec la création du Fonds de Promotion de l’Entreprise et l’Emploi des Jeunes. Le renforcement du Fonds National de Garantie (FONAGA) favorisera également l’accès au crédit et aux moyens de production des jeunes sans emploi.

La production cotonnière attendue à environ 320 000 tonnes de coton graine serait en hausse de 27% par rapport au niveau de la campagne 2006/2007. Cet accroissement de la production s’explique par l’augmentation des superficies emblavées, un meilleur encadrement des producteurs, la mise en place à bonne date des intrants agricoles de qualité, la poursuite de l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des capacités des structures de coordination.

S’agissant du secteur secondaire, les activités se sont accrues de 5% par rapport à 2006 sous l’impulsion de la production manufacturière et des industries extractives.
La croissance du produit intérieur brut est aussi tirée par le secteur des Bâtiments et Travaux Publics dont les activités ont connu un regain grâce au démarrage des travaux de construction de plusieurs infrastructures socio-économiques comme notamment les échangeurs, les villas privées de type présidentiel, les routes, les centres de santé ainsi que les salles de classe.

Par ailleurs, le Gouvernement a entrepris d’accélérer les réformes structurelles, en fixant à cet égard un calendrier pour la réalisation de la réforme des entreprises publiques. Au nombre de ces réformes, on peut citer notamment :

la réforme du Port Autonome de Cotonou à travers la poursuite de la réhabilitation des infrastructures portuaires, le renforcement de la capacité d’accueil du Port, la restructuration de ses services, la restauration de sa compétitivité et sa mise en concession ;
la réflexion sur la réforme globale du secteur coton ;
l’installation le 02 mars 2007 de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications qui a déjà procédé à la mise aux normes de tous les opérateurs et à l’élaboration des textes réglementaires devant régir le secteur ;
l’assainissement de la Société Béninoise d’Energie Electrique et la réforme du secteur de l’énergie ;
la mise en place du Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI) pour susciter l’investissement, qui s’est réuni deux fois au cours de cette année, en février et en décembre.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

J’ai la forte conviction que la construction du Bénin émergent ne sera possible et durable que si elle tire son inspiration de notre culture, véritable socle sur lequel doit s’ériger et s’entretenir l’identité de notre peuple.

En effet, notre culture doit être au cœur des grands projets de notre pays. A cet égard, le Gouvernement vient d’organiser un Forum national sur la culture en vue de l’adoption d’un document consensuel, désormais boussole de notre conscience collective.

Je voudrais insister particulièrement sur la promotion de nos langues nationales. Le remaniement technique du 2 novembre 2007 a consacré la création du Ministère de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales. Nos langues, reçues et entendues dès le sein maternel, dès les neuf premiers mois de notre vie, sont l’écho et le reflet de notre âme. Elles sont porteuses, chacune et toutes ensemble, de notre identité nationale. Notre projet de renaissance ne peut ignorer ce fait majeur des sciences humaines.

A l’heure du changement et de la quête active de l’émergence de notre pays, la création de ce ministère est inspirée de l’action que nous devons mener ensemble en vue du développement authentique et durable de notre pays.
Pour faire du Bénin une grande destination, son potentiel naturel, culturel, historique et religieux doit dorénavant être mis en valeur. C’est dans cette logique qu’il faut comprendre la décision de mon Gouvernement de renforcer les capacités d’intervention du Fonds d’Aide à la Culture, par une dotation au titre du budget 2008, d’un montant d’un (1) milliard de FCFA.

C’est aussi dans cette perspective que s’inscrivent les différents partenariats public privé initiés avec des promoteurs connus au plan international pour la construction d’hôtels de luxe à Cotonou et à Porto-Novo, pour développer dans notre pays un tourisme d’affaires et de congrès ainsi qu’un tourisme d’agrément. Le Salon international du tourisme, de l’écotourisme et de l’hôtellerie de Cotonou qui a démarré le 27 décembre 2007 permet ainsi de donner plus de visibilité et de rayonnement à notre tourisme.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
Le Gouvernement accorde une importance particulière au développement des infrastructures de qualité, nécessaires à l’amélioration de la compétitivité et à l’accroissement des investissements privés.

