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LETOGOLAIS.COM - 25/04/2004 Imprimer | Envoyer | Réagir

Edem KODJO le 25/04/2004


L’ancien premier ministre (94 à 96) revient pour letogolais.com sur un certain nombre de points essentiels de l’actualité togolaise. Après le tollé suscité par ses récentes prise de position , Edem KODJO, livre ici son point de vue sur les dernières consultations entre l’UE et le gouvernement ainsi que sur le rôle qu’il entend désormais jouer sur l’échiquier politique togolais.

Propos recueillis le 24 /04/04 par la rédaction letogolais.com


« LE CHEF DE L’ETAT M’A PROPOSE DE PARTICIPER A LA DELEGATION TOGOLAISE »


LETOGOLAIS.COM: A la surprise générale, alors qu’on vous attendait sur un front de la littérature, vous revenez à la politique aux côtés d’Eyadéma, un homme considéré par ses compatriotes comme le « mal togolais ». Votre présence à la consultation de Bruxelles avec le RPT a choqué beaucoup de Togolais. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

M. Edem KODJO : Est-il interdit d'être présent, à la fois, en littérature et en politique ? Les plus grands l’ont été avant nous : Lamartine, Chateaubriand, Victor Hugo, Vaclav Havel, L.S. Senghor pour ne citer que ceux-là. Je n’ai rien inventé à cet égard.

Beaucoup de togolais ont été choqués dites-vous ? Beaucoup ont été heureux aussi. Pourquoi éviter de parler de ceux-là ? Vous êtes choqués parce que je me serais retrouvé aux ‘’côtés d’Eyadéma’’. Et si c’était tout simplement aux côtés du Peuple togolais qui ne sait plus où donner de la tête ? Dites-moi s’il vous plaît, si une quelconque initiative a été prise pour l’avancement de notre pays depuis les 11 mois qui nous séparent de l’élection présidentielle. S’est-il passé quelque chose ? Rien, rien du tout. Quelques rodomontades dont personne n’a que faire ; des plans archi-connus tracés sur la comète et dans le vide. Autrement, rien du tout ! Le peuple espérait, espérait, rien ne se passait. La torpeur s’était installée, la désespérance aussi. La seule initiative valide et valable fut celle-là justement que nous avons décidé de soutenir. Qu’y a-t-il de mal à cela ?
Si ç’avait été un autre leader, auriez-vous été si choqués ? Mon intégration dans la délégation togolaise ? Personnellement je n’ai rien fait pour cela…. Je n’ai pas été négocier à Lomé II comme certains l’ont fait, sans succès. Soyons sérieux ! Qui aurait dit non s’il avait été sollicité par le Chef de l’Etat ? Ceux qui avaient négocié avec lui ou ceux qui étaient prêts à le faire ? Quel leader politique de l’opposition n’a jamais négocié clairement ou discrètement avec Eyadéma ? Vous voulez qu’on parle ?
C’est dramatique de penser que dans notre pays prévaut une conception primitive de la démocratie. On a érigé des barrières, voire des barrages entre les hommes. Les bons sont tous d’un côté, les mauvais de l’autre. Soit ! Mais est-ce pour cela qu’on ne doit jamais parler ensemble ? on n’est pas au Moyen-âge ! Et ce petit jeu là doit cesser.
Savez-vous que je n’étais même pas au Togo lorsque le Chef de l’Etat a souhaité me parler ? Je ne l’ai pas rencontré depuis Octobre 2002 juste avant les ‘’législatives’’ lorsque, contre l’avis de ‘’ceux qui ont toujours raison’’ et qui appelaient au boycott, M. Ayéva et moi-même l’avions rencontré, au vu et au su de tous pour le convaincre d’accepter certaines propositions qui nous auraient permis de participer aux élections législatives. Si cela avait marché, l’opposition toute entière en aurait tiré parti. Ce ne fut pas le cas… malheureusement.
Lorsque je rappelai le Chef de l’Etat depuis l’Europe où je me trouvais pour le lancement de mon livre ‘’Au commencement était le glaive’’, il m’a proposé de participer à la délégation togolaise…. Après réflexion, j’ai accepté, car il y allait de l’intérêt supérieur de notre Nation où rien ne se passait, dans le domaine du politique, depuis une année…

Je constate pour conclure ce point que je ne vois pas ce qu’on peut me reprocher… puisque l’opposition déclare que 90% de ses revendications ont été satisfaites à Bruxelles ! Alors…où est la trahison ? Ne serait-ce pas plutôt de la jalousie, une jalousie tenace qui ressurgit toujours à l’occasion ?


LETOGOLAIS.COM: De nombreux observateurs, commentant votre présence à Bruxelles, estiment qu’il s’agit là d’une façon de consacrer votre retour à la tête de votre parti après l’annonce de votre « retrait momentané » suite aux présidentielles de juin 2003.

M. Edem KODJO : Je n’avais pas besoin de consacrer mon retour à la tête d’un parti politique pour être à Bruxelles. Je crois qu’en tout état de cause, avec ou sans parti, Edem KODJO pouvait être partie prenante à toute négociation sur le Togo. Néanmoins je tiens à rendre hommage à la CPP qui a fait preuve d’une grande fidélité à son Président. Les militants m’ont demandé de reprendre les affaires en main, je n’ai toujours pas donné ma réponse. Elle finira par arriver !


