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LIBERATION - 16/04/2005 Imprimer | Envoyer | Réagir

Présidentielle à hauts risques au Togo


L'opposition accuse le pouvoir d'avoir préparé la victoire du fils Eyadéma au vote du 24 avril.

Par Thomas HOFNUNG

Au Togo, l'élection présidentielle du 24 avril est mal partie. L'opposition manifeste quasi quotidiennement dans les rues de Lomé en faveur d'un report du vote, dont ne veut pas entendre parler le pouvoir. Alors que la campagne a officiellement démarré, les six partis d'opposition qui soutiennent la candidature d'Emmanuel Bob Akitani accusent le régime de Lomé d'avoir déjà préparé la victoire de Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma décédé le 5 février. Selon eux, les cartes d'électeur auraient été distribuées de façon à exclure de nombreux partisans de l'opposition. Censé régler la crise ouverte par la disparition du «Vieux» après trente-huit ans de règne, ce scrutin pourrait bien, au contraire, mettre le feu aux poudres.

Tout se jouera sur le verdict de la communauté internationale concernant la validité du scrutin. Or, en dehors de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), désormais contestée par l'opposition togolaise, personne ne semble disponible pour s'impliquer sur le terrain. Après la désignation par l'armée de Faure Gnassingbé à la tête de l'Etat, c'est pourtant la détermination affichée par la Cedeao qui avait fait reculer le pouvoir, le contraignant à organiser une élection présidentielle. Cette organisation a prévu d'envoyer des observateurs au Togo afin de superviser le scrutin. Mais les adversaires du régime lui reprochent de n'avoir pas dénoncé les manipulations du pouvoir dans la préparation de l'élection.

Scrutateurs. De son côté, l'Union européenne, qui négociait avec Lomé la reprise de sa coopération économique avant la mort brutale d'Eyadéma, se retranche prudemment derrière la Cedeao et n'enverra pas d'observateurs au Togo. «Nous n'avions pas assez de temps pour les recruter et les envoyer sur place le 24 avril», justifie un responsable de la Commission. En revanche, l'UE financera, à hauteur de 200 000 euros, l'envoi d'une trentaine de scrutateurs de la Cedeao. Une enveloppe de 300 000 euros est également disponible pour assurer la présence de représentants de l'opposition dans les bureaux de vote le jour de l'élection. 500 000 euros pour un scrutin déjà contesté ? «La bonne nouvelle dans la crise togolaise, c'est que les Africains ont décidé de gérer eux-mêmes ce dossier et nous soutenons leurs efforts», plaide-t-on à Bruxelles. Tout en s'empressant d'ajouter que Bruxelles ne sera pas tenu de suivre les conclusions de la Cedeao sur la validité du scrutin... Quant à l'organisation de la Francophonie, qui supervise régulièrement des scrutins en Afrique de l'Ouest, elle tient le même discours : à la Cedeao de jouer !

Collusion. Ancienne puissance coloniale, la France envisage, pour sa part, d'envoyer ses propres observateurs, des parlementaires familiers du dossier togolais. Mais avec quelle crédibilité auprès d'une opposition qui n'a cessé de dénoncer sa collusion avec feu Eyadéma ? Paris semble, d'ailleurs, parier sur la victoire du fils d'Eyadéma. «Agé seulement de 39 ans, il est en phase avec la jeunesse de son pays, et il dispose de la machine bien huilée du parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais, face à une opposition divisée», explique un proche du dossier. La candidature de Bob Akitani, un homme de 74 ans peu charismatique, n'a pas fait l'unanimité et deux petits partis d'opposition ont choisi de présenter leur propre champion.



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