A cet égard, nous avons lancé un vaste programme d’amélioration et de densification des infrastructures et équipements de transport à travers la modernisation du réseau routier, l’ouverture de grands chantiers de construction d’ouvrages spécifiques et d’échangeurs. L’entretien du réseau routier bitumé et en terre retient également toute notre attention, ainsi que la construction et la réhabilitation des pistes rurales pour le désenclavement des localités et des zones de production. Dans le sous-secteur des transports aériens, les travaux de réhabilitation et d’agrandissement de l’aéroport international de Cotonou, pour le conformer aux normes internationales, ont démarré.
Nous avons également finalisé la stratégie de développement du secteur de l’électricité. L’objectif est de faire du Bénin un pays producteur et exportateur d’énergie électrique. Plusieurs actions concourent à la réalisation de cet objectif, notamment l’interconnexion Transmission Company of Nigeria (TCN) – Communauté Electrique du Bénin (CEB), livrant 80 mégawatts à partir du Nigeria, l’achat en cours d’une centrale à gaz de 80 mégawatts, le projet d’installation d’une centrale à gaz de 400 mégawatts par le West African Power Pool et l’installation, en cours de négociation, de 100 mégawatts par les producteurs privés.

Le Gouvernement s’est également employé à assainir le secteur des télécommunications et des GSM pour en faire un secteur compétitif et pourvoyeur de ressources financières. A cet effet, il a été procédé au démantèlement des installations illégales des opérateurs GSM et autres prestataires de services de télécommunications. De même, de nouveaux cahiers des charges et conventions pour l’octroi des licences aux opérateurs GSM ont été élaborés.

Ainsi, à la date d’aujourd’hui, après une crise majeure ayant entraîné une longue période de perturbation dans le secteur, tous les opérateurs GSM ont finalement signé les nouvelles conventions et libéré au profit du budget national, les premières tranches du prix de la licence, pour un montant global de 61,5 milliards de FCFA.
C’est le lieu de saluer le soutien déterminant, la patience, et l’indulgence de toutes les populations et des consommateurs qui ont souffert de cette crise. Je renouvelle mes profonds remerciements à toutes les structures de l’Etat et organisations de la société civile qui ont diversement et inlassablement œuvré et contribué au dénouement heureux de cette situation.

En outre, le Gouvernement a entrepris d’assurer la couverture radiophonique et télévisuelle intégrale du territoire national à travers d’une part la réhabilitation des installations existantes de l’ORTB et, d’autre part, la réalisation, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, du programme de couverture intégrale du territoire national par la radio et la télévision d’un montant de 17,3 milliards de FCFA.

Quant au renforcement du capital humain pour améliorer la productivité de l’économie nationale, les efforts du Gouvernement ont porté essentiellement sur l’amélioration des conditions des ménages pauvres et les interventions fortes dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
En effet, en vue de permettre aux ménages pauvres, en particulier les femmes, de bénéficier d’un appui financier pour le développement d’activités génératrices de revenus et réduire ainsi les poches de pauvreté en zone rurale, le programme de micro crédit aux plus pauvres a été mis en oeuvre. Dans ce cadre, plus de dix (10) milliards de francs CFA ont été mobilisés en faveur des couches les plus démunies de la population, avec une réelle satisfaction exprimée par les bénéficiaires que j’ai pu rencontrer sur toute l’étendue du territoire national.

Conscient de la nécessité de donner une impulsion nouvelle au secteur de l’éducation, le Gouvernement s’est investi dans la crise du système éducatif et dans la résolution des nombreux problèmes auxquels il se trouve confronté. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation et des recommandations du forum national sur le secteur de l’éducation, les actions majeures ont porté sur la réalisation d’infrastructures scolaires et universitaires ainsi que l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
A ce titre, plus de 2.000 salles de classe en matériaux définitifs et 500 salles de classe en matériaux ligneux ont été construites.

Les conditions de travail au sein de la communauté universitaire se sont améliorées par la construction et l’équipement d’infrastructures pédagogiques, amphithéâtres et laboratoires, d’infrastructures administratives et sociales constituées de résidences universitaires dans les Universités d’Abomey-Calavi et de Parakou, l’acquisition de bus et de minibus pour renforcer le parc de transport des étudiants et du personnel.

Les conditions pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement sont créées, notamment la subvention de l’Etat aux écoles, la régularisation progressive de la situation des contractuels locaux, le reversement dans le corps des agents permanents de l’Etat de tous les contractuels ayant moins de quarante ans lors de la signature de leurs premiers contrats, la formation initiale de plus de 3.500 enseignants contractuels recrutés en mars et en septembre 2007, la formation initiale de 4.000 enseignants communautaires des 12 départements, ainsi que l’amélioration du contenu des programmes d’études.