« L’UNITE DE L’OPPOSITION… EST UN MYTHE, UN SERPENT DE MER… »


LETOGOLAIS.COM: Parmi les 22 engagements pris par le gouvernement devant l’UE on trouve la reprise, dans les plus brefs délais, du dialogue entre le pouvoir RPT et l’opposition. Seriez-vous partie prenante dans ce dialogue et dans quel camp ?

M. Edem KODJO : Qui a créé un camp ? Quel est le maître qui décide qu’on est de ce côté-ci ou de ce côté-là. Vous voulez rire ? Le tribut que j’ai payé à l’opposition est énorme. Et je ne suis pas un opposant de 1991. J’ai presque envie de vous répondre que je suis dans le camp qui recherche des solutions viables et claires pour notre pays. Votre question en connote une autre ; celle de l’unité de l’opposition. Cette unité est un mythe, un serpent de mer…. On en parle, on ne la réalise jamais. Lorsque cela arrange, on la claironne comme une urgente nécessité et lorsqu’elle devient contraignante on la relègue aux oubliettes comme une vielle chaussette trouée. Il est clair qu’il n’y a pas une opposition, mais des oppositions, puisque vous l’affirmez vous-même à tout propos. Alors qu’on laisse chacun se déterminer. Je peux vous aligner des pages de citations de leaders dénonçant l’union de l’opposition comme un leurre. Alors de grâce !


LETOGOLAIS.COM: Des représentants de votre parti ont récemment à Lomé, pris part à une rencontre initiée par le gouvernement sur la décentralisation. Croyez-vous sérieusement en ces initiatives considérées par les autres poids lourds de l’opposition comme de la « pure diversion » ?

M. Edem KODJO : Cela rejoint les considérations que j’ai faites plus haut sur les conceptions moyenâgeuses et primitivistes que nous avons de la démocratie au Togo. La culture démocratique dans notre pays est vraiment minuscule. Est-ce un crime d’aller écouter des exposés sur la décentralisation ? Il faut au moins que les leaders soient au courant des textes qui vont être mis en œuvre dans le pays, tout de même ! On crie, on s’égosille, on s’époumone, on s’étrangle à propos de Bruxelles, mais combien d’hommes politiques togolais ont lu la Convention de Cotonou ? Combien ? Soyons sérieux !


LETOGOLAIS.COM: Votre réputation d’opposant modéré, votre parcours politique et certaines de vos démarches entretiennent une défiance à votre égard. Etes-vous un incompris ?

M. Edem KODJO : Vous savez, vous posez là une question fondamentale. Parce que je suis un opposant modéré, je suscite la défiance ! Et pourtant je ne vois guère de résultat ailleurs ! Si la logomachie radicale devait suffire, notre pays aurait fait sa révolution démocratique depuis longtemps. Or, nous faisons toujours du surplace. Se contenter du verbe, se payer de mots n’a jamais conduit à rien, en politique. Tout le monde connaît la quadrature du cercle politique qui enserre notre pays comme dans un étau. On répète les mêmes invectives, les mêmes anathèmes, les mêmes truismes sur Eyadéma le ‘’mal togolais’’ comme vous dites, mais Eyadéma est toujours là. Alors qu’on permette à ceux qui ‘’n’ont jamais raison’’ dans l’opposition d’utiliser leurs méthodes pour faire avancer le Pays. Si nous réussissons, tant mieux ; si nous échouons, on nous condamnera ! Mais trêve de plaisanteries ! Le Peuple en a assez des grandes invectives.

Nul n’a le monopole de l’intelligence ! Mon parcours politique, suscite la défiance dites-vous ! Laissez-moi rire ! On ne s’en aperçoit que lorsqu’on veut bien s’en apercevoir ! Tant que je ne suis candidat à rien, KODJO est toujours un opposant, mais dès que je présente ma candidature à une quelconque fonction (lors des dernières présidentielles par exemple) on découvre soudain que KODJO a été Secrétaire Général du RPT (on dit même fondateur pour corser l’addition), Ministre d’Eyadéma etc..etc. Alors on se déchaîne contre KODJO, on l’accable de tous les maux, on le couvre de toutes sortes d’injures, on le diffame, on le calomnie, quitte à se rapprocher de lui, les élections achevées. Je vous le répète, j’ai payé un gros tribut à la lutte pour la démocratisation au plan matériel, financier, sécuritaire etc… ; Quand nous avions été séquestrés et battus, de prétendus démocrates se sont réjouis. Cela ne m’a pas empêché de poursuivre la lutte ; mais j’ai ma conception des affaires et personne ne me caporalisera.

