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LETOGOLAIS.COM - 10/07/2006 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : un « accord politique » en deçà des enjeux


ACCORD POLITIQUE OU RELEVE DE CONCLUSION ?

Dans une conférence de presse donnée le 6 juillet 2006, à Lomé, Yawovi Agboyibo président du Bureau du Dialogue intertogolais a annoncé à la Presse que le Dialogue est parvenu à un accord politique.

« L’accord est paraphé par 7 sur 9 parties prenantes au Dialogue, à savoir, le CAR, la CPP, le PDR, le RPT, le GF2D, le REFAMPT et le GOUVERNEMENT. Cet accord est l’expression des acquis des 21 séances de travail que le Dialogue national a tenues du 24 au 06 juillet 2006. Ces acquis couvrent les différents sujets abordés au cours du Dialogue. Il en est ainsi de la révision du cadre électoral, qu’il s’agisse des attributions, de la composition et des démembrements de la CENI, des conditions d’éligibilité aux élections législatives, du découpage électoral, du recensement électoral, des cartes d’électeurs, de l’observation des élections, de la représentation des femmes dans la vie politique, de la question des réfugiés etc.
Il en est de même des problèmes de fond, dont entre, autres les questions relatives à l’Armée et aux autres forces de sécurité, les réformes institutionnelles, l’impunité, le cas des réfugiés, le financement public des partis politiques, le besoin de formation d’un nouveau Gouvernement. Sur chacun des thèmes débattus, le Dialogue a su dégager des compromis. »

Pourtant, devant la presse et au cours de la séance finale de réunion du Dialogue, l’avocat, Président du CAR et de ce Dialogue, s’en est pris à ceux qui ont adopté la politique du tout ou rien, à savoir l’UFC et la CDPA, qui ont refusé de parapher le document de synthèse des débats, auquel Me Agboyibo donne le nom d’Accord politique de base. En usant d’un artifice le bureau du dialogue et son Présidents affirment que le paraphe vise à préserver et à conserver les acquis des 21 séances de travail, « en attendant qu’avec le concours des facilitateurs le Dialogue y apporte des améliorations éventuelles en vue de parvenir à un accord politique global à signer par l’ensemble des délégations ».


QUE DE SUBTILITES : ACCORD POLITIQUE DE BASE ! ACCORD POLITIQUE GLOBAL !

Elles sont très éloignées des préoccupations des populations dont Me Agboyibo semble se soucier en soulignant l’espoir suscité au sein des populations par le Dialogue. Qu’à cela ne tienne ! Ces populations veulent un changement de régime ! Elles désirent viscéralement en voir la fin, car il n’a que trop duré et a ravi tant de vies togolaises.

Chiche Me Agboyibo: suggérez un référendum sur les fameux acquis du Dialogue!

Car, les acquis auxquels se réfèrent Yawovi Agboyibo sont très minces. L’avocat s’émerveille que la CENI soit rétablie dans ses fonctions d’organisation et de supervision des élections. A y voir de plus près, sa composition ainsi que celle de ses démembrements donne la majorité au pouvoir et à ses alliés. La CENI sera composée de 19 membres, soit 5 pour le RPT, 4 pour ses alliés (CPP et PDR), 2 pour le gouvernement, 1 pour le REFAMPT. Ainsi le pouvoir disposera toujours d’une majorité de 12 voix.

Pareillement pour les CELI qui sont les Commissions électorales locales indépendantes (CELI). Elles seront composées de 9 membres : Le Président qui est un magistrat, fonctionnaire dont l’indépendance est douteuse sous une dictature quarantenaire. 1 membre désigné par le gouvernement. 2 membres pour le RPT, 1 pour chacun des partis signataires de l’Accord-cadre de Lomé (CAR, CDPA, CPP, PDR, UFC). Dans cette configuration, le pouvoir peut compter d’emblée sur 6 membres et disposer d’une majorité et décider à sa guise.

En outre, sur la question de l’impunité, l’amalgame entre des faits commis sous le régime Eyadéma (père et fils) et la période de la lutte pour l’indépendance est inacceptable ! Combien de morts déplore t-on entre 1958 et 1963 ?

Les acquis du Dialogue que vante Me Agboyibo ne sont pas à la hauteur de nos attentes et au regard de ce que nous vivons sous l’ère des Gnassingbé. Ces acquis qui contentent Me Agboyibo sont en deçà de celle des Togolais qui ont été violentés, martyrisés, brutalisés.

Me Agboyibo serait-il à ce point amnésique pour vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Notre vigilance est accrue, car des partis politiques et des leaders expriment insuffisamment les volontés et les ambitions des populations togolaises.


La rédaction letogolais.com


LIRE EGALEMENT:
Togo: l'accord politique de base

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