Par ailleurs, pour accompagner la décision relative à la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, le Gouvernement vient d’initier le Programme spécial de construction de 6.000 salles de classe. Toutes les dispositions techniques et financières sont en cours en vue du démarrage effectif des travaux.

Enfin, pour soutenir l’ensemble de ces actions en faveur de l’éducation et de la santé de notre jeunesse, le Gouvernement a instauré le service militaire d’intérêt national. Ainsi, 3.000 jeunes béninois sont dans les casernes pour forger leur esprit patriotique, leur sens civique du devoir et remplir leurs obligations envers notre pays, pour la construction et la consolidation de l’unité nationale.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Le Gouvernement a également engagé des actions pour le renforcement des services de santé. Ainsi de 2006 à 2007, la construction de 26 centres de santé d’arrondissement, de 02 hôpitaux de zone et le renforcement des capacités de l’hôpital d’instruction des Armées ont été initiés. Il en est de même de la modernisation des équipements médicaux notamment au CNHU de Cotonou, du recrutement et de la formation du personnel de santé publique, de la densification de la lutte contre le paludisme et les maladies endémiques, de la maîtrise de la prévalence du VIH/SIDA, de l’amélioration de l’assistance aux personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Au titre de la lutte contre le paludisme, une campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée a été organisée avec succès sur toute l’étendue du territoire national, associée à un déparasitage et à la distribution de vitamine A aux enfants de 0 à 5 ans. Près d’un million huit cent mille (1.800.000) moustiquaires imprégnées ont été distribuées à plus de 95% des enfants de 0 à 5 ans. Le coût global de ces activités combinées est estimé à 7,5 milliards de FCFA.

Pour ce qui est du SIDA, notre pays le Bénin fait partie des pays à épidémie de faible prévalence mais généralisée. Cette prévalence a évolué de façon rapide passant de 0,3 % en 1992 à 4,1 % en 2001. Les efforts fournis à travers la mise en place d’un cadre institutionnel multisectoriel de coordination, l’accélération de la prévention, le dépistage gratuit, la prise en charge gratuite par les antiretroviraux ont permis de baisser cette prévalence et de la stabiliser autour de 2 % jusqu’en 2005, puis à 1,2 % dans la population générale selon la dernière enquête démographique et de santé réalisée en 2006. Mais, notre pays n’est pas à l’abri d’une explosion de l’épidémie si les efforts de lutte ne sont pas soutenus et intensifiés.

En matière de lutte contre le VIH et le SIDA, la vision de notre pays le Bénin est celle d’une Nation Unie, engagée avec un leadership au plus haut niveau et décidée à réduire davantage la prévalence de cette maladie et ses conséquences sur le développement social et économique pour un Bénin émergent. Ceci impose la forte implication de toutes les composantes de la Nation et de tous les acteurs, la mobilisation et l’utilisation judicieuse des ressources aussi bien intérieures qu’extérieures.

Le Comité National de Lutte contre le SIDA que je préside sera renforcé et veillera à traduire cette vision en actions afin de protéger les générations présentes et futures et d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH. Pour ce faire, il importe d’impliquer le secteur public à travers tous les ministères et les institutions, le secteur privé, la société civile et les organisations communautaires.

Nous devons nous mobiliser tous ensemble pour que dans les cinq prochaines années, cette vision puisse se concrétiser à travers la mise en œuvre effective du plan stratégique de lutte contre le VIH, le SIDA et les infections sexuellement transmissibles, plan stratégique 2007-2011 que j’ai lancé officiellement, le 15 novembre 2007. Il vise l’accès universel à la prévention, aux soins, au traitement et au soutien, et permettra, d’éviter de nouvelles infections, de sauver la vie des personnes qui seraient décédées du SIDA.

