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REUTERS - 27/12/2007 Imprimer | Envoyer | Réagir

Assassinat de Benazir BHUTTO


Avec la mort de Benazir Bhutto, le Pakistan entre dans l'inconnu

Par Luke Baker et Adrian Croft

LONDRES (Reuters) - L'assassinat de l'opposante Benazir Bhutto jeudi à Rawalpindi plonge le Pakistan dans l'une des plus graves crises de ses soixante années d'existence, soulevant le spectre de troubles et d'une annulation des élections législatives prévues dans moins de deux semaines.

Des spécialistes s'attendent à ce que le président Pervez Musharraf, qui a renoncé il y a quinze jours à ses fonctions militaires, proclame de nouveau l'état d'urgence et annule, à tout le moins reporte, le scrutin du 8 janvier.

"Il est juste de penser désormais que ces élections ne peuvent pas se dérouler comme prévu", résume Farzana Shaikh, spécialiste du Pakistan à Chatham House, institut londonien d'analyses.

"Le processus électoral a été stoppé net. Je pense que la possibilité est tout à fait réelle maintenant que Musharraf décide que la situation échappe à tout contrôle et qu'il doit de nouveau imposer l'état d'urgence", ajoute-t-elle.

Le Pakistan, principal allié régional des Etats-Unis dans leur lutte contre Al Qaïda et les taliban en Afghanistan voisine, "entre dans l'inconnu", poursuit-elle. Et cet inconnu pourrait déstabiliser la région tout entière.

"Ce n'est pas le première crise à laquelle le Pakistan soit confrontée depuis sa création, en 1947, mais je serais encline à penser que nous assistons à la plus grave convergence de crises."

MULTIPLES PISTES

Benazir Bhutto, qui était âgée de 54 ans, est morte après son transfert dans un hôpital de Rawalpindi. Son tueur ne lui a laissé aucune chance: il a ouvert le feu sur elle, l'atteignant à la tête, avant d'actionner la charge explosive qu'il portait sur lui. Au moins quinze autres personnes ont péri dans l'attentat.

Quelques heures plus tôt, un rassemblement électoral d'un autre opposant, Nawaz Sharif, avait donné lieu à une fusillade dans laquelle trois personnes ont trouvé la mort.

Jeudi soir, nul n'avait revendiqué l'assassinat de Bhutto. Les soupçons se portent sur des extrémistes islamistes - l'ex-Premier ministre disait avoir échappé à des tentatives d'assassinat planifiées par Al Qaïda. Mais d'autres pistes sont avancées par les analystes, dont certains pointent le parti de Musharraf.

"Il sera très difficile d'établir la vérité", prédit M.J. Gohel, directeur de la Fondation Asie-Pacifique, basée à Londres. "Autant que les taliban et des éléments qaedistes, il y a de nombreux autres suspects: il y a des éléments au sein de l'armée et des services du renseignement qui n'ont jamais eu de bonnes relations avec Bhutto (...) Comme chacun sait, elle avait de nombreux ennemis au Pakistan."

"ARMES NUCLÉAIRES ET MISSILES À LONGUE PORTÉE..."

L'équipe de campagne de Bhutto s'était plainte à plusieurs reprises de l'insuffisance du dispositif de sécurité mis en place par les autorités autour de leur chef de file, qui avait échappé de justesse à un attentat le jour même de son retour d'exil. L'attaque avait fait 139 morts.

Farzana Shaikh, de Chatham House, relève que Benazir Bhutto a été assassinée à Rawalpindi, très loin de la province de la Frontière du Nord-Ouest où opèrent habituellement les islamistes armés.

"Cela va faire craindre qu'il y a eu à un niveau élevé une forme de négligence qui a permis cette attaque. Et ces genres d'événements vont soulever de très sérieuses interrogations sur une forme de connivence au sein des autorités", dit-elle.

Pour M.J. Gohel, de la Fondation Asie-Pacifique, "les implications sont énormes" et dépassent les frontières du Pakistan.

"Si les élections n'ont pas lieu, nous nous dirigerons vers un vide du pouvoir et les islamistes radicaux pourraient vraiment commencer à occuper ce vide et opérer depuis cette base. Le Pakistan est un pays qui abrite déjà A Qaïda et les taliban, c'est également une puissance dotée d'armes nucléaires et de missiles à longue portée..."

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