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UFC-TOGO.COM - 22/12/2002 Imprimer | Envoyer | Réagir

DROITS DE L’HOMME AU TOGO (1975-2000) :COMBAT CONTRE L’OUBLI ET LA BANALISATION


Derrière le paravent de la démocratie et du légalisme, les Togolais ont été soumis à la dictature d’EYADEMA, ainsi qu’à une violence dénoncée régulièrement par les organisations de défense des droits de l’homme et autres institutions internationales ( Nations unies, Union européenne ,département d’Etat américain etc.) par le gouvernement américain ( Rapport du Département d’Etat américain sur les droits de l’homme au Togo ).


Le drame, c’est que cette oppression que subit le pacifique peuple togolais se banalise et se déroule depuis 35 ans comme inaperçue de l’opinion internationale. Il semble que l’ancien sergent de l’armée française dans les années cinquante ait réussi son tour de passe-passe en mystifiant la communauté internationale



Cependant, en 1978 déjà, Albert MESNARD écrivait à propos du Togo: « le régime en place depuis 1967 s’applique à composer à l’adresse de l’observateur extérieur une image de marque, l’image d’un pays tranquille, d’une politique stable et démocratique, d’un développement harmonieux, d’une Nation unie derrière son chef prestigieux, le guide éclairé, le général-timonier-EYADEMA…Le nombre impressionnant de conférences internationales tenues ces dernières années dans la capitale togolaise n’est-il pas la preuve d’une sécurité et d’une stabilité garanties par le régime ? Que se passe-t-il en réalité ?…La répression est congénitale au régime qui vint au pouvoir par la force. Les arrestations arbitraires sont légions. Les camps de détention couvrent tout le pays, du Nord au Sud, à Mango, à Lama-Kara, Sokodè, Atakpamé, Lomé, Aneho et aussi... la cave de la majestueuse « Maison du R.P.T. ». Nous ne reviendrons plus ici sur le sort des nombreux détenus arrêtés lors de saisonniers« complots contre la sûreté de l'Etat et du Gouvernement » et dont la population apprend la mort par « collapsus circulatoire » longtemps après qu'ils ont été sommairement liquidés (Osseyi, Kolor...), ni sur celui de ceux dont on découvre quotidiennement les corps rejetés sur la plage par la mer ou flottant sur la lagune de Lomé (Mensah, Ebeto...), ni même sur celui, plus récent, du Commandant Comlan, officier supérieur de l'armée néo­coloniale, arrêté, pour ce que l'on a pu savoir, pour ses prises de position contradictoires au sein du Conseil des Officiers et assassiné dans sa cellule le 31 juillet 1974 par un commando de karatéka. Tout cela mériterait des livres entiers que nous espérons voir publiés un jour pour redon­ner à ces meurtres leur place dans l'histoire politique du pays et rétablir le régime dans sa vérité sanguinaire. Nous pensons, en ce qui nous concerne, qu'il est plus pressant de porter à la connaissance d'un large public quelques-unes des méthodes de torture utilisées dans les prisons togolaises.

1. La bastonnade: c'est la plus courante. Les militaires rouent de coups le détenu jusqu'à ce qu'il s'évanouisse ou trépasse.

2. Le football militaire: le détenu est placé au milieu d'un terrain de football, la nuit. Puis 20 (vingt) militaires surgissent des ténèbres et « s'en occupent » comme on ferait d'un ballon. Après profond évanouissement ou décès, il est ramené dans sa cellule.

3. Le but militaire: on sort le détenu à minuit, on lui pro­met la libération s'il arrive à marquer un but de penalty avec un militaire dans les bois... Il se concentre et de toutes les forces qui lui restent tape dans le ballon. Douleur inouïe. Le ballon est une boule d'acier.

4. Le café militaire: le tortionnaire demande au détenu de piler du charbon mêlé à un peu de liquide, généralement sa propre urine, qu'on lui fait boire comme du café.

5. Le téléphone militaire : on exige du détenu de téléphoner au Président de la République pour lui demander sa grâce. Lors de la communication, il reçoit pour toute réponse une intense décharge électrique dans les oreilles.

6. Le testament: devant une tombe et un poteau d'exécu­tion, on demande au détenu de rédiger son testament. On l'attache quelque temps puis on le relâche pour un second testament plus sincère avec promesse de la grâce s'il recon­naît les mérites du Président.

