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LETOGOLAIS.COM - 25/06/2007 Imprimer | Envoyer | Réagir

Le peule togolais n'est pas un peuple masochiste !


par Godwin Tété

Obsédés par le tableau tragi-comique et comi-tragique qu’affiche la scène politique, économique, sociale et culturelle de leur pays depuis le 13 janvier 1963…, les jeunes Togolais en sont arrivés à se poser de lancinantes questions telles que : a) Comment le « Musterkolonie » des Allemands, la « Nation-pilote » d’un Robert Cornevin, la « Suisse de l’Afrique occidentale » de Sylvanus Olympio a-t-elle pu se muer en un univers aussi misérabiliste que celui qui gît aujourd’hui sous nos yeux ?! b) Comment expliquer cette apparente étrange capacité des Togolais à supporter – apparemment ad vitam aeternam - la souffrance matérielle et immatérielle multiforme sans apparemment broncher ? ! En a-t-il été toujours ainsi ?! c) Pourquoi les Togolais semblent-ils indifférents au vent patriotique qui balaie le monde du troisième millénaire ?! Est-ce là aussi un phénomène ancien ou nouveau ?! d) Qu’est-ce qui fait que les Togolais, tant à l’intérieur de notre rectangle qu’au niveau de notre diaspora, n’arrivent guère à s’unir pour libérer leur pays des griffes de la clique militaro-clanique qui régente la Terre de nos Aîeux ?! Et ainsi de suite.
A cet égard, je martèle la précaution qu’il s’agit ci-après d’opinions strictement personnelles qui n’engagent que moi ! Je reprends donc.


I) JE SUIS OPTIMISTE POUR APRES DEMAIN, TRES PESSIMISTE POUR AUJOUD’HUI

Entre autres séjours plus ou moins longs, je suis rentré de Lomé le 30 mai écoulé, au terme de six bons mois jour pour jour. Certes, s’agissant de la longue durée, je suis tout à fait confiant quant à l’avenir de mon pays le Togo et des Togolais. Cependant, pour ce qui touche l’aujourd’hui, je retourne en France avec une terrible désolation au cœur !
Déjà notre Conférence Nationale Souveraine avait jugé et condamné la monocratie de Gnassingbé EYADEMA comme un fiasco retentissant ! (Cf. Déclaration n°1 en date du 21 août 1991 de cette CNS). Un fiasco total sur tous les plans et dans tous les domaines. De nos jours, le Togo patauge au fond d’un insoutenable gouffre politique, économique, social et culturel.
La « fortune » s’accumule entre les mains d’une infime minorité de profiteurs éhontés, tandis que la misère noire s’amoncelle chez l’énorme majorité de nos simples compatriotes !
Le Togo ne livre aucune production industrielle susceptible de sous-tendre un décollage économique viable. (Hormis le ciment !) Rien que du nucléo-commerce !
Au bout de 47 ans d’ « indépendance », notre pays manque d’eau potable et d’énergie électrique ! Notre capitale brille comme une « belle ville-poubelle » ; Nos concitoyens meurent pour un RIEN !
La DIGNITE des togolais s’amincit au fil du temps…telle une peau de chagrin.

VOILA LA TRISTE ET PENIBLE IMPRESSION QUE JE RAMENE APRES MON DERNIER SEJOUR EN DATE AU BERCAIL !



II) LE PEUPLE TOGOLAIS N’EST POINT UN PEUPLE AMOUREUX DE LA SOUFFRANCE PLURIDIMENSIONNELLE

Non ! Le peuple togolais n’est nullement un peuple de masochistes ! En effet, si nous mettons de côté quelques rares groupuscules humains dont les berceaux originels se perdent dans l’opacité des temps, comme les ANYANGA, alors nous voyons le peuplement actuel du Togo se composer de FUGITIFS venus de divers horizons. Ces fugitifs auront déserté soit des féodalités, des tyrannies, l’OPPRESSION, soit des contraintes d’ordre socio-économique et/ou écologique, soit tout cela à la fois. Pour venir se blottir dans l’étroit corridor de notre «Togo chéri ». Nos ancêtres n’étaient et ne sauraient donc pas être, fondamentalement, des amoureux de la souffrance, de la misère !

