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JTA - 21/02/2005 Imprimer | Envoyer | Réagir

Coup d'Etat au Togo: Echo de la presse sénégalise


MARCHE - Retour de la légalité constitutionnelle au Togo : Togolais et Sénégalais pour une force militaire

Ressortissants togolais, organisations de la société civile sénégalaise, politiques, artistes et citoyens africains ont, lors de leur marche protestataire, élevé leurs voix contre le régime qui prévaut au Togo. Portés par des chants togolais et des slogans réclamant ainsi le départ de Faure Gnassingbé de la scène politique togolaise pour un retour à la paix.
Des chants togolais pour ouvrir et rythmer la marche de protestation d’avant hier matin, organisée par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et l’ensemble des organisations de la société civile sénégalaise. Depuis la Place de l’Obélisque jusqu’au Rond-point de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts), ce sont plus d’une centaine de manifestants qui ont arpenté les rues de Dakar, sous le regard des citoyens portés par un message pluriel qui concerne les préoccupations et les aspirations des Togolais et des citoyens africains en général.
Les ressortissants togolais ont mal de la situation qui prévaut actuellement chez eux. A leur avis, la crise institutionnelle et politique qui enchaîne le Togo, suite au coup d’Etat constitutionnel survenu après la mort du président Gnassingbé Eyadéma, risque d’embraser toute la sous-région ouest-africaine. «C’est un régime anti-constitutionnel qui s’est établi au Togo. Le président Faure Gnassingbé, qui souhaite rester aux commandes, tient des propos qui ne sont pas de nature à assurer des lendemains heureux pour le peuple togolais», dénonce Joel Ametitoir, un des responsables du Collectif des ressortissants togolais au Sénégal (Crts) et étudiant en médecine. «C’est un précédent dangereux pour notre sous-région. Et, nous refusons une Côte d’Ivoire bis. La situation politique qui prévaut dans ce pays frère est inacceptable», déclare Khalifa Ababacar Sall, député socialiste, venu pour dire non, avec ses frères togolais, au coup de force «multiforme» au Togo.
Et M. Ametitoir de poursuivre que le régime de Eyadema Gnassingbé s’est spécialisé dans le trucage des élections au Togo. D’où la nécessité de soutenir les actions de la Communauté internationale et réclamer un retour à la léga-lité constitutionnelle avec l’organisation d’élections présidentielles libres et transparentes. «C’est le seul gage de stabilité pour le peuple Togolais», assure-t-il.
Une certitude, à la vue des slogans brandis par les manifestants, le peuple togolais est brisé de fatigue par l’oppression subie durant près de quarante ans, de la part de Eyadema et de son camp. Alors, «dehors Faure Gnassingbé. Dehors !», explose Alioune Tine, secrétaire général de la Raddho, sous un tonnerre d’applaudissements.
«Les sociétés civiles africaines doivent se mobiliser derrière les démocrates togolais pour que dans toutes les ambassades du Togo, partout dans le monde, les citoyens manifestent pour dire à Faure Gnassingbé : dehors», insiste-t-il. «Il faut en finir avec la monarchie et la dictature. Et, on n’a plus l’intention d’aller ailleurs en Afrique pour baisser les yeux, parce que tout simplement, nous avons des élites qui bafouent les Constitutions, la légalité et les droits de l’Homme chez nous», complète-t-il.
En outre, le retour à la légalité constitutionnelle n’est pas négociable, d’autant que, selon M. Tine, fort de défier la Communauté africaine et internationale, le régime actuel du Togo recule pour mieux sauter. «Eux aussi commencent les manœuvres de diversion, eux aussi vont manifester et créer la confusion, tout en continuant à exercer impunément la dictature en Afrique». Alors, «la fermeté doit prévaloir et la pression s’accentuer».
D’ailleurs, les organisations de la société civile sénégalaise sont d’avis que, s’il faut utiliser des moyens militaires pour que Faure Gnasssingbé et ses acolytes sortent, la force sera utilisée contre «les dictateurs». «La mobilisation politique, sociale et populaire doit être suffisamment forte pour que les nouvelles autorités du Togo comprennent que nous ne faiblirons pas, tant que la légalité constitutionnelle ne sera pas rétablie», ajoute M. Sall.
«Le moment est venu où les Togolais doivent se libérer du joug de la dictature», clame Roger Agbo, plombier togolais au Sénégal. Diverses manifestations sont au programme pour que le retour de la légalité constitutionnelle au Togo soit rétabli dans les meilleurs délais. Khalifa Ababacar Sall ose croire que si les dispositions légales et constitutionnelles sont respectées, dans les 60 jours, le peuple togolais peut espérer des élections.
Le quotidien, 21/02/2005