7. On dispose des allumettes dans les cheveux et on y met le feu.

8. L'électrochoc dans les pieds et dans les parties génitales.

9. Excitation de la partie génitale des femmes par une bouteille. Etc., etc.



On pourrait allonger la liste. Ceux qui ont la charge de cette institution barbare ne manquent point d'imagination. La répression et la torture sont un mode de gouvernement au Togo. Il s’agit d'une institution rigoureuse dirigée par des officiers supérieurs de l'armée néo-coloniale dont Toinkezie, Batalo Germain, Balouki Jérôme, Toi Donou...

Il est inutile de revenir sur le cas de Gaston Charles Gnehou, beau-frère du Président. On pense naturellement à une sordide affaire de favoritisme. Eh non. Accusé d'être à la solde d'un certain impérialisme, il fut d'abord dégradé et évincé de l'armée. Puis il fut grièvement blessé, ainsi que son épouse, lors d'une première agression opérée par un commando. Il fut alors hospitalisé, et la nouvelle se répandit dans tout le pays. Et pourtant... et pourtant, quelques jours plus tard, Gaston Charles, le beau-frère du Président, sera achevé sur son lit d'hôpital lors d'une seconde agression. Cela se passait en août 1977…des mil­liers de détenus anonymes qui croupissent dans les prisons du Timonier-tortionnaire, comprimés, broyés par un appareil carcéral moyenâgeux, intégralement déshumanisé, pour un vague délit d'opinion qui, au Togo, est le premier article d'un acte constitutionnel inexistant. Il en sera ainsi tant que nous ferons preuve d'indifférence et que nous ne briserons pas le silence complice, notre silence-génocide. » Voilà le Togo. Aussi. (Peuples noirs Peuples africains, n°2 Mars-Avril 1978)



Onze ans après ces dénonciations, le caractère maléfique et féroce du régime EYADEMA est intact. Toutes les chancelleries étrangères connaissent désormais la nature tyrannique de ce régime. La terreur continue de régner à Lomé et sur le Togo, comme le montre le rapport d’Amnesty International ( Togo : Etat de terreur Mai 1999), largement confirmé par la ligue béninoise des droits de l’homme, ainsi que par une commission internationale d’enquête ONU-OUA, en Février 2001.

www.ifrance.com/efai/DOC/AFR/AFR57.HTM et www.unhchr.ch



Outre, ces institutions dont personne aujourd’hui ne met en doute le sérieux, sauf les prédateurs de la liberté et des droits de l’homme, le Département d’Etat américain dans ses notes de situation sur le respect des droits humains au Togo décrit le régime EYADEMA dans les termes suivants:



« le Togo est une République dominée par le général Président Gnassingbé EYADEMA qui gouverne ce pays depuis 1967…à la faveur d’un coup d’Etat militaire. Bien que des partis politiques d’opposition aient été légalisés suite à de grands mouvements de protestation en 1991, EYADEMA et son parti, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), fortement soutenus par les forces armées ont continué à dominer l’exercice du pouvoir politique.



Eyadema a utilisé sa solide position militaire pour réprimer la véritable opposition et pour s’assurer un autre mandat de 5 ans à l’issue des élections tenues en juin 1998 qui, comme les élections pluralistes précédentes étaient émaillées de fraudes systématiques...Malgré l’intention proclamée par le gouvernement de passer d’un régime autoritaire à la démocratie, les institutions mises en place pour accomplir cette transition ne l’ont pas fait dans la pratique…EYADEMA et ses partisans maintiennent un ferme contrôle sur toutes les facettes et à tous les niveaux sur les groupes ethniques du Nord, y compris la minorité kabyè dont il est issu… Les forces de sécurité se composent de l’armée ( y compris le corps d’élite de la garde présidentielle ), la marine, l’armée de l’air, la Sûreté nationale ( incluant la police nationale ) et la gendarmerie. A peu près 90% des officiers de l’armée et 70% des soldats appartiennent à l’ethnie minoritaire kabyè.

Les membres des forces de sécurité ont continué à causer de sérieux abus contre les droits de l’homme…

Les actes du gouvernement en matière des droits de l’homme sont très faibles…Le droit des citoyens à changer leur gouvernement est restreint…Les forces de sécurité sont responsables d’exécutions extrajudiciaires…Les forces de sécurité ont aussi commis des bastonnades…Le gouvernement n’a pas mené des investigations ou sanctionné ceux qui ont commis des abus, ni traduit en justice les personnes responsables d’exécutions extrajudiciaires et des disparitions au cours des années passées.



Les conditions carcérales demeurent rudes. Les arrestations et les détentions arbitraires sont un problème; les détentions préventives sont monnaie courante avec des prisonniers détenus 6 à 7 mois sans inculpation.

