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LE REGARD - 25/09/2006 Imprimer | Envoyer | Réagir

L’UFC s’estime flouée par le facilitateur


La nomination de Me Agboyibo du CAR au poste de Premier ministre samedi dernier suscite diverses réactions au sein de la classe politique togolaise. Si à la CDPA on a tout simplement pris acte de cette nomination, à l’UFC, la désignation du Premier ministre dans un parti autre que celui de Gilchrist Olympio a plutôt été très mal appréciée. On estime même avoir été floué et induit en erreur par le facilitateur du dialogue. "Nous avons été floués car nous considérons que nous sommes la plus importante formation politique", s’indigne Patrick Lawson, le 3è vice-président de l’UFC.

Mais comment en est –on arrivé là ?

On se souvient en effet qu’au lendemain du paraphe de l’Accord Politique de Base à Lomé, Accord rejeté par l’UFC et la CDPA, ces deux partis avaient réclamé le recours à un facilitateur et la poursuite du dialogue intertogolais. C’est ainsi que toutes les parties prenantes au dialogue avaient été conviées à Ouaga pour la suite des négociations sous l’égide du Président burkinabé Blaise Compaoré désigné d’un commun accord, comme facilitateur.

Lorsque le dialogue se poursuivait à Ouagadougou, le leader de l’UFC qui vit habituellement à Paris était revenu à Accra d’où il suivait l’évolution de la situation. Dans la capitale burkinabé, la délégation de l’UFC était conduite par Eric Armerding qui n’est autre que le beau frère du leader du parti, Gilchrist Olympio.

Pendant le dialogue, l’UFC avait mis un point d’honneur à régler la question d’éligibilité et de nationalité. Et elle le fera si bien qu’elle obtiendra gain de cause, du moins pour ce qui concerne les élections législatives prévues pour 2007. C’est ainsi que l’Accord de Ouaga IV sera paraphé par toutes les parties prenantes au dialogue y compris l’UFC dans la capitale burkinabé avant d’être solennellement signé à Lomé le 20 Août dernier.


A l’issue de la signature de l’Accord Politique Global, tous les signataires s’étaient adressés à la presse. M. Eric Armerding qui avait signé le document pour le compte de l’UFC avait déclaré que son parti avait un candidat pour la Primature. Mais nulle part, il n’a été officiellement dit que le poste de Premier Ministre avait été promis au parti de Gilchrist Olympio et que c’est sur la base de cette promesse qu’il a paraphé puis signé l’Accord Politique Global. Certes, l’information circulait dans les coulisses. Or en politique, pour des questions de ce genre, lorsqu’il n’y a pas d’acte formel, il est difficile, voire inconséquent de s’en prévaloir.

L’Accord Politique Global qui engage toutes les parties prenantes dès lors qu’elles l’ont signé est clair. Il recommande la nomination d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Faute pour l’Accord de donner d’autres précisions, latitude était donc laissée au chef de l’Etat de procéder à la nomination du Premier ministre conformément à la Constitution.
Au départ, la rumeur faisait était de fortes probabilités de nomination de Eric Armerding. Ce qui a soulevé un tollé général. On en était là quand, par courrier, les services de la Présidence de la République ont demandé aux parties prenantes au dialogue de faire parvenir des noms, afin de permettre au chef de l’Etat de procéder à la nomination du Premier ministre. L’UFC se refuse de faire une proposition et demande en retour, davantage de précisions. C’est finalement à Paris, au cours d’une audience avec Faure Gnassingbé, que le leader de l’UFC accepte le principe de proposition de nom et désigne comme candidat de son parti à la Primature, son 3ème vice-Président M. Patrick Lawson.

Blaise Compaoré a-t-il réellement conclu un marché avec l’UFC ou est-ce l’UFC qui a fait elle-même preuve de naïveté ? La question reste posée.

Ce qui est sûr, c’est que le chef de l’Etat, avant de nommer le Premier ministre, a dû demander conseil à ses pairs. Il a certainement reçu des assurances au niveau de l’Union Européenne et d’autres partenaires.
S’il est vrai que l’UFC a reçu des promesses fermes qui l’ont déterminée à signer l’Accord, elle devrait peut-être s’en prendre à Compaoré dont le tort sera d’avoir vendu la peau de l’ours avant de l’avoir abattu.

Mais une disposition de l’Accord Politique Global stipule qu’en cas de difficulté dans l’application, il faut se référer au facilitateur. La situation de Blaise Compaoré risque d’être embarrassante.

L. R.


Article paru dans LE REGARD N° 508 du 19 septembre 2006

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