La « veulerie » apparente que nous observons de nos jours chez les Togolais s’avère imputable à l’intériorisation de la stratégie de la terreur mise en œuvre par Gnassingbé EYADEMA !
A ce propos, avec sa remarquable acuité d’observation, son extraordinaire talent d’analyse, sa culture encyclopédique en son temps, Karl Marx a noté quelque part à peu près ceci : Un peuple exploité et opprimé dans une certaine limite peut encore se rebeller contre l’exploitation et l’oppression. Tandis qu’un peuple exploité et opprimé au-delà d’un seuil critique tend à devenir meurtri, avili, abâtardi, avachi, amorphe …
Néanmoins, même des esclaves en arrivent à se soulever contre leur triste sort. Ainsi en fut-il chez Spartacus et ses compagnons de misère dans la Rome antique. Chez Toussaint Louverture et ses amis aussi …
En tout état de cause, n’oublions pas le 5 Octobre 1990, la grève générale illimitée (GGI) de neuf mois (1992/1993), le 26 Avril 2007 et ses lendemains immédiats !
Ajoutons que la diaspora togolaise est faite aussi de gens qui ont fui notre pays à partir des misères induites par l’ »effort » et la pénurie de guerre en 1939/1945. (Cf. mon ouvrage La palpitante quête de l’Ablodé, édition de 2006, pp.60-74).
Des gens qui ont dû se réfugier en Gold Coast (Ghana), aux Congos, en Côte d ’Ivoire, au Gabon, au Cameroun, au Nigeria, au Liberia. En Gold Coast, au Nigeria et aux Congos surtout !
Le Togolais n’est donc point un amoureux du misérabilisme ! Il n’est point foncièrement masochiste !


III) LE PATRIOTISME NE SEMBLE PAS ÊTRE LE CÔTE FORT DU TOGOLAIS. EN A-T-IL ETE TOUJOURS AINSI ?!

Le patriotisme, c’est l’Amour sacré de la Terre de nos aïeux, et la farouche Défense de cette Terre le cas échéant ! Cette définition implique le Sacrifice suprême, c’est-à-dire le Don de notre vie si besoin il y a ! Laquelle définition commande le rapport succinct des quelques faits authentiques ci-après.
Très peu de nos compatriotes savent que, suite à la signature du fameux traité (de protectorat) de Baguida en date du 5 Juillet 1884, les Allemands auront dû guerroyer 18 (dix-huit) longues années pour finalement pouvoir s’asseoir sur la Terre de nos ancêtres. Ces impérialistes appelaient pudiquement leurs rudes guerres de conquête « opérations de pacification ». Si bien qu’au bout de ces 18 ans, le territoire aurait perdu, selon les archives historiques y afférentes, au moins la moitié (!) de sa population de 1884.
En 1922 (si je ne m’abuse) et 1935 encore, les Konkomba se soulevèrent contre l’occupant venu de l’au-delà des mers.
En 1924, sous la houlette de Johannès Apenyowu AGBOKA, naissait, à Accra (Gold Coast), le Deutsche-Togo Bund, (DTB) qui allait faire couler quantités de salive et d’encre. Les 24 et 25 janvier 1933, sous l’égide des DUAWO (= le Peuple), les femmes loméennes défièrent l’impérialisme français. Il y eut, officiellement, une douzaine de morts. Le 5 Octobre 1990, la Jeunesse togolaise allait asséner, à la citadelle militaro-dictatoriale de Gnassingbé EYADEMA, qui se croyait imprenable, un coup dont elle ne se relèvera jamais ! Et que dire de notre célèbre Conférence Nationale Souveraine (CNS) (Juillet/ Août 1991) ? (Cf. mon ouvrage La palpitante quête de l’Ablodé, pp. 28-40).
Dans ma tendre enfance et ma jeunesse, nos éducateurs accordaient, dans leur pédagogie, une importance particulière au civisme patriotique. C’est ainsi que de vieux chants patriotiques nous étaient enseignés, comme :

° MIA DENYIGBA (de Ephraîm AMU)
° GBE FANDEDE NA KALENTO SI WO KU (d’origine allemande)
° ENFANTS DU TOGO (de Mgr Jean-Marie CESSOU)
° « LE COURS COMPLEMENTAIRE » (de Noé Efoé KUTUKLUI)
° Etc …
Le lecteur comprendra aisément que, de la sorte, nous étions allaités aux mamelles du patriotisme, tandis que, sous la monarchie éyadémaïenne, la formation civique des jeunes n’aura brillé que par une « animation » grotesque et obscène !…
Non ! Le patriotisme togolais n’est pas mort !


