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LETOGOLAIS.COM - 01/06/2005 Imprimer | Envoyer | Réagir

Gouvernement d’union nationale : une mystification


Les élections ont été trafiquées à grande échelle comme du temps du dictateur défunt. Les résultats « officiels » sont donc une falsification de la réalité, une infamie de plus. Les observateurs de bonne foi reconnaissent que les violences perpétrées contre la population sur le territoire sont largement imputables aux forces de répression, mises en place par Eyadéma et qui soutiennent aujourd’hui son fils. Selon des sources concordantes et dignes de foi, des centaines d’innocents ont perdu leur vie à cause de leurs opinions. La chasse à l’homme se poursuit inlassablement. Malgré les difficultés, le flux des réfugiés (plus de 30 000 déjà) dans les pays voisins ne s’estompe pas. Ces faits n’ébranlent pas la conscience des supporteurs du clan Gnassingbé. Ils continuent de clamer que l’issue de la crise passe par la formation d’un gouvernement d’union nationale sous l’autorité de Faure Gnassingbé. Ils justifient leur position en utilisant un alibi éculé : les incessants changements de stratégie de l’opposition ou son inconsistance. Même si l’opposition n’est pas exempte de reproche, cet argument est fallacieux. Nous ne pouvons pas l’accepter car il ne résiste pas à la réalité des faits. La sanglante mascarade visait un seul objectif : trouver un habillage au maintien du RPT au pouvoir. C’est de là que proviennent tous les problèmes.


LE FAUX PAS D’ABUJA

Le voyage de Gilchrist Olympio à Abuja est le premier prétexte dont on se sert pour dire que l’opposition n’a pas une stratégie claire ou en change sans cesse. Nous avons regretté l’escapade du président de l’UFC à Abuja. Au mieux, il a confondu vitesse et précipitation ; il s’est fait piéger par Faure Gnassingbé et Olesegun Obasanjo. Toutefois, en allant au-delà de ce premier constat, l’incohérence de la démarche d’Obasanjo et son manque de scrupule paraissent évidents. Le président en exercice de l’UA a convoqué le candidat du RPT et un chef de l’un des partis de la coalition et non le candidat de la coalition, comme si Faure Gnassingbé avait déjà gagné les élections. De deux choses l’une, soit ce sont les chefs de partis que Obasanjo voulait convaincre, dans ce cas son invitation aurait dû être adressée aux responsables de la coalition et du RPT ; soit ce sont les candidats qui l’intéressent et il aurait dû inviter Emmanuel Akitani Bob et Faure Gnassingbé. Le président de l’UA a opté pour une voie qui autorise des suspicions : son intervention était douteuse et malhonnête. Sa démarche n’était pas empreinte de l’impartialité que l’on est en droit d’attendre d’un arbitre ou d’un facilitateur. On ne peut pas être à la fois juge et partie, c’est le baba de la justice. Dans cette affaire, Gilchrist Olympio s’est montré candide ; c’est cela que nous lui reprochons. Il ne représentait que lui-même et aurait dû prendre des précautions pour cadrer l’entretien et réaffirmer qu’il est le chef de l’un des partis de la coalition. Il n’a pas contribué à clarifier la position de l’opposition. On peut lui reprocher son côté individualiste et une certaine naïveté mais il est difficile de considérer la discussion d’Abuja comme un engagement de l’opposition. Retenir cet épisode comme le signe de changement intempestif d’avis de l’opposition n’est ni juste ni honnête.


LA CRISE

Considérer que la formation d’un gouvernement d’union nationale est l’issue de la crise togolaise repose sur un postulat erroné consistant à supposer que cette crise est née de la mort du dictateur. Le Togo est en crise depuis des décennies en raison de l’appropriation du pouvoir par le clan Gnassingbé. Si l’on vit aujourd’hui ce drame, c’est parce que Eyadéma a semé la haine et la tyrannie sur le sol national en utilisant les différences ethniques et régionales comme des armes politiques. C’est aussi parce qu’il a construit son pouvoir despotique sur des forces de sécurité non républicaines mais claniques, promptes à imposer par la force leur loi à la majorité de la population. La violence a été l’arme absolue utilisée par Eyadéma pendant son règne. Il s’est maintenu au pouvoir en fermant tous les espaces de liberté et en terrorisant en permanence la population, y compris les membres de sa propre famille. Les Togolais ont vécu pendant quarante ans sous une tyrannie abjecte et féroce qu’on ne peut pas qualifier d’état stable.