Le gouvernement a continué à influencer la justice qui est soumise et sous contrôle, et elle ne peut garantir les droits des citoyens à des procès impartiaux.

Les forces de sécurité ont souvent violé les droits et la vie privée des citoyens. Le gouvernement et les forces de sécurité ont réduit la liberté d’expression et celle de la presse en faisant recours à la détention pour raison d’enquête et à des procès pénaux pour persécuter les journalistes et les adversaires politiques.

Des lois ont été votées en janvier autorisant l’emprisonnement des journalistes qui écrivent des articles critiques à l’endroit du gouvernement et de ses représentants.

Le gouvernement a réduit la liberté académique. Le gouvernement a restreint la liberté de réunion, d’association et de mouvement. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est toujours dominée par des courtisans du Président, et le gouvernement a restreint et entravé le travail des organisations indépendantes des droits de l’homme…

La loi interdit la torture et les sévices corporels sur la personne des détenus…Cependant les forces de sécurité très souvent frappent les détenus immédiatement après leur arrestation. Quelques suspects ont déclaré de façon crédible, avoir été frappé, brûlé ou interdit de nourriture et de traitement médical.

Les forces de sécurité ont persécuté, intimidé et battu des journalistes…

L’impunité subsiste et le gouvernement ne s’est jamais soucié de mener des enquêtes efficaces, indépendantes et impartiales afin de traduire en justice les auteurs présumés de ces abus. La Constitution garantit aux citoyens le droit de changer leur gouvernement pacifiquement. Cependant, dans la pratique, le gouvernement réduit ce droit. Au cours de l’élection présidentielle de juin 1998, tout comme dans les parodies électorales organisées depuis que EYADEMA a confisqué le pouvoir en 1967, le gouvernement a empêché les citoyens d’exercer effectivement ce droit…Le Président a fait usage de la force militaire…pour intimider et harceler les opposants… » ( Rapport du Département d’Etat américain sur le respect des droits humains au Togo, publié le 25 février 2000 (www.state.gov )



Outre Amnesty International, la FIDH( Fédération internationale des ligues des droits de l’homme ) avait largement dénoncé dans un rapport ( janvier 1999, n°269) les pratiques totalitaires du régime EYADEMA. En effet, les auteurs du rapport confirment et amplifient les résultats de la mission d’enquête internationale diligentée après l’attentat de Soudou, dont furent victimes Gilchrist OLYMPIO, Marc ATIDEPE, et autres compagnons du leader de l’Union des Forces de changement. Cette commission concluait :

- « que l’attentat du 5 mai 1992 …a vraisemblablement été préparé et exécuté par des militaires »

- que l’importance des moyens utilisés en matériel de guerre, armes automatiques et roquettes, et en véhicules…laisse présumer la complicité de l’Etat-major des forces armées et des chefs de corps de ces militaires…

- que le comportement de ces militaires en cause avant et après l’embuscade montrent qu’ils sont certains d’une quasi impunité.

- Que le caractère prétorien du régime empêche l’exercice d’une justice indépendante et rend les magistrats et les enquêteurs judiciaires particulièrement vulnérables.» ( voir www.fidh.org/afriq/togo.htm )



Il est avéré que le pouvoir d’EYADEMA ébranlé au début des années quatre-vingt-dix par la revendication d’une démocratisation de la vie politique n’a pas hésité à envoyer la soldatesque semer la terreur dans les rues de la capitale, Lomé, et les différentes contrées du pays, après avoir réduit l’opposition à force d’intimidation et contraint des milliers de citoyens à l’exil…Les méthodes de gouvernement : répression systématique, insécurité permanente et organisée, de même que l’intimidation en guise de mode de contrôle des populations. Ce sont ces raisons qui ont motivé la suspension de la coopération du Togo avec son plus important partenaire économique (l’Union européenne). A propos de la situation des droits de l’homme dans notre pays, le Parlement européen a exprimé à maintes reprises ses vives préoccupations. Ainsi, le 6 septembre 2001, une résolution rappelait que :

. « depuis la prise du pouvoir du président Eyadema en 1967, les auteurs des exactions n'ont jamais été poursuivis par la justice pour répondre des actes qu'ils ont commis… »;

. invite les autorités togolaises à mettre fin au climat d'impunité qui règne au Togo et à identifier et à traduire en justice les responsables des violations des droits de l'homme constatées lors de l'enquête Nations unies/OUA;