IV) LES TOGOLAIS N’ARRIVENT PAS A SE MOBILISER, A S’UNIR POUR SE LIBERER. ET CE, AUSSI BIEN A L’INTERIEUR QU’A L’EXTERIEUR DE NOTRE PAYS. POURQUOI ?!

Ici également, je suggère au lecteur que nous nous référions au peuplement actuel de notre pays. Ce faisant, nous constaterons, comme ci-avant, que nous autres Togolais nous sommes des « AKODZOKPLIS », c’est-à-dire des gens d’origines ethno-culturelles hétéroclites. Que la fuite de féodalités nous a marqués, fondamentalement, d’un individualisme exacerbé…N’oublions pas que chez nous chaque famille a son « Chef » …
A cette donnée foncière s’ajoutent la pluriséculaire traite négrière, le colonialisme et le néocolonialisme, les manœuvres systématiques d’opposition du « nord » au « sud », de telle région à telle autre région, de telle ethnie à telle autre ethnie. (Cf. mon opuscule Le Togo-La vraie /fausse question nord-sud. Ed. Haho, Lomé, 2007). Tant de choses qui ne sauraient en rien contribuer à atténuer notre individualisme viscéral.
Toutefois nous avions dans les années 1955-1960 réussi une union sacrée qui nous aura permis d’arracher, de haute lutte, l’Ablodé proclamé le 27 Avril 1960 !
Je suis ainsi tenté de croire que c’est plutôt au niveau de ceux qui se sont accaparés le devant de la scène politique du Togo au début du vent de démocratisation (1990/1991) que le bât blesse.
A la vérité, lors du combat épique pour l’indépendance, l’ambition personnelle stricto sensu se contentait de la portion congrue pour ne pas dire qu’elle n’existait tout bonnement pas ! De nos jours, et précisément le funeste exemple éyadémaïste aidant, tout un chacun se voit investi de mission de présider au Destin du Togo…

Alors, à la pureté incandescente du patriotisme, se sont substituées la recherche d’intérêts égocentriques, la poursuite de l’assouvissement d’ambitions personnelles. Il en a résulté une anarchie au niveau du « leadership » multipolaire : une incohérence notoire, une inefficience, une inefficacité criardes, des querelles et des pratiques politiciennes au finish collectivement suicidaires … !
Le peuple est prêt ; il lui faut une stratégie appropriée, des mots d’ordre clairs et précis !!!
En bref, le drame du peuple togolais, s’agissant de notre autolibération, trouve sa source dans une insuffisance d’abnégation et, partant, dans un déficit de patriotisme véritable chez certains de nos « leaders ».

Au demeurant, remarquons que la difficulté à s’unir pour s’autolibérer n’est pas un apanage du peuple togolais. Ce phénomène s’observe dans toute l’Afrique noire francophone ! En effet, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous n’avions rencontré aucun problème dans la création de notre « Jeune Togo » en France au mois de Mars 1947. Oui ! Vivant tous dans les mêmes conditions d’existence, partageant les mêmes peines et les mêmes joies, nous n’avions aucune raison de ne pas nous unir pour le même combat existentiel.
Et, mieux, le « Jeune Togo » allait servir de modèle pour toutes les autres colonies françaises d’Afrique noire. De surcroît, le « Jeune Togo » aura substantiellement contribué à la mise sur pied des associations académiques, ainsi que de la grande FEANF (Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France). A telle enseigne que ce rôle moteur joué par le « Jeune Togo » sera expressément reconnu par la police secrète française dans un rapport confidentiel daté de Mars 1959.