La crise s’explique également par l’accaparement de la richesse nationale par une minorité, les proches du clan Gnassingbé, au détriment d’une très large majorité de citoyens. Ainsi, la politique menée par Eyadema a fait coexister deux mondes au Togo : celui de ceux qui sont devenus immensément riches grâce aux détournements, à la corruption et aux diverses malversations, les aficionados du régime ; celui des laisser pour compte pour qui manger et se soigner sont de rudes épreuves quotidiennes. La volonté de changement, traduite par le vote massif en faveur d’Emmanuel Akitani Bob, résulte de l’héritage socio-économique catastrophique légué par Eyadéma à majorité de la population. C’est un cri de désespérance d’un peuple qui n’en peut plus. Il doit être entendu par l’opposition.

Le rejet de Faure Gnassingbé ou son désaveu provient également du fait qu’il a fait sienne la politique initiée par son père et fondée sur la barbarie, la tyrannie, la gabegie et la corruption. Les maux (violence, pauvreté, corruption, meurtres politiques, etc.) auxquels nous faisons face aujourd’hui sont inhérents à cette politique qui dure depuis des années. Tant qu’ils subsisteront, il paraît illusoire d’imaginer une issue heureuse au problème du peuple togolais. Ils doivent être traités à fond à la source et non de manière cosmétique. La situation est trop grave pour qu’on se contente une fois de plus d’un traitement artificiel.


LA VOLONTE DU PEUPLE

Le choix des dirigeants est une prérogative du peuple souverain et non celle d’un clan. La violation de ce droit signifie un coup d’état ou l’émergence d’un régime totalitaire. Avant la proclamation officielle des résultats des élections, les forces de sécurité étaient postées aux points stratégiques des principales villes. Il est rare que des hommes et des armes de guerre soient déployés pour une proclamation de résultats alors qu’aucune insurrection ne sévit dans le pays. En se fiant à ce seul indicateur, on peut affirmer que les résultats proclamés par la CENI ne correspondent pas à la réalité. Faure Gnassingbé et ses acolytes n’ont pas été choisis par le peuple. Ils ne sont pas compatibles avec la volonté du peuple.

Les responsables de l’opposition veulent certes l’alternance mais c’est surtout le peuple dans sa grande majorité qui veut passer à un autre régime. Les chefs de la coalition ont donc simplement accompagné le peuple dans sa détermination à en finir avec le despotisme et le totalitarisme. Le peuple, qui a pris son destin en main, a voulu montrer aux caciques du RPT que les temps ont changé.

Si l’on veut promouvoir la démocratie et mettre l’arbitraire sous éteignoir, c’est la volonté de la majorité qui doit primer sur les intérêts individuels et claniques. De ce fait, accompagner le peuple dans ses revendications est un devoir pour nous tous. L’appel à la résistance lancé il y a quelque temps par Emmanuel Akitani Bob est une excellente initiative qui s’impose à tout démocrate, soucieux de défendre le peuple togolais. Emmanuel Akitani Bob est allé dans la direction voulue par notre peuple. Cela s’appelle la démocratie, ce n’est pas le signe d’un comportement versatile.


LE HIATUS ENTRE LA PARTICIPATION A UN GOUVERNEMENT ET LA VOLONTE DU PEUPLE

La situation est grave et d’autant plus complexe que le nombre de victimes de la barbarie nous rappelle tous les jours l’extrême brutalité dont demeurent capables le clan Gnassingbé et ses acolytes. « Nous avions une dette envers nos martyrs ; maintenant, nous avons envers eux un devoir». Pour que leurs sacrifices ne soient pas vains, nous continuons de préconiser le rejet de la participation à un « pseudo gouvernement d’union nationale », placée sous l’autorité de Faure Gnassingbé. Cette proposition, mise en avant notamment par la France, est un leurre, un marché de dupes qui ne résoudra aucun problème. Faure Gnassingbé veut constituer un conglomérat d’individus, tous dévoués à sa cause qui passe par la pérennisation du pouvoir du clan. Nous avons été interpellés par des amis sur notre position, il est donc nécessaire de fournir quelques arguments expliquant ce point de vue.

Tout d’abord, nous ne refusons pas la « coopération » inter partis par principe mais par ce que nous n’y croyons pas dans le cadre actuel. Pour qu’une coopération puisse marcher, il est nécessaire que les parties intéressées définissent ensemble l’objet de leur coopération. En général, on met en place un gouvernement d’union nationale pour lutter contre un danger susceptible de nuire à la nation et au peuple tout entier. Dans le cas du Togo, nous connaissons depuis près de quarante ans le danger qui nous menace et nous tue. C’est la dictature imposée par Eyadema et dont le bras séculier est l’armée. Si Faure Gnassingbé et ses amis avaient voulu endosser les habits de la réconciliation et d’un retour à la paix, ce n’est pas leur maintien au pouvoir à n’importe quel prix qu’ils auraient privilégié. Ils ne veulent strictement rien lâcher. Ils s’accrochent à tous leurs privilèges. Même la présidence du comité olympique, une propriété d’un des barons du régime depuis 1975, vient d’être confiée à nouveau à cet homme.

