Dimanche 25 Juin 2017

Contactez-nous

Recherche :

Actualités

A la une

Editorial

Societe

Regions

Diaspora

Carnet

Politique

Economie

Sante

Education

Culture

Sports

Afrique

International

Repères

Opinions-debats

Revues de presse

Interviews

Portraits

Annonces

Emplois

Immobilier

Divers

Services

Archives

Newsletters

Abonnement

Publicite

Espace reserve

Qui sommes-nous ?

LETOGOLAIS.COM - 14/09/2006 Imprimer | Envoyer | Réagir

Le retour à la constitution de 1992 pour consolider l’accord global de Ouaga


L’accord politique dit « global » de Ouaga signé à Lomé le 20 août 2006 n’est en réalité « qu’une gouttelette d’eau dans la mer » face au gigantisme de la crise politique et institutionnelle du Togo. Un accord que tous les observateurs crédibles de la crise togolaise qualifient « d’extrêmement fragile » pour reprendre leurs terminologies exactes.

Ainsi, face au pourrissement de notre économie nationale, à la perpétuelle décomposition de toutes les structures de l’Etat et l’isolement diplomatique de notre pays en Afrique et dans le reste du monde, cet accord seul, ne suffit pas comme solution adaptée à notre crise politique. Il y a lieu d'aller plus loin dans ce sens consensuel, par un signal politique très révélateur d’une bonne volonté réciproque entre les acteurs nationaux, pour écarter ce risque permanant d’un effondrement général de l’édifice national, ce qui compliquerait davantage la situation actuelle qui n’est guère brillante, et cela bien évidemment n’arrange aucun parti politique.

En effet, sans le retour à la constitution de 1992 pour accompagner d’une part cette nouvelle transition qui s’annonce délicate et consolider d’autre part cet accord au demeurant fragile, tout le paysage politique togolais prend le risque de se retrouver dans une déflagration institutionnelle sans précédent dont le peuple togolais seul, aura à payer à nouveau les frais les plus redoutables qu’il n’ait jamais eu à payer jusqu’à présent.

La constitution de 1992, devons-nous le rappeler une fois encore, est l’œuvre d’un consensus national approuvé par référendum populaire, à travers lequel tous les Togolais, de tout bord politique confondu, et en toute souveraineté, se sont exprimé librement et massivement pour son adoption.

Cette constitution charcutée après la signature en 1999 de l’accord cadre de Lomé, sur mesure personnelle par le dictateur père, et à nouveau charcutée par son fils héritier en 2005 lors de son décès, constitue un acte de mépris sans précédent à la loi, ainsi qu’au peuple togolais tout entier. En claire, cela signifie que le Togo demeure la propriété personnelle du clan Gnassingbé qui en détient le titre foncier sur toute l’étendue du territoire national, bref le Togo n’appartient pas aux Togolais qui constituent les forces vives de notre pays !!! Cette injustice est grave !!! Elle est énorme !!!

Quelques soient les couleurs politiques du prochain premier ministre qui sera en charge du gouvernement d’union nationale de transition, représentant toutes les sensibilités politiques du Togo, le retour à la constitution de 1992 restera incontournable, car à l’issue des élections législatives anticipées de juin 2007 qui départageront les partis politiques, sur quel critère sera désigné son successeur à la primature. Autrement dit, quel sera le mode de désignation du premier ministre au terme des législatives de juin 2007 ?
Est-ce par rapport au parti politique ayant obtenu le plus grand nombre de sièges à l’assemblée nationale ? Si c’est le cas, il y a lieu de revenir à la constitution de 1992.
Ou alors, s’agira-t-il encore de l’arbitraire lorsque le Général-dictateur désigna le somnambule Edem Kodjo à la primature avec 7 sièges seulement au détriment du CAR de Maître Agboyibor ayant obtenu un record de 35 sièges aux législatives de 1994.