Aujourd’hui, par contre, réaliser une structure unitaire de Négro-Africains au pays de Victor Hugo, relève de la quadrature du cercle. Les conditions matérielles et immatérielles objectives ont radicalement changé depuis nos « indépendances ». Chacun se bat, dans sa tour d’ivoire, pour sa subsistance quotidienne ! Ce qui marche, à la rigueur, ce sont des associations villageoises !
La problématique de l’unité de combat n’est donc pas spécifique au Togo mais englobe bel et bien toutes les ex-colonies françaises d’Afrique noire…
Cependant, il convient de noter le grand vent d’unité qui aura secoué le peuple togolais – à l’intérieur comme à l’extérieur de notre pays – à l’annonce du décès de Gnassingbé EYADEMA … Malheureusement, l’extraordinaire engouement pour l’autolibération, suscité par ce vent d’unité populaire, se sera, lui aussi, étiolé comme un feu de paille. Parce que, peut-être ici aussi, le leadership n’a pas su le canaliser, le capitaliser d’idoine manière ( ?!) (Cf. mon ouvrage « Histoire du Togo – De la tragi-comédie à la comi-tragédie ». Ed. Afridic, Paris, 2007).


V) PEUT-ON ESPERER LA FIN DE LA CRISE TOGOLAISE ?!

D’abord et pour ma part, je refuse de qualifier de « crise » la situation tragi-comique et comi-tragique qui prévaut au Togo depuis le 13 Janvier 1963…A mon humble avis, à dire vrai, une crise reflète une situation conjoncturelle, donc par définition passagère, donc relativement aisée à résoudre… Cependant que le cas togolais en considération relève d’un phénomène structurel, extrêmement complexe. Cette situation a déjà gangrené tous les rouages et toutes les ténues ficelles de la vie politique, économique, sociale et culturelle de notre pays ! Elle a déjà atteint la psyché, l’âme même du Togolais !
Il sied dès lors de regarder cette situation en face, courageusement, afin de lui trouver les solutions – les vraies solutions – qu’elle requiert. Ainsi donc, pour résorber ladite situation hautement structurelle, il faut lui appliquer un mouvement hautement structurel !!!
Dans cette veine d’idées, et en nous plaçant délibérément …sur le terrain des généralités, nous avons besoin d’une :
a) Union immaculée, sacrée, de tous les vrais patriotes, de tous les vrais démocrates, de tous ceux qui veulent réellement le changement réel. Une union pure autour du parti majoritaire qui incarne le mieux aujourd’hui le VŒU UNANIME de changement …
b) Stratégie appropriée à tous points de vue !
c) Mobilisation et une formation adéquates des militants et du peuple.
d) Mise à contribution concrète et agissante du peuple concerné lui-même !

A bon entendeur, salut !

Oui ! Tout ce qui a un commencement a une fin ! La dictature au Togo disparaîtra bien un jour elle aussi !


VI) DOIT-ON LAISSER NOTRE PEUPLE A SON SORT ACTUEL OU IMAGINER UNE VOIE AUTRE DE REGLEMENT DE LA QUESTION TOGOLAISE ?!

Nous menons une lutte de longue haleine… Il convient dès lors de laisser le temps au temps. Mais il s’avère aussi nécessaire d’aider quelque peu le temps. D’où le besoin d’une stratégie du harcèlement. Oui ! Nous nous devons de harceler systématiquement le régime dictatorial laissé par Gnassingbé EYADEMA à ses successeurs. De le dénoncer, de le mettre à nu à tout bout de champ. (Car « L’enfant qui ne veut pas permettre à sa maman de dormir ne saurait se permettre de dormir lui non plus »).
Cela dit, notre problématique première, fondamentale, réside dans la nature et l’usage de l’armée prétorienne et pléthorique léguée par Gnassingbé EYADEMA à la clique militaro-clanique qui gouverne aujourd’hui notre pays. Que dis-je ? Je veux dire une armada qui pend sur la tête du pacifique peuple togolais. Comme une épée de Damoclès.
Et le règlement de la question structurelle de notre patrie passe nécessairement par la prise en compte du redoutable paramètre que constitue cette armada quasi monoethnique …
A ce propos, les démocrates se doivent d’éviter le moindre faux pas qui puisse servir d’alibi à ceux qui seraient tentés de commettre au Togo un génocide à la rwandaise …
Que celui qui a des oreilles entende !


