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LES ECHOS - 22/02/2005 Imprimer | Envoyer | Réagir

Des responsables religieux "s'inquiètent" de la situation au Togo


Des responsables religieux ont exprimé mardi leurs "vives inquiétudes" face à la situation qui prévaut au Togo "après les évènements tragiques et douloureux que connaît" ce pays.

Dans une déclaration commune rendue publique, les responsables des églises catholique, méthodiste et presbytériennne du Togo estiment que les "actes posés qui ne sont pas conformes à la Constitution et aux normes qui régissent la vie des nations, ont ouvert une ère d'incertitude qui préoccupe vivement toute la nation togolaise".

"A vrai dire, les évènements qui prévalent ces jours-ci sont difficilement acceptables. Il est urgent de porter un regard lucide sur l'avenir et de s'assurer que les dérives présentes et futures ne mettent pas en cause la paix et la sécurité sur la terre de nos aïeux", souligne la déclaration.

Ces responsables religieux demandent aux responsables togolais au pouvoir ou dans l'opposition que "triomphent le dialogue, la concertation, le sens aigu du bien commun dans le respect de la liberté".

Faure Gnassingbé, un des fils du président défunt Gnassingbé Eyadéma, a été désigné par l'armée et investi le 7 février comme chef de l'Etat, après avoir obtenu l'aval de l'Assemblée nationale grâce à une modification express de la Constitution le 6 février.

Les députés togolais ont révisé à nouveau lundi la Constitution revenant au texte d'avant le 6 février, sans toutefois remettre en cause l'investiture de Faure Gnassingbé à la tête du pays jusqu'à l'organisation d'une élection présidentielle dans les 60 jours.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO, 15 pays), qui avait dénoncé un "coup d'Etat", a décidé samedi la suspension du Togo de l'organisation, le rappel des ambassadeurs à Lomé et une interdiction de voyager pour les dirigeants togolais.


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