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FMI - 13/12/2007 Imprimer | Envoyer | Réagir

Déclaration de la Mission du FMI au Togo


Fonds monétaire international
Washington, D.C. 20431 USA
Communiqué de presse N° 07/286


M. Christian Mumssen, chef de la mission du FMI au Togo.


« Une mission du FMI a séjourné à Lomé du 27 novembre au 11 décembre 2007 en vue d’évaluer les progrès accomplis au titre du Programme de référence et de négocier avec le Togo un programme de réformes économiques susceptible d’être appuyé par un accord triennal dans le cadre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC)du Fonds. La mission a eu des entretiens fructueux avec le Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Gnassingbé, le Président de l’Assemblée nationale, M. Abass Bonfoh, le Premier ministre, M. Komlan Mally, le Ministre des finances, M. Adji O. Ayassor, le Directeur national de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), M. Ayéwanou Gbéasor, ainsi que d’autres membres du gouvernement et des responsables de haut niveau. La mission a eu également des discussions fructueuses avec les membres de la communauté des bailleurs de fonds et la société civile. La mission du FMI a été organisée conjointement avec les missions de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développment (BAD).


« La mission a constaté que la performance dans le cadre du programme de référence a été satisfaisante et que tous les objectifs budgétaires ont été atteints. Les réformes administratives entreprises au niveau des administrations fiscale et douanière ont eu pour effet d’améliorer les recettes budgétaires, et les dépenses ont été généralement maintenues dans les limites de l’enveloppe budgétaire. Ces actions ont permis la réduction du déficit budgétaire et le remboursement des arriérés intérieurs, notamment le paiement par le gouvernement des arriérés de la Société Togolaise des Cotons (SOTOCO) vis-à-vis des producteurs de coton. L’économie togolaise a enregistré une reprise modeste, qui s’explique en partie par des conditions climatiques favorables à l’agriculture, par la croissance du commerce régional et par la relance dans le secteur du coton. Cependant, la crise énergétique persistante continue de peser lourdement sur l’économie du pays. L’inflation reste maîtrisée, malgré la croissance rapide de la masse monétaire et du crédit.


« Le programme de réforme économique à moyen terme du gouvernement vise à relancer la croissance économique et améliorer le niveau de vie des populations, comme indiqué dans le Document de stratégie de réduction de la pauvreté et la croissance intérimaire (DSRP-I) du Togo. Cette stratégie comprend des réformes importantes portant sur i) le renforcement des finances publiques, notamment par l’équilibre entre les recettes et les dépenses intérieures, et la réduction de la dette publique ; ii) la réforme des entreprises publiques des secteurs du coton et du phosphate ; iii) la réhabilitation des infrastructures énergétiques et routières ; iv) le renforcement du secteur bancaire ; v) l’amélioration du climat de l’investissement pour favoriser la croissance du secteur privé ; et vi) le développement de l’accès aux services de santé et d’éducation. La reprise des relations avec la communauté internationale vient à point nommée pour soutenir la mise en œuvre de cette stratégie à travers l’assistance technique, les financements et l’allègement de la dette extérieure.


« La mission et les autorités togolaises ont décidé de faire du budget 2008 un budget très prudent accordant la priorité aux dépenses consacrées à l’éducation, à la santé, à l’énergie, aux transports, et à la restructuration des banques et des entreprises publiques. L’exécution du budget nécessitera une rigueur soutenue destinée à renforcer la gouvernance économique, en particulier la gestion des dépenses et le suivi de l’exécution du budget. Les autres priorités à court terme consistent à renforcer le secteur financier par l’amélioration de la gouvernance et la recapitalisation des banques publiques et à trouver une solution pour l’apurement des importants arriérés du Togo vis-à-vis des créanciers multilatéraux. La mise en place par les autorités d’un programme prenant en compte ces priorités et les réformes énoncées dans le DSRP-I pourrait servir de base à un possible accord de FRPC qui créera à son tour les conditions nécessaires pour permettre au pays de bénéficier d’un allègement global de la dette au titre de l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative de l’allégement de la dette multilatérale (IADM) ».

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