VII) QUEL SYSTEME DE PARTIS POLITIQUES POUR LE TOGO ?!

D’entrée de jeu, je dis : NI PARTI UNIQUE, NI PLETHORE DE PARTIS ! En effet, au sortir des terribles hostilités de la Guerre mondiale 1939-1945, pour nous lettrés du Tiers monde en général, africains en particulier, sous l’influence de l’Union Soviétique et de la Chine populaire, la nécessité du parti unique nous paraissait une évidence même. Elle ne se discutait en tout cas pas ! Le parti unique nous semblait une nécessité absolue : un creuset où devraient venir se fondre nos mosaïques d’ethnies, de sous-ethniques, de clans, que sais-je encore ? Mais, à l’épreuve de la réalité, le parti unique était devenu la chose d’une seule personne. En lieu et place d’un creuset vit le jour un carcan : un univers propice à l’épanouissement de la pensée unique. Très vite donc, le parti unique se mua en parti inique. Il fallait ainsi changer le fusil d’épaule !
Quant à la pléthore de partis politiques, elle signifie perte d’énergies humaines et de moyens matériels et financiers ; elle signifie inefficience et inefficacité. Elle veut dire incapacité à initier et à propulser un développement viable et durable.
A ce sujet, j’apprends qu’il y aurait, au Togo, 70 à 75 partis politiques, pour un pays de 56000 kms2 et de 4 500 000 habitants ( !). Heureusement que la plupart d’entre eux ne figurent que sur le papier ( !).
D’où, pour ma part, je verrais pour mon pays deux grands partis (plus, à la rigueur, un parti centriste) reflétant et défendant les intérêts vitaux des principales strates du peuple laborieux de chez nous …
Ici, j’ai en vue les Etats-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne, la République fédérale d’Allemagne. Au reste, l’élection présidentielle du mois de Mai 2007 en France m’incite à croire que même l’Hexagone serait en train de tendre à adopter le système politique tripartite.
Mais, de toute évidence, la question qui taraude le plus présentement tout(e) Togolais(e) qui se respecte est la suivante.


VIII) LES ELECTIONS LEGISLATIVES ENVISAGEES AU TOGO POUR 2007 SAUVERONT-ELLES LA TERRE DE NOS AIEUX ?!

Comme en 1998, en 2003, en 2005, le peuple togolais est encore prêt à se rendre massivement aux urnes législatives prochaines. Il est prêt à y aller avec toute la ferveur mystique dont il a fait montre par le passé. Et, parlant de ces cruciales élections, d’aucuns se référent au 27 Avril 1958 ( !). Mais, en 1958, les élections/référendum qui nous conduisirent à l’Ablodé furent, de facto, organisées, supervisées et proclamées, de bout en bout, par les Nations-Unies, en la personne de l’Haïtien Max H. DORSINVILLE.
Cependant, nous avons l’obligation de ne point décourager ledit peuple… Mais, en même temps, au jour d’aujourd’hui, la clique militaro-clanique en place ne donne le moindre signe qu’elle ne va plus s’accrocher mordicus aux rênes du pouvoir qui lui garantit les colossaux privilèges qu’elle a accumulés sous le parasol de Gnassingbé EYADEMA. Alors, et en dépit d’une importante implication de la « communauté internationale » dans le processus électoral en cause, le peuple togolais (dont moi) navigue à vue, entre un ESPOIR MESURE, RAISONNE, et une PROFONDE APPREHENSION : une ANGOISSANTE INQUIETUDE !!!
En somme, la moralité, en la matière, devrait se décliner ainsi :

NI NEGATIVISME PARALYSANT, NI BEATE NAIVETE, MAIS UNE VIGILANCE DE TOUT INSTANT !!!


Paris, le 15 Juin 2007
Godwin TETE

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