L’organisation des états généraux de la santé du 21 au 24 novembre 2007 a permis, au secteur de mener des réflexions profondes sur les problèmes majeurs ayant trait aux domaines ci-après :

la vision et les modalités de gestion prospective du secteur de la santé ;
la gouvernance dans le secteur de la santé ;
la qualité des soins administrés dans les formations sanitaires au profit des malades de toutes les catégories ;
le renforcement des capacités des formations sanitaires en infrastructures et en équipements ;
la valorisation des ressources humaines du secteur de la santé et surtout la motivation du personnel à exercer dans les zones déshéritées.
Enfin, au cours du second semestre de l’année, la hausse généralisée des prix des produits de grande consommation a vivement préoccupé mon Gouvernement. Dès lors, des mesures spécifiques d’ordre fiscal, se traduisant concrètement par le renoncement à des recettes douanières ou des subventions de l’Etat, ont dû être récemment prises en faveur des produits pétroliers, de l’électricité et des principaux produits de première nécessité. Du reste, ces mesures visent à réduire les prix desdits produits sur les marchés, afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Dans le cadre du développement équilibré et durable de l’espace national à travers le développement à la base, le Gouvernement s’est employé à rendre nos centres urbains et espaces ruraux plus attractifs.

Par ailleurs, le Gouvernement a fait voter par l’Assemblée Nationale un texte sur la sécurisation et la fiabilisation de la propriété foncière, seul gage pour le développement local et régional.

Quant aux espaces frontaliers, ils font l’objet d’un programme d’aménagement systématique par la mise en place d’infrastructures et d’équipements d’utilité publique et de développement. C’est ici l’occasion de rendre un hommage mérité aux forces de sécurité et de défense qui ont contribué efficacement, non seulement à sécuriser nos frontières, mais aussi, à s’investir dans les tâches de développement, en particulier la construction d’infrastructures sociales, routières, scolaires et sanitaires.

Les Forces Armées Béninoises, dont les conditions de travail et les capacités opérationnelles sont en amélioration, sont appelées à devenir une véritable armée de développement, contribuant par ailleurs à faire rayonner notre pays à l’extérieur. Tout en assurant quotidiennement leur mission de défense et de sécurité pour permettre à nos institutions de fonctionner harmonieusement, nos Forces Armées s’acquittent merveilleusement de cette tâche comme elles l’ont fait, par leur ferme engagement aux côtés du Gouvernement, pour apporter assistance aux communautés en détresse lors des dernières inondations à Cotonou et ses environs.

Désormais, les relations «Armée – Nation - Développement» constituent dorénavant une réalité vivante au sein de notre pays, le Bénin.

Pour tenir compte du souhait ardent des populations de nos villes et campagnes de prendre en charge leur destin et de vivre la démocratie à la base, mon Gouvernement a pris des initiatives en matière de décentralisation et de démocratie à la base. A cet effet, plusieurs séances de concertation ont eu lieu entre l’Etat et les communautés à la base, notamment l’organisation de six fora interdépartementaux et du forum national sur le bilan de la réforme de l’Administration territoriale qui s’est déroulé du 26 au 28 novembre 2007 à Cotonou.

Ce forum national a regroupé environ trois cent cinquante participants. Il constitue la seconde assise majeure de notre processus de décentralisation, après la tenue du 07 au 10 janvier 1993, des Etats généraux de l’Administration territoriale. Il a permis de diagnostiquer sans complaisance la jeune décentralisation béninoise, d’en identifier les forces et les faiblesses et surtout de faire à l’ensemble des acteurs, des recommandations fortes que le Gouvernement examinera et traduira en actions concrètes dès l’année 2008.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Somme toute, je puis affirmer que mon Gouvernement s’est attelé au cours de l’année qui s’achève à respecter l’équilibre entre les institutions de l’Etat et à favoriser leur fonctionnement harmonieux. C’est donc pour moi, le lieu de me féliciter ici du rôle très important joué par chacune d’elles pour le renforcement de la démocratie et le développement du pays.

S’agissant ainsi par exemple de l’Assemblée Nationale, il est heureux de constater que plusieurs projets de lois et accords ont reçu l’autorisation de ratification. Il s’agit, entre autres,

