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LIBERATION - 26/02/2005 Imprimer | Envoyer | Réagir

Faure Gnassingbé renonce à la présidence du Togo


Faure Gnassingbé renonce à la présidence du Togo

Le fils du défunt dictateur Eyadéma reste candidat à l'élection qui aurait lieu d'ici à quelques semaines.

Par Thomas HOFNUNG

Retour à la case départ, ou presque. Désigné par l'armée à la tête du Togo, après la mort de son père, le général Eyadéma, le 5 février, Faure Gnassingbé a annoncé, vendredi soir, sa démission. «Bébé Gnias», comme l'ont surnommé péjorativement ses adversaires, a finalement cédé à la pression croissante de la communauté internationale. Quelques heures auparavant, l'Union africaine avait suspendu le Togo de ses rangs, quelques jours après que la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest eut fait de même. Dans le même temps, son parti, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), l'a désigné comme candidat à l'élection présidentielle, censée se tenir d'ici à quelques semaines.

Agé de 39 ans, Faure Gnassingbé avait été propulsé par un quarteron de généraux paniqués par la disparition brutale d'Eyadéma, au pouvoir depuis 1967. Dans la foulée, l'Assemblée nationale contrôlée par ses partisans avait modifié la Constitution pour lui permettre de rester au pouvoir jusqu'en 2008, terme du mandat confié à son père en 2003. Le président de l'Assemblée nationale, Fambaré Natchaba, qui constitutionnellement aurait dû assurer l'intérim jusqu'à la tenue d'un nouveau scrutin, avait été purement et simplement destitué. Aujourd'hui, il ne reste plus rien de ces décisions prises à la va-vite. Ou presque : d'après nos informations, c'est le vice-président de l'Assemblée qui devrait assurer l'intérim jusqu'au prochain scrutin, et non Natchaba.

Mais loin d'être terminée, la crise togolaise ne fait sans doute que commencer. Vendredi, plusieurs partis d'opposition ont demandé que l'opposant historique au clan Eyadéma, Gilchrist Olympio, puisse se présenter. Amendée en 2002, la Constitution stipule que les candidats doivent résider au Togo depuis au moins un an. Or Olympio vit en exil en France depuis une tentative d'assassinat en 1992. Son père et premier président du Togo indépendant, Sylvanus Olympio, avait été exécuté par des putschistes emmenés par Eyadéma.

«Si Olympio ne peut se présenter, des troubles graves risquent d'éclater à Lomé. Et s'il est élu, tout cela pourrait se terminer par un coup d'Etat militaire», relève une source diplomatique à Paris. Lors de la présidentielle de 1998, Gilchrist Olympio était en passe de l'emporter, avant que le dépouillement ne soit brutalement interrompu par l'armée... Selon cette même source, Faure Gnassingbé avait prévu d'annoncer sa démission il y a trois jours. Mais la simple évocation par un responsable de l'Union africaine de la candidature souhaitable d'Olympio a suffi à susciter l'angoisse des généraux qui entourent «bébé Gnias», l'obligeant à différer sa décision jusqu'à vendredi.

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