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NOUVELOBS.COM - 19/05/2005 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo : rencontre au sommet


L'opposition et le parti au pouvoir doivent se retrouver pour tenter d'harmoniser leurs positions en vue de la formation d'un gouvernement.

L 'opposition togolaise et le parti au pouvoir doivent en principe se retrouver jeudi 19 mai à Abuja pour tenter d'harmoniser leurs positions en vue de la formation du gouvernement d'union nationale de Faure Gnassingbé, vainqueur contesté par l'opposition de l'élection présidentielle du 24 avril.
Les deux parties sont invitées dans la capitale nigériane dans le cadre d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) impliquée dans la résolution de la crise au Togo après le décès le 5 février du président Gnassingbé Eyadéma.
"Le sommet d'Abuja a pour objectif d'aider le peuple togolais et ses responsables politiques à oeuvrer à l'élaboration d'une solution acceptable pour résoudre la crise politique de ce pays", a affirmé Oluremi Oyo, la porte-parole du président nigérian Olusegun Obasanjo.
La porte-parole a souligné que ce sommet se situait dans la continuité du rôle de médiateur de Olusegun Obasanjo, également président en exercice de l'Union africaine (UA). Publicité


Le président de la Commission africaine Alpha Oumar Konaré et le président gabonais Omar Bongo doivent notamment participer à ce sommet avec les chefs d'Etat de la CEDAO, selon cette porte-parole et des responsables de la CEDEAO.

Accusations contre la CEDEAO

La coalition de l'opposition radicale togolaise a toutefois menacé mardi de ne pas y prendre part, accusant la CEDEAO d'être "à l'origine de la crise togolaise".

"Depuis un certain moment, la coalition a dit clairement qu'elle ne veut plus traiter avec la CEDEAO", selon Crosby Kuist, commissaire à la communication de la coalition, soulignant qu'elle avait reçu une invitation de Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union africaine (UA).

"Si arrivés là-bas, nous constatons que c'est à un sommet de la CEDEAO (..), la coalition prendra les dispositions nécessaires", a-t-il averti, sans plus de précision.

Faure Gnassingbé, élu avec 60,15% des voix, a proposé lors de la campagne électorale, la formation d'un gouvernement d'union nationale, suivant les recommandations de la CEDEAO et de l'UA, qui ont avalisé le scrutin.
Cette élection, marquée par des accusations réciproques de "fraudes massives", a donné lieu à de violentes manifestations à Lomé, notamment dans les fiefs de l'opposition, ainsi que dans d'autres villes du pays, faisant au moins une trentaine de morts, selon des sources hospitalières et officielles.
La Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH) a affirmé samedi que plus de 800 personnes ont été tuées ces trois derniers mois au Togo. Le gouvernement a qualifié aussitôt cette affirmation de "plaisanterie de mauvais goût".

Contentieux électoral

La coalition, qui a jusqu'ici refusé de participer à un gouvernement d'union nationale de Faure Gnassingbé, a assoupli vendredi sa position.
Elle a demandé qu'avant toute éventuelle discussion de participation soit réglé le "contentieux" électoral, que cesse les "harcèlements des militants de l'opposition" et que les réfugiés reviennent au Togo.

Selon le Haut Commissariat de l'Onu pour les Réfugiés (HCR), quelque 26.000 Togolais ont fui leur pays après le scrutin pour le Ghana ou le Bénin voisins.
"Nous irons à Abuja avec notre feuille de route qui comporte nos trois principales préoccupations et nous les énumérerons point par point", a confié à l'AFP, un responsable de cette coalition, dont le candidat battu Emmanuel Akitani Bob (38,25% des suffrages) devrait être présent à Abuja.
L'opposition modérée qui, de son côté, a accepté le principe d'une collaboration avec le pouvoir, attend des propositions de Faure Gnassingbé.
Dans les milieux diplomatiques de Lomé, on estime toutefois que la constitution d'un gouvernement d'union ne sera "pas chose facile" pour le nouveau président.

"Il doit d'une part, faire face à certains membres de son parti qui n'admettront pas ce partage de pouvoir et, d'autre part, il a affaire à une opposition prête à monter les enchères", selon un diplomate.


NOUVELOBS.COM | 19.05.05 | 06:44

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