du projet de révision du code électoral qui prévoit le couplage des élections au Bénin d’ici à 2011. Ce projet de loi participe des efforts notables déployés, dès le lendemain de la Conférence des forces vives de la Nation, pour rendre le processus électoral plus transparent et plus crédible ;
du projet de loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;
du projet de loi portant règles particulières pour l’élection des conseillers communaux en République du Bénin ;
du projet de loi portant institution du service militaire d’intérêt national. Cette loi vise à instaurer le sens du patriotisme et de la fierté au niveau des primo demandeurs d’emploi sortis des écoles et centres de formation professionnelle ;
du projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ;
du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et le Fonds Africain de Développement dans le cadre du financement du projet d’appui à la filière coton ;
du projet de loi portant statut des agents travaillant dans les collectivités locales.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Dans le domaine des relations extérieures, mon Gouvernement s’est employé à consolider les relations de notre pays avec ses voisins immédiats, persuadé qu’il ne peut y avoir de développement sans la paix. Ainsi, grâce au soutien du Gouvernement de la République Fédérale du Nigeria, nous avons conclu le 13 février 2007, l’Accord créant la zone de coprospérité qui regroupe le Togo, le Ghana, le Nigeria et le Bénin. Au-delà d’une simple politique de bon voisinage, il s’agit de sceller les destins de nos pays pour une prospérité partagée. L’une des retombées de cet accord de coprospérité est la connexion entre les réseaux électriques de nos pays.

Avec la République française, notre pays a procédé, le 28 novembre 2007, à Cotonou, à la signature de l’Accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et le co-développement. Cet accord suscite certes interrogations et doutes au sein de nos populations, mais il me paraît équilibré. En effet, il crée les bases juridiques pour l’admission en France de nos ressortissants en même temps qu’il ouvre des perspectives pour leur réinsertion au Bénin à leur retour. Cet accord sera incessamment introduit au Parlement pour ratification.

Par ailleurs, trois ans après l’adhésion de notre pays au Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), nous avons accueilli, du 4 juillet au 8 août 2007, la délégation du panel des éminentes personnalités du MAEP pour une évaluation externe. Je félicite le peuple béninois pour l’achèvement de ce processus. Il est pour nous, un précieux instrument de construction d’une nation unie et prospère. En votre nom à tous, je présenterai à mes pairs, à l’occasion de la 10ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine prévue à Addis-Abeba du 30 janvier au 2 février 2008, le rapport issu de cette évaluation.

Au demeurant, toutes les actions entreprises dans le cadre des relations internationales depuis mon accession au pouvoir, sont destinées à consolider nos relations avec nos partenaires traditionnels et à élargir le champ de notre diplomatie, pour en faire une diplomatie de développement.

A cet effet, je voudrais redire ici, à tous nos partenaires au développement, la gratitude du peuple béninois pour leur soutien et leur appui constant à nos actions en vue de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. L’émergence de notre pays nécessite que la diplomatie soit un centre de profit pour le bonheur de notre Peuple.

Enfin, à tous nos compatriotes vivant à l’extérieur, qui font partie intégrante de notre communauté nationale, je ne puis m’empêcher d’avoir une pensée particulière. Mon Gouvernement a conçu et mis en œuvre un programme d’information et de communication en leur direction.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

La réalisation de ces quelques actions que je viens de citer parmi tant d’autres n’a été possible que grâce à la promotion du dialogue social et de la participation des différentes composantes de la Nation au processus de développement, initié dans le cadre de la gouvernance concertée.

A cet effet, pour approfondir les grandes questions qui intéressent la Nation, j’ai mis en place plusieurs groupes de réflexion et plusieurs fora ont été tenus. Je voudrais citer :

les travaux du Comité de réflexion des Sages sur la réforme des institutions ;
les travaux du groupe de réflexion sur l’énergie ;
les travaux du groupe de réflexion sur le potentiel minier au Bénin,
le forum sur l’éducation ;
le forum sur l’emploi des jeunes ;
les états généraux de la santé ;
le forum sur la décentralisation et le transfert des compétences, etc.
Par ailleurs, conscient que la promotion du dialogue politique et social participe du renforcement de la gouvernance concertée, gage de paix et facteur essentiel du développement, le Gouvernement a poursuivi des concertations avec les différentes confédérations syndicales et a procédé à l’installation de l’Organe Présidentiel de Médiation.

La nécessaire opérationnalisation de la stratégie de la gouvernance concertée suppose qu’elle s’inscrive dans un cadre institutionnel approprié. Il a été récemment créé un Haut Commissariat à la Gouvernance Concertée dont les objectifs sont :

d’une part, de rechercher par la concertation, le dialogue et les échanges entre les forces vives de la Nation, les acteurs de la vie publique et les Présidents des Institutions de la République, les voies et moyens de parvenir à une meilleure appropriation, par les populations béninoises, des principes d’une bonne gouvernance ;
et d’autre part, faire émerger une vision concertée et partagée de la bonne gouvernance, gage de l’unité nationale et du développement économique et social.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Malgré l’importance et la pertinence des actions réalisées au cours de l’exercice 2007, nous ne devons pas perdre de vue les nombreux défis qui nous interpellent. Le Budget National, Gestion 2008 que votre auguste Assemblée vient d’adopter s’inscrit dans cette dynamique.