Tant mieux si je suis compris, tant pis si je suis incompris. Nul n’est prophète dans son pays ! Dans l’Histoire des peuples, le temps est un facteur important ; lui seul décante les événements et les actions des hommes, et ce ne sont pas les plus époustouflants et les plus tonitruants de l’instant qui ont forcément raison demain. Les vivats des foules n’ont qu’un temps, seule subsiste l’action de fond qui a servi les intérêts des peuples et tracé leur Histoire. Que d’hommes impopulaires sont devenus des Maîtres dans l’Histoire et que de leaders charismatiques ont fini dans les poubelles de l’Histoire !


LETOGOLAIS.COM: Un hebdomadaire burkinabè (Le Pays) titrait à sa une « que vaut la parole d’Eyadéma ? », résumant ainsi une opinion partagée par tous les observateurs de la vie politique togolaise. Qu’en pensez-vous ? Le général Eyadéma est-il selon vous réellement disposé à démocratiser son régime ?

M. Edem KODJO : Il faut lui poser la question ! Je ne suis pas le porte-parole du Général Eyadéma.


LETOGOLAIS.COM: Selon vous, à quelles conditions ce nouveau processus peut-il réussir.

M. Edem KODJO : A condition que tout le monde mette la main à la pâte. Qu’il n’y ait pas des exécuteurs d’un côté et des censeurs de l’autre. Il faut de la bonne foi ! et la mauvaise foi ne se trouve pas toujours d’un seul côté. J’ai encore présent en mémoire certains épisodes du dialogue intertogolais au CPS !


LETOGOLAIS.COM: Depuis que vous avez proposé un « Marcoussis préventif » pour le Togo, on constate que ce processus originel est dans l’impasse, en raison de la mauvaise volonté des acteurs à respecter leurs engagements. Alors, pensez-vous que Marcoussis soit toujours un modèle à suivre ?

M. Edem KODJO : Marcoussis est un symbole. Le modèle originel peut foirer mille fois, l’idée demeure ! L’esprit et l’essence de ce processus ne peuvent pas être condamnés parce que les conditions de son exécution ont été dévoyées…. N’y voyez aucun mal ; mais les togolais ne sont pas les ivoiriens et les ivoiriens ne sont pas les togolais.


« OUI J’AI DES AMITIES SOLIDES EN FRANCE »


LETOGOLAIS.COM: Vous disposez de solides amitiés politiques en France. Mais beaucoup de Togolais sont animés d’un sentiment diffus que la France ne favorise pas le processus de démocratisation ou l’alternance ! Selon vous, les autorités françaises sont-elles prêtes à soutenir ce processus qui va s’entamer ?

M. Edem KODJO : Dans notre pays, on a l’impression qu’avoir des amitiés en France est un crime ! Je comprends donc parfaitement le sens de votre question. Oui j’ai des amitiés en France et je les revendique totalement. J’ai étudié dans ce pays et j’y ai vécu longtemps pour m’y être fait quelques amis. Mais j’ai aussi des amitiés dans d’autres pays européens et en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) en Amérique Latine et un peu partout dans le monde. Personne n’en parle jamais. Seule l’amitié avec la France semble préoccuper certains de mes compatriotes. Oui j’ai des amitiés solides en France. Est-il juste de prétendre que la France ne favorise pas le processus de démocratisation ? Je ne le crois pas. Dès le début du processus, la France a démontré clairement qu’elle souhaitait la démocratisation. Qui peut oublier le rôle déterminant de Bruno Delaye (l’Ambassadeur de France) dans le processus qui a conduit aux Accords du 12 Mars et à la Conférence nationale ? Moi, je suis toujours stupéfait quand je m’aperçois que nos compatriotes attendent des pays occidentaux et de la France en particulier qu’ils ‘’changent les choses en enlevant Eyadéma’’ (sic !). Les Africains doivent savoir et méditer cette pensée profonde d’un Homme d’Etat français féru de géopolitique et de géostratégie : « Les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».
L’amitié entre individus est une chose, l’intérêt des pays en est une autre. La France favorise comme elle peut, les avancées du Togo ; elle le fait dans la mesure de ses intérêts, comme le font Allemands, Américains, Britanniques etc… etc…
La France s’étant fortement impliquée dans ce nouveau processus, le soutiendra sans doute dans la mesure de ses moyens et compte tenu de la volonté des togolais eux-mêmes.


LETOGOLAIS.COM: L’idée d’un resserrement des rangs de l’opposition, plusieurs fois expérimentée, semble avoir du mal à s’imposer de façon effective face à la dictature. Quelle est, aujourd’hui, la température des rapports entre les partis politiques au Togo ?

J’ai déjà longuement répondu à cette question. Je ne m’étendrai plus là-dessus. Le drame de l’opposition réside dans le fait que les gens s’y observent plus pour se bloquer que pour coopérer franchement en vue de changer la face des choses. On a le sentiment qu’on veut absolument empêcher X de devenir quelque chose. ‘’Ah ! surtout pas lui !’’ D’où le spectacle désolant de personnes qui se neutralisent. Ce n’est qu’une évidence d’affirmer qu’il n’y a pas une opposition mais des oppositions. Se comporter en conséquence, n’est pas trahir. Mais tirer les conséquences d’une réalité prégnante. Que chacun essaie sa méthode, pourvu qu’elle soit honnête et digne. Et on verra !

La rédaction letogolais.com

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