L’actuelle constitution étant logiquement considéré comme désuète, car charcutée à plusieurs reprises et vidée de toute sa substance juridique ne précise pas la règle du jeu, c’est pour cette raison qu’il est important de la mettre en veilleuse, en revenant sur celle de 1992.

Aussi, est-il important que le premier ministre du gouvernement d’union national de transition, dès lors qu’il sera nommé, disposera de « la grâce d’Etat » nécessaire pour clarifier le jeu en revenant à la constitution de 1992 attendue par le peuple togolais.
Il y va de l’intérêt de tous les acteurs politiques, y compris la société civile.
La constitution actuelle sans âme, digne d’un Etat véritablement bandit, souffre de la légitimité référendaire à la différence de celle de 1992, et par conséquent doit être déclarée caduque.


Paris, le 14 septembre 2006
Par Tido BRASSIER

Imprimer | Envoyer par email | Réagir à cet article

Page précédente
DERNIERES DEPECHES
Togo : Jean-Pierre Fabre dit NIET à Faure Gnassingbé
Ouverture vendredi à Yaoundé d’une réunion des pays de la zone franc
Togo : 35 milliards de francs CFA de bons de trésors vont être émis sur le marché de l’UEMOA
Togo : Un nouveau Cahier des charges pour Togocel pour améliorer ses réseaux G2/G3
Espace CEDEAO: Le Togo s’oppose à la limitation des mandats présidentiels à deux !
Togo: l’OIF rend son rapport sur l’organisation de l’élection du 25 avril
Présidentielle au Togo: dix jours pour régler les derniers problèmes
Togo: Présidentielle reportée au 25 avril à cause du fichier électoral bidonné ?
Togo: les fonctionnaires en grève
L’élection au Togo s’invite en justice à Bruxelles
Les autres dépêches...



OPINIONS-DEBATS

TOGO: JE DIS BRAVO, PRINCE GNASSINGBé! NON SEULEMENT PAR IRONIE...
En refusant de signer le protocole des chefs d'État portant limitation du nombre des mandats présidentiels à deux, protocole qui a cependant recueilli l'accord de 8 chefs d'État sur 10, Gnassingbé n'a rien révélé de neuf, ni de sa personnalité, ni de ses intentions que nous, je veux dire un certain nombre de Togolais, ignorerions. Je dis bravo ! non seulement par ironie, mais aussi parce qu’il aurait pu user d’hypocrisie et de la fourberie qu’on lui connaît et signer le protocole, pour n’en jamais tenir compte, comme tant d’autres fois. Par Sénouvo Agbota ZINSOU


PORTRAITS

TOGO-RéPRESSIONS MILITAIRES : QUI A TUé ALABI NADJINOUDINE ?

INTERVIEWS

LAURENT BIGOT, DIPLOMATE LIMOGé POUR AVOIR PRéDIT LA CHUTE DE COMPAORé
C’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Après le Burkina Faso, y aura-t-il d’autres pays où la jeunesse se révoltera ? Le cas du Togo nous vient immédiatement à l’esprit. Le clan Gnassingbé, ça fait près de 47 ans qu’il est au pouvoir.


REVUES DE PRESSE

FAURE GNASSINGBé: LE DIALOGUE à LA BOUCHE, LES ARMES ET GOURDINS CLOUTéS EN MAINS
De père en fils, le régime des Gnassingbé, ce clan qui a pris en otage le peuple togolais, n’a pas changé. Ni dans sa nature, ni dans ses méthodes de conservation du pouvoir à tout prix. Et pourtant, au lendemain du décès d’Eyadéma, suivi quelques heures plus tard de l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir par un quarteron d’officiers, et surtout après la parenthèse de sang de 2005, un brin d’espoir était né auprès d’une frange de la population. A raison, étant donné l’extrême jeunesse du successeur du vieux dictateur au pouvoir et plus encore de son discours sur sa volonté de trancher avec l’ère ancienne.


DOSSIERS

Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle (1&2)

La constitution togolaise (1)

La constitution togolaise (2)

La constitution togolaise (3)