Ainsi, l’année 2008 sera essentiellement consacrée à la consolidation des acquis et à l’amélioration de la compétitivité de l’économie en vue de réduire considérablement les disparités sociales et spatiales.

La réalisation d’infrastructures socio-économiques est un préalable majeur à la dynamique nouvelle de développement. C’est pourquoi le gouvernement intensifiera la politique des grands travaux d’infrastructures productives, à travers notamment la constitution d’une épine dorsale de transports comprenant la réhabilitation complète de la voie ferrée Cotonou-Parakou, la construction d’un aéroport de classe internationale, la construction d’un second port en eau profonde ainsi que la réhabilitation et la mise aux normes de l’aérodrome de Parakou.

Compte tenu de tout ce qui précède, le Gouvernement s’engage au titre de l’année 2008 à :

mettre en œuvre les conclusions et recommandations issues des grandes rencontres organisées en 2007, sans oublier notamment la détermination du Gouvernement de travailler à la valorisation de la rémunération des travailleurs et la création de l’emploi des jeunes et des femmes ;
engager la réforme des Institutions à la lumière de la réflexion du Comité des Sages ;
poursuivre les réformes structurelles, notamment la réforme des entreprises publiques ;
concrétiser la mise en œuvre de la stratégie de diversification agricole par l’organisation d’autres filières agricoles intégrées, l’aménagement des riches vallées de l’Ouémé, du Mono et du Niger, l’appui à la mécanisation agricole et à l’installation de petites unités agroalimentaires ainsi que l’aménagement d’infrastructures de maîtrise de l’eau ;
améliorer la réglementation économique dans le sens d’une expansion du secteur des entreprises, créateur de richesse ;
intensifier la politique d’investissements publics et privés ;
poursuivre l’électrification rurale tout en renforçant la dynamique énergie électrique et développement ;
accélérer l’alimentation de nos villes et campagnes en eau potable.
Renforcer la stratégie en vue de l’accès pour tous à l’éducation et à la santé ;
Renforcer la stratégie de la décentralisation et de l’aménagement du territoire.
Dans ce contexte, notre peuple et son Gouvernement seront mobilisés comme un seul homme, pour organiser, accueillir ou participer, avec enthousiasme et fierté, à certains grands évènements au cours de l’année 2008 tels que :

les élections municipales, communales et locales sur toute l’étendue du territoire national, destinées à renforcer et asseoir la démocratie et le développement à la base ;
le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEN-SAD pour lequel l’adhésion de toutes les béninoises et de tous les béninois est requise pour faire de la manifestation, un événement digne de la dimension que le pays veut se donner ;
la participation à la CAN 2008 au Ghana de notre équipe nationale de football, les Ecureuils ;
et bien d’autres évènements qui verront le jour au fil des semaines et des mois à venir.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Comme vous le constatez, cette année nous avons choisi d’innover la présentation de l’action gouvernementale en insistant sur les grandes orientations et les stratégies mises en œuvre. Les réalisations concrètes, secteur par secteur sont consignées dans un document qui sera incessamment mis à la disposition de l’institution parlementaire, de la communauté internationale et du public.

Si nous nous efforçons d’œuvrer chacun au niveau où il se trouve pour faire du Bénin un pays émergent, c’est en dernière analyse parce que nous sommes tous mus par la même fibre patriotique.

Ainsi, plus nous nous sentirons individuellement et collectivement concernés par le développement de notre chère patrie le Bénin et nous y travaillons avec conscience, dévouement et abnégation, plus rapidement nous arriverons à nous sortir du sous-développement et de la pauvreté.

C’est donc confiant en notre capacité commune à transcender nos divergences mineures, pour nous consacrer ensemble aux nobles tâches de développement national que je voudrais, pour finir, en cette fin d’année, formuler du fond du cœur, pour chacun et pour tous, mes meilleurs vœux de Santé, de Paix, de Bonheur et de Prospérité.

Vive le Bénin en route pour l’émergence !
Vive la République !
Je vous remercie.


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