Ensuite, nous ne croyons pas en un individu qui a cautionné l’usage d’une barbarie inouïe pour se hisser au pouvoir. La violence qui a précédé et, surtout, suivi la proclamation des résultats aurait suffi à un homme respectueux de la vie et des droits les plus élémentaires de l’homme pour dire que « trop, c’est trop ». Un individu, capable de s’asseoir aussi tranquillement sur des centaines de cadavres pour diriger un pays est un danger pour l’humanité, une insulte à la race humaine. Jusqu’à ce jour, Faure Gnassingbé semble étranger à toute forme d’humilité, de compassion ou au sentiment qui distingue un homme d’une bête sauvage. Il continue d’afficher l’indifférence, l’arrogance niaise du barbare et le cynisme d’un despote. Il n’a pas montré le moindre signe de pitié ou d’humanité vers les familles ayant perdu leurs enfants, parents ou proches. Lorsqu’un coup d’état est fomenté, on déplore souvent des morts mais c’est rare que une arrivée au pouvoir d’un homme se traduise par autant de victimes civiles en si peu de temps. Des dictateurs chevronnés mettent des années à réaliser les méfaits commis par Faure Gnassingbé et sa bande en quelques semaines. De tels individus sont capables de tout. Nous ne lui faisons pas confiance. En outre, Faure Gnassingbé et le RPT ne proposent ni de véritables négociations politiques ni de crédibles alternatives économiques. Il n’y a aucune raison de faire une alliance avec eux.

L’homme est au centre de nos préoccupations. Pour nous, l’action politique doit préserver l’homme contre toutes les formes de violence, et, en premier lieu, contre les exécutions extra - judiciaires, les meurtres et assassinats, la torture. En aucun cas, la politique ne doit se servir de la violence pour contraindre un citoyen à adopter une position. Aucune cause, en particulier politique, ne justifie à nos yeux la mort d’un homme. Comme le disait Saul Bellow, nous devons « replacer le visage humain au premier plan ». Or, c’est la barbarie qui a été mise au premier plan par Faure Gnassingbé et ses acolytes. De ce fait, il y a une opposition fondamentale entre les deux approches : nous associer avec eux revient à faire l’impasse sur les victimes des exactions et assassinats commis pour imposer Faure Gnassingbé au peuple. L’opposition, non exempte de reproche, ne devrait pas partager la responsabilité des atrocités avec le clan Gnassingbé. Gouverner ensemble consiste à exercer et à partager des responsabilités qui doivent être solidairement assumées devant le peuple. Comment se fera le partage des responsabilités ? Comment l’opposition pourrait endosser les massacres de la population civile ? Parce que nos visions de la vie sont foncièrement opposées, il est impossible d’envisager de parler de l’avenir du Togo avec ceux qui ont pris le parti de bafouer la vie et la dignité humaines.

Enfin, Faure Gnassingbé et son clan n’ont fait à ce jour aucune concession allant dans le sens d’un véritable partage du pouvoir avec l’opposition. Ils cherchent à débaucher des individus soit disant membres de l’opposition pour, entre autres, apaiser l’Union Européenne et obtenir des aides financières. Si les responsables du RPT voulaient réellement un gouvernement d’union nationale, ils auraient privilégié une stratégie de négociation globale avec l’opposition et non un débauchage individuel. En outre, Faure Gnassingbé a mis un certain temps pour proposer timidement de créer une commission d’enquête sur les violences. Il a fait fi de la seule solution raisonnable qui consiste à faire appel à une commission internationale libre et indépendante, placée sous l’égide de l’ONU par exemple.

