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AFP - 15/06/2006 Imprimer | Envoyer | Réagir

TOGO : Chronique d’une déroute annoncée


Passés tout près d’un improbable exploit face à la Corée du Sud, les « Eperviers » du Togo, une fois leur défaite consommée (2-1), n’ont pu que constater l’évidence : la crise qui les secoue depuis leur arrivée en Allemagne semble les avoir condamnés dans ce Mondial de football.

Les dégâts semblent irréversibles. Après sa défaite face à la Corée du Sud, l’équipe qui semblait le plus à sa portée dans un groupe où figurent la France et la Suisse- qui se sont neutralisés mardi soir (0-0)-, les chances du Togo de se qualifier pour les 8e de finale sont désormais réduites à peau de chagrin. Tout comme celles de se sortir de la crise.

Le retour-surprise de l’Allemand Otto Pfister la veille de leur premier match en Coupe du monde, trois jours après avoir quitté son poste de sélectionneur en raison d’un conflit entre les joueurs et la fédération sur la question des primes, n’y a rien changé. Le vernis d’une résolution miracle de dernière minute n’a pas tenu. Et rien ne laisse penser que la situation est sur le point de s’améliorer.

Car rien n’est réglé. Ni la question des primes, qui va certainement être remise sur la table avant le match face à la Suisse le 19 juin, ni la question de l’entraîneur.

A peine le match terminé, la cacophonie, à peine mise entre parenthèses l’espace d’une journée, a effectivement repris de plus belle. "Il y aura une réunion mercredi durant laquelle sera décidé si Pfister reste sélectionneur", a lâché le secrétaire général de la Fédération togolaise, Assogbavi Komlam, juste après le match. A peine sorti, le Togo, dans un instinct masochiste, s’y replonge déjà.

"De toute façon, la Fédération est un vrai panier de crabes. Il suffit que l’un des responsables parle pour qu’un autre s’empresse de le contredire", explique un spécialiste du football africain. Malgré la bonne volonté des joueurs qui, tentant d’oublier le contexte, ont fait mieux que tenir face à une Corée du Sud empruntée en début de rencontre, ils n’ont pu éviter de s’écrouler.

Immense gâchis

Vu la physionomie du match -les Togolais ont ouvert le score à la 31e minute-, l’impression qui se dégage est celle d’un immense gâchis. "On est forcément déçus, car il y avait de la place pour faire quelque chose", a estimé le capitaine des Eperviers, Jean-Paul Abalo, dont l’exclusion à la 53e minute a sans conteste fait basculer la match. La Corée a en effet égalisé dans la foulée sur le coup franc tiré par Lee Chun-soo.

Mais l’exclusion d’Abalo n’explique pas tout. Le mélodrame que vit le Togo, qui, pensait-on, avait retenu la leçon après une première crise fatale lors de la Coupe d’Afrique des Nations, a naturellement perturbé les joueurs.

"On a dépensé davantage d’énergie dans les problèmes qui ont précédé le match que sur le terrain. Cela nous a un peu fatigués. Si on était bien organisés, s’il n’y avait pas eu tous ces problèmes, on aurait pu faire mieux qu’aujourd’hui", a estimé Mohammed Kader, le premier buteur togolais dans l’histoire de la Coupe du monde.

"Moi, je ne m’occupe pas du coach. Je m’occupe du terrain. Ce qu’on me dit de faire, je fais. Basta !", a-t-il ajouté. Cela en dit long sur l’état d’esprit qui règne au sein des « Eperviers ».


AGASSA, GARDIEN DE BUT DU TOGO : « Nous sommes inexpérimentés »

Le gardien de but de la sélection togolaise, Kossi Agassa, a regretté le manque d’expérience de son équipe lors du match, mardi à Francfort, contre la Corée du Sud (1-2). Le Messin a affirmé que les problèmes liés à la préparation n’ont pas joué un rôle déterminant dans cette défaite.

Kossi Agassa, l’équipe du Togo a bien démarré la rencontre avant de baisser le pied. Comment l’expliquez-vous ?

On a fait une bonne première période. Et c’est vrai que la deuxième a été beaucoup plus difficile et douloureuse. L’expulsion de notre capitaine Jean-Paul Abalo à l’heure de jeu a mis un gros coup à l’équipe. A dix, c’était beaucoup plus dur. Nous nous sommes logiquement tous repliés et nous avons subi le jeu des Coréens.

N’aurait-il pas fallu attaquer davantage ?

Je pense surtout que notre défaite relève avant tout d’un manque d’expérience. C’est le facteur qui a fait la différence ce soir. Et puis, notre préparation, pas totalement aboutie, a peut-être joué un petit rôle. Mais ce n’est pas ça qui nous fait perdre.

Vous pensez vraiment que les problèmes connus lors de la préparation n’ont pas joué un rôle sur le terrain ?

Je peux vous assurer que cela n’a pas été le cas. Moralement, on était préparés. Et puis, après être parti, l’entraîneur est quand même revenu. Il nous a convoqué ce matin et expliqué comment il fallait jouer. Nous avons mis tous ces problèmes de côté afin de défendre nos chances à fond. Pour notre honneur et celui de notre pays. Les deux autres matches (Suisse et France) seront joués dans le même état d’esprit. On a préféré jouer avec le cœur plutôt que de penser à nos primes.

Vous avez découvert la Coupe du monde. Comment avez-vous vécu ce premier match ?

Jouer une Coupe du monde, c’est quelque chose d’énorme et de formidable. J’ai déjà joué trois Coupe d’Afrique des nations, mais là c’est différent. Et puis, comme c’est la première fois, c’est marquant. Au cours du match, je n’ai pas eu beaucoup d’arrêts à effectuer. Juste quelques-uns avant leur premier but qui nous a fait très mal.

AFP

LIRE EGALEMENT:
Togo : à propos de l’échec des « Eperviers » à la CAN 2006

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