. invite l'Union européenne à continuer d'examiner dans quelle mesure les droits de l'homme et les principes démocratiques sont respectés au Togo et à subordonner à la réalisation de progrès substantiels dans ces domaines la reprise de relations de coopération normales… »

Il est significatif que le 13 décembre 2001, le Parlement européen «…réitère sa condamnation des violations des droits de l'homme par le régime du président

Eyadema… invite les autorités togolaises à mettre un terme au climat d'impunité qui prévaut au Togo et à identifier et à traduire en justice les responsables des violations des droits de l'homme constatées dans le cadre de l'enquête de l'ONU-OUA;

. invite l'Union européenne à continuer à veiller au respect des droits de l'homme et des principes démocratiques au Togo et à subordonner la reprise de relations normales de coopération à des avancées substantielles dans ces domaines… »

L’Union européenne n’est pas abusée par la propagande du régime. Nos partenaires européens savent très bien qu’au fil des années, des violations massives, graves et répétées des droits de l’homme ont été commises au Togo, principalement par l’armée et les forces de sécurité. Ainsi, le communiqué publié le 11 février 2002, par la délégation de l’Union européenne auprès de la République togolaise indique que « la Commission européenne a suspendu sa coopération avec le Togo en janvier 1992 suite à l'attaque de la primature. Une reprise conditionnée a été annoncée dès avril 1992 mais une nouvelle suspension est intervenue en octobre 1992. Ces décisions ont à chaque fois été prises suite aux événements qui se sont déroulés dans le pays et qui ont été jugés contraires aux éléments essentiels de l'article 5 de la Convention de Lomé qui régit la coopération ACP-CE et qui stipule que la coopération doit être basée sur le respect des droits et libertés fondamentales de l'homme. »

Les événements graves auxquelles se réfère le communiqué sont les suivants :

- avril 1991 : massacre de la lagune de Bè. 28 corps sont repêchés. La Commission nationale des droits de l’homme ( CNDH ) révéla que ces crimes sont l’œuvre de commandos parachutistes

- 3 Décembre 1991 : attaque de la Primature par les putschistes, coup de force contre la Transition.

- 5 Mai 1992 : Attentat de Soudou contre G. Olympio

- 23 Juillet 1992 : Assassinat de Tavio AMORIN par deux policiers

- 22-23 octobre 1992 : Séquestration et molestage des membres du Haut conseil de la République par des militaires

-30 janvier 1993 : massacre de Fréau Jardin. Plus de 300.000 manifestants pacifiques sont pourchassés les militaires et des policiers. Le bilan exact est difficile à établir ; des camions de l’armée ayant emporté de nombreux cadavres vers une destination inconnue. Cependant, on dénombre plus de 30 morts.

- 24 Juin 1998 : Hold up électoral et renforcement de la suspension de la Coopération.

( voir www.europa.eu.int et www.europarl.eu.int/plenary/default_fr.htm)





Ce peuple paisible est traumatisé par le délire fasciste d’un pouvoir brutal. Le satyre EYADEMA règne depuis trente cinq ans en semant la terreur ; il maintient sous son joug criminel quatre million et demi de Togolais. La communauté internationale devrait user de tous les moyens de pression possibles pour faire échec à un pouvoir corrompu et sanguinaire.



Les faits et les circonstances évoqués dans ce document sont avérés. Amnesty International ne fut pas la seule institution à stigmatiser les pratiques totalitaires du régime EYADEMA. La Fédération internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (FIACAT) ou la Fidh dénoncent elles aussi depuis de longues années les violations massives et répétées des droits humains.

Oui, les Etats-Unis d’Amérique connaissent la nature véritable de ce régime. Oui, nos partenaires européens savent que le Régime EYADEMA est un régime irrespectueux des droits fondamentaux, de la dignité humaine et des valeurs démocratiques, et des principes démocratiques. Du reste, les conditions fermes et nécessaires posées par l’Union Européenne pour rétablir des relations normales de coopération avec le Togo sont « le respect des engagements politiques de l'Accord-Cadre de Lomé et en particulier l'organisation d'élections législatives anticipées recueillant l'accord de toutes les parties signataires de l’Accord-cadre et leur déroulement transparent et démocratique attesté par des observateurs internationaux. »



La liste des crimes commis par EYADEMA et ses hommes demain sont nombreux. Nous ne prétendons pas dans ce document les évoquer de façon exhaustive. Cette brutale réalité nous convie à un devoir de mémoire pour nous conforter dans nos engagements à lutter sans défaillance contre cette barbarie. C’est à l’action que sert aussi la connaissance historique.







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