Faire croire que Me Koffigoh (désigné par Faure Gnassingbé à la tête de sa commission d’enquête) est un opposant, est une contrevérité. Clairement, les responsables du RPT ne cherchent pas l’ouverture mais une concentration de tous les pouvoirs dans leurs mains. Ils ne veulent laisser que des miettes à l’opposition. C’est une union de façade qu’ils veulent. Ne leur servons pas d’alibi. Qu’ils gardent le pouvoir et organisons-nous pour trouver le moyen de leur faire payer leur forfaiture. L’opposition ne doit pas cautionner cette nouvelle mascarade. Il ne saurait y avoir de gouvernement d’union nationale tant que le clan Gnassingbé s’accrochera à tout prix au pouvoir et à ses privilèges. Compte tenu de ce qui se passe en ce moment, coopérer avec le RPT revient à négocier avec lui un pistolet poser sur la tempe. C’est un suicide collectif que l’on nous propose et non une réconciliation. C’est enfin faire de la loi de la jungle, un outil politique efficace.


QUE FAIRE MAINTENANT ?

Contrairement à ce qu’ils font semblant de croire, Faure Gnassingbé et ses amis ont un problème de crédibilité et de légitimité. Le pavé lancé dans la marre par les euro députés en ne reconnaissant pas la légitimité de Faure Gnassingbé et la sortie de Sarkozy (qu’il faudrait, certes, nuancer) ne font pas leurs affaires. C’est un point qu’il ne faudrait pas négliger tout en gardant à l’esprit que seuls les Togolais peuvent créer les conditions d’une véritable révolution au Togo. Il convient également de se souvenir du fait que le seul pays, soutien inconditionnel du clan Gnassingbé, est la France. Or Chirac se retrouve dans une position délicate dans son pays aujourd’hui. Il y a, peut-être, un « coup à jouer ». Nous ne devons pas négliger non plus le soutien de la FIDH qui pourrait porter la voix de notre peuple martyrisé.

Ni la CEDEAO, ni l’UA ne sont plus en mesure de soutenir le peuple togolais ; elles se sont rangées du côté de celui qui a les armes. Comme le dit avec pertinence, un ami cher, « Obasanjo n’a réglé aucun problème sérieux dans son pays, pourquoi voulez-vous qu’il apporte une contribution décisive dans la résolution du conflit togolais ? ». Nous avions espéré un changement d’attitude des responsables politiques Africains, restés égaux à eux-mêmes, en demeurant de vaillants gardiens de leur caste, celle des corrompus. Il n’y a rien à attendre de ce côté-là. Ce constat, un peu amère, est confirmé par la rapidité avec laquelle l’UA a annulé les décisions prises à l’encontre du régime togolais alors que des Togolais continuent de fuir leur pays et sont martyrisés sans pitié. Faure Gnassingbé et ses amis se moquent du monde en disant que seuls les délinquants sont poursuivis. Y- aurait-il eu une génération spontanée de délinquants au Togo à partir du 24 avril ? La CEDEAO et l’UA n’ont jamais voulu pousser le RPT vers une acceptation de la volonté du peuple. Il faut en prendre acte et en tenir compte dans nos réflexions.

L’opposition togolaise doit jouer la carte de la non participation au pouvoir et maintenir ainsi la pression sur Faure Gnassingbé et ceux qui le supportent. Elle ne doit pas rester les bras croisés et attendre mais prendre le temps de se recomposer, de définir un programme et des stratégies de conquête. Bref, elle doit se préparer sérieusement pour prendre le pouvoir et s’accorder le temps nécessaire pour entreprendre la bataille décisive dans de bonnes conditions. Cette stratégie ne pourra marcher qu’avec le soutien et la confiance de la population. De fait, nous devons nous mobiliser et apporter notre soutien à ceux qui souffrent et à ceux qui ont été obligés de s’exiler loin de leur foyer et de leur pays. Les Algériens ont vaincu les impérialistes français, en partie, grâce à l’impôt révolutionnaire. Fournissons une contribution financière régulière pour soulager les victimes de la barbarie et nous structurer.

C’est une solution politique que nous privilégions et préconisons. Toutefois, à force de violenter sans arrêt la population civile, le régime pousse progressivement le peuple vers une position plus radicale qui pourrait aboutir à une véritable déchirure comparable à celle du Rwanda ou de la Côte d’Ivoire. Cette solution extrême sera un drame pour le Togo et au-delà pour le continent. C’est aussi cela qu’il faudrait faire comprendre à tous.

Faure Gnassingbé est un usurpateur, arrogant et cynique. Il se situe dans la lignée des plus sordides tyrans. Participer à un gouvernement placé sous son autorité signifie le soutenir dans sa stratégie sanguinaire. Ce sera une pure folie, une faute capitale, un désastre absolu qu’il faut éviter pour garder les mains propres, rendre justice à nos martyrs et, sans doute, préserver l’avenir de notre pays.


EYIDI Clara et AGOU Wood
AGOU_EYIDI@HOTMAIL.COM
Paris le 29 mai 2005

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