SOUTIEN - Diaspora africaine : Union pour la démission de Faure Gnassingbé
«Je voudrais dire aux politiciens de taire leur rancœur, d’avoir un esprit d’intérêt supérieur de la nation suivant les conseils des pays amis. J’ai aussi entendu l’appel des leaders politiques. Il faut respecter la Constitution. Nous avons pris un engagement en lançant un appel à l’Assemblée nationale de rétablir les modifications constitutionnelles qui ont été faites. Et il faut désormais faire preuve de responsabilité. Pour le reste, ce sont les élections qui nous départageront».
Tels ont été les propos du nouveau président Togolais, Faure Gnassingbé, informant de ce fait ses partisans qu’il se maintient au pouvoir, mais qu’il organisera les élections dans soixante jours. Une sortie officielle du président togolais faite le week-end dernier lors d’un meeting qui s’est tenu à Lomé II, alors qu’à Dakar une manifestation des fronts d’action citoyenne des sociétés civiles sénégalaise et togolaise, a conduit plusieurs personnes à protester contre son maintien au pouvoir. Car «la crise que traverse le peuple frère du Togo démontre que le nouveau régime au Togo veut s’imposer pour conserver le pouvoir par la violence».
Ainsi, le collectif des Ong d’appui au développement (Congad), le Réseau africain pour le développement intégré (Radi), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), Amnesty international, section Sénégalaise, le Centre africain pour l’éducation aux droits humains (Caedhu), et le comité de lutte contre les violences faites aux femmes ont juré de soutenir jusqu’au bout la société civile togolaise, dont le collectif des ressortissants togolais au Sénégal (Crts) est membre.
Leur ambition commune est de «chasser du pouvoir les hommes soucieux uniquement de la préservation de leurs intérêts égoïstes et qui veulent perpétuer le système de dictature de feu Eyadéma». Et Augustin Kuéviakoé, le porte-parole des ressortissants togolais au Sénégal, d’affirmer la position de la majorité de ses compatriotes résidant au Sénégal : «Faure n’a pas été prévu par la Constitution du Togo. Alors, il n’a qu’à déposer le tablier et laisser le pouvoir à qui de droit pour l’organisation d’élections libres et transparentes au Togo.» «M. Faure a annoncé le retour à l’ordre constitutionnel. Mais pour nous, ce retour à l’ordre constitutionnel implique (son) départ du gouvernement togolais», poursuit-il.
A cet effet, il faudrait accentuer la pression et exiger que «Fambaré Natchaba, le président de l’Assemblée nationale, assume l’intérim pour l’organisation des élections au Togo».
C’est à la suite de la mort du président togolais, Gnassingbé Eyadéma, le 5 février dernier, que son fils Faure, de connivence avec l’Armée togolaise, s’est fait proclamer président de la République, modifiant par la suite la Constitution du pays en son article 25.
Le quotidien, 21/02/2005



APRES LE COUP D’ETAT AU TOGO
Le cri du cœur de la Raddho et des ressortissants togolais
Un appel urgent pour l’action et la solidarité à été lancé hier à l’occasion de la conférence de presse organisée par la Rencontre africaine pour la défense des droits humains (Raddho) et le Collectif des ressortissants togolais au Sénégal (Crts) en relation avec le coup d’état qui a eu lieu à Lomé, le 5 février, à la suite du décès brutal de l’ancien président Togolais, le Général Eyadéma.
« Le Togo est devenu l’otage du clan Eyadema qui se réduit aux éléments de sa famille, de son village, de sa région, de son ethnie et de ses fidèles légionnaires faisant d’armée nationale… » Ainsi débute sur un goût de mépris et de désolation, le communiqué de la Raddho rendu public à l’occasion de la conférence de presse de jeudi. Dans le cadre d’une vaste campagne d’opinion et d’action, le message livré par le Secrétaire Général de la Raddho, Alioune Tine, était clair, net et précis : « Si les gens se mobilisaient, ça ne passera pas. »
Lue par Augustin Kueuakoe, étudiant togolais à Dakar et membre du Crts, la « Déclaration du Collectif des Ressortissants Togolais au Sénégal » a aussi ajouté sa voix à la chorale internationale, composée de la Cedeao, de l’Union Africaine, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Onu, et la France, qui ont tous condamné les développements politiques en cours au Togo.
Selon Alioune Tine, « Jamais on a vu une telle réaction énergique de la part des institutions africaines et internationales par rapport à un pays africain. » Selon lui, « Cette pression diplomatique sans précédent appuyée par des démonstrations de la société civile assure que le système Eyadema, fondé sur la terreur et sur la corruption, ne survivra pas Eyadema. »
Bien que les mécanismes soient mis en place pour la restauration de l’ordre constitutionnel au Togo, les besoins d’une campagne de pression diplomatique et de protestation populaire sont tout aussi pressants. Ce qui est une opportunité qu’on ne devrait pas gaspiller, a ajouté M. Tine.
Selon Joel Ametitoui, un autre étudiant Togolais à Dakar et membre du Crts, « Si ça ne passe pas à Togo ça ne passera plus en Afrique. » Ametitoui a souligné aussi « qu’un échec diplomatique peut avoir des graves conséquences si on ne répond pas à cette pression, ce serait peut-être une deuxième crise Ivoirienne. »
Dans leur déclaration, les membres du collectif ont annoncé un plan d’action qui s’agit d’une « marche de protestation organisée conjointement avec la Raddho et l’ensemble des organisations de la société civile sénégalaise qui nous accompagnement dans ce combat du samedi 19 février 2005 dont le point de départ sera le monument de l’Obélisque et le point d’arrivée et la Radio télévision sénégalaise (Rts). Alioune Tine a lancé l’appel aux leaders politiques et de la société civile sénégalaise pour que ce soit, « une manifestation massive de protestation contre la dictature et contre l’arbitraire. » Le plan d’action agit comme une « plate-forme revendicatrice qui sera remise au Consul honoraire au Sénégal. »
Etienne Gnassingbé Eyadema, dictateur de Togo pendant 38 ans, est mort le 5 février dernier. Malgré le fait que la constitution togolaise stipule en son article 65, qu’« En cas de vacance du pouvoir, le President de L’Assemblée Nationale assure l’intérim jusqu’aux prochaines élections présidentielles organisées dans les 60 jours qui suivent, » l’armée togolaise a imposé le fils d’Eyadema et homme de l’armée, Faure Gnassingbé, comme chef de l’état, après un coup d’état.
Le lendemain l’Assemblée Nationale, contrôlé par le parti unique d’Eyedema, le Rassemblement de Peuple Togolais (Rpt), ne s’est pas privée de modifier la constitution, en légitimant du coup, le coup d’état militaire.
Sud quotidien, 21/02/2005



SENEGAL-TOGO : La RADDHO satisfaite des sanctions de la CEDEAO à l'encontre des dirigeants togolais .....20/02/2005 22:01 GMT
Dakar, 20 fév (APS) - La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (RADDHO) a exprimé sa ''vive satisfaction'' suite aux sanctions prise par la CEDEAO à l'encontre du gouvernement togolais dirigé par Faure Gnassingbé.

En réaction à l'obstination de Faure Gnassingbé à se maintenir au pouvoir, malgré l'opposition de la communauté internationale, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) a décidé, samedi, d'infliger au Togo une première série de sanctions portant notamment la suspension du pays, le rappel des ambassadeurs ainsi que l'interdiction de voyages à ses dirigeants.

''La RADDHO se réjouit également de la position de l'Organisation internationale de la Francophonie, de l'Union européenne, des Etats-Unis d'Amérique et de la France, exigeant le retour à la légalité institutionnelle'', estime l'organisation dans un communiqué parvenu dimanche à l'APS.

Après le décès du président togolais, Gnassingbé Eyadéma, le 5 février, il a été remplacé par son fils, Faure, à la tête du Togo alors que la Constitution prévoyait une succession interimaire par le président de l'Assemblée nationale, à charge pour lui d'organiser dans 60 jours l'élection présidentielle.

''Cette ligne ne saurait être négociable'', estime la RADDHO qui recommande que des sanctions ''plus fermes'' soients envisagées si, ''d'ici une semaine'', Faure Gnassingbé ne rend pas sa démission.

La RADDHO recommande en outre à Faure Gnassingbé et aux ''officiers putchistes'' de ''tirer très rapidement les leçons de leur échec et de se résoudre, dans un ultime accès de patriotisme, à tout laisser tomber (...)''.

Elle invite aussi l'Union africaine et la CEDEAO à ''se pencher sérieusement sur la situation actuellement des droits de humains et de l'Etat de droit dans certains pays de la sous-région comme la Gambie et la République de Guinée''.

ADC

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