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LETOGOLAIS.COM - 23/09/2002 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : Hausse des droits d’inscription à l’Université de Lomé


Cette année, les droits d’inscription à l’université de Lomé vont doubler passant de 25.000FCFA à 50.000FCFA. La nouvelle, annoncée le vendredi 20 septembre, par le directeur de la DASS (le service administratif de L’UL), a bouleversé les étudiants convoqués et venus s’enquérir des conditions de la rentrée universitaire prévue en octobre.

Cette hausse est consécutive à l’augmentation tout aussi folle et fulgurante durant l’année académique 2000-2001. Elle était passée de 5.500 à 25.000F soit une inflation de 400%. Lors de la rentrée précédente, près de 2500 étudiants avaient d’ailleurs supplié à genoux, dans la plus grande humiliation le Général Eyadéma, avant que ce dernier ne consente à faire diminuer la scolarité qui était déjà prévue à cette époque à 50.000F. Les conséquences de cette mesure sont dramatiques sur le plan des inscriptions. Sur les 17600 étudiants inscrits en 2000, seule la moitié a pu réussir à s’inscrire l’année suivante. La plupart venant de familles pauvres, ils ont dû mettre fin à leurs études. Certains se sont reconvertis par désespoir dans le métier de gardiennage très couru actuellement à Lomé avec à la clé un maigre salaire de 15 000F, tout juste le salaire minimum au Togo pour de 12 heures de travail par jour.

La raison de cette hausse brutale serait une vengeance du Chef de l’Etat lui-même contre les étudiants qui l’ont copieusement conspué au cours d’une de ses visites dans les murs de l’université. Il était venu calmer la contestation estudiantine qui durait depuis plus de 4 mois. Les étudiants réclamaient à l’époque plus de 16 mois d’arriérés de bourse.

Cette fois-ci, la nouvelle décision de porter la scolarité à 50.000F serait liée aux difficultés de trésorerie du gouvernement à la recherche de fonds pour le financement des fastes du régime. Il faut dire que le Général, ayant arrêté sa scolarité en classe élémentaire du cours primaire, ne porte pas dans son cœur ces turbulents étudiants au sens politique trop aigu à